En vouature Simone

Niger, Archéologie, Solidarité

11-11-09

...

"Préfère à  toute voix, préfère avec moi la voix de l’imzad, Le violon qui sait  chanter, et ne soit pas étonné qu’il n’ait qu’une corde, As-tu plus d’un  cœur pour aimer ? Mon imzad à moi  est tout l’espace qui vous appelle"

Dassine (poétesse touarègue)
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Hdama - Koulen et Habibi
envoyé par dassine1. 

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06-11-09

Bakchich continue !

Par souci de transparence, Bakchich n’a jamais dissimulé la fragilité de sa situation. Après une passe difficile, fin octobre, le succès du dernier numéro de l’hebdo nous rend à nouveau optimistes.

Communiqué de presse sur bakchich.info.com
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03-11-09

L'ethnologue Claude Lévi-Strauss est mort

h_9_ill_1262349_02f1_000_app2001060858032L'ethnologue et anthropologue Claude Lévi-Strauss est mort dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre à l'âge de 100 ans, selon le service de presse de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) contacté par Le Monde.fr. Plon, la maison d'édition de l'auteur de Tristes Tropiques, a également confirmé l'information diffusée par Le Parisien.fr en fin d'après-midi. Claude Lévi-Strauss, qui a renouvelé l'étude des phénomènes sociaux et culturels, notamment celle des mythes, aurait eu 101 ans le 28 novembre.

A l'occasion de la publication de son oeuvre dans la "Bibliothèque de la Pléïade" en mai 2008, Roger-Pol Droit avait publié dans Le Monde un portrait de l'ethnologue que nous vous proposons de retrouver ici :

A qui doit-on cette pensée immense ? Un philosophe ? Un ethnologue, un anthropologue, un savant, un logicien, un détective ? Ou encore un bricoleur, un écrivain, un poète, un moraliste, un esthète, voire un sage ? Seule réponse possible : toutes ces figures ensemble se nomment Claude Lévi-Strauss. Leurs places varient évidemment selon les livres et les périodes. Mais il existe toujours une correspondance, constante et unique, entre ces registres, usuellement distincts et le plus souvent incompatibles. Car cette oeuvre ne se contente pas de déjouer souverainement les classements habituels. Elle invente et organise son espace propre en les traversant et en les combinant sans cesse.

Depuis une naissance à Bruxelles le 28 novembre 1908 jusqu'à la publication, ces derniers jours, de deux mille pages dans la "Bibliothèque de la Pléiade", le parcours de Lévi-Strauss suit un curieux périple. Il commence dans l'atelier de son père, qui était peintre, se poursuit par une série de mutations dont l'inventaire comprend, entre autres, l'agrégation de philosophie, le choix de l'anthropologie, le parcours du Mato Grosso, l'exil à New York pendant la guerre, l'adoption de la méthode structurale, la notoriété mondiale, le Collège de France, l'Académie française et l'apparent retour à la peinture dans son dernier livre publié (Regarder écouter lire, Plon, 1993). Résultat : des voies nouvelles pour scruter l'humain.

Trait essentiel : l'exigence sans pareille de remonter continûment d'une émotion aux formes qui l'engendrent - pour la comprendre sans l'étouffer. Lévi-Strauss ne cesse de débusquer la géométrie sous la peinture, le solfège sous la mélodie, la géologie sous le paysage. Dans le foisonnement jugé imprévisible des mythes, il discerne une grammaire aux règles strictes. Dans l'apparent arbitraire des coutumes matrimoniales, il découvre une logique implacable. Dans le prétendu fouillis de la pensée des "sauvages", il met au jour une complexité, une élaboration, un génie inventif qui ne le cède en rien à ceux des soi-disant "civilisés".

Cette symbiose du formel et du charnel, il n'a cessé de la parfaire. Le choix que Claude Lévi-Strauss a opéré parmi ses livres pour "la Pléiade" le confirme. Mais à sa manière : indirectement, sous la forme, au premier regard, d'un paradoxe. Il est curieux, en effet, que les textes qui eurent le plus fort impact théorique n'aient pas été retenus. Ainsi ne trouve-t-on dans ce choix d'oeuvres ni Les Structures élémentaires de la parenté (1949), ni les deux recueils d'Anthropologie structurale (1958 et 1973), ni les quatre volumes des Mythologiques ! Le luxe suprême, pour l'auteur de chefs-d'oeuvre multiples, serait-il de les trier sur le volet ? Réunir notamment Tristes Tropiques, la Pensée sauvage, La Potière jalouse et bon nombre d'inédits, c'est proposer une lecture indispensable.

Image_1EFFETS DE SENS

Malgré tout, on peut s'interroger sur les effets de sens induits par ce regroupement, les présences et les absences. Finalement, en écartant les travaux techniques qui s'adressent aux experts, cette "Pléiade" propose un Lévi-Strauss plus aisément accessible au public. L'ensemble déplace le centre de gravité vers la dernière partie de l'oeuvre, avec La Voix des masques (1975), Histoire de Lynx (1991), Regarder écouter lire. L'anthropologue se montre ici, globalement, plus écrivain que scientifique - à condition de ne surtout pas entendre par là un quelconque retrait de la réflexion au profit du récit et du plaisir du style. La force de ce maître est au contraire de toujours tenir ensemble et l'expérience sensible et son arrière-plan théorique.

On laissera donc de côté l'idée que les structures seraient des formes ternes, résidant dans des sous-sols gris. Elles habitent avec éclat les séquences chamarrées du monde, expliquent le système des masques indiens aux couleurs vives aussi bien que celui des mélodies de Rameau. Cette bigarrure bien tempérée est la marque de Lévi-Strauss. A New York, il apprit à fusionner l'insolite et le formalisme, en fréquentant André Breton aussi bien que Roman Jakobson. De Rousseau, il a retenu la fraternité de la nature perdue, de Montaigne le scepticisme enjoué, et le sens quasiment bouddhique de la discontinuité des instants. Mais il ne doit qu'à lui-même la fusion permanente de ces registres en un style.

Comment dire, par exemple, que le village bororo, de feuillages noués et tressés, entretient avec les corps de tout autres relations que nos villes ? "La nudité des habitants semble protégée par le velours herbu des parois et la frange des palmes : ils se glissent hors de leurs demeures comme ils dévêtiraient de géants peignoirs d'autruche." Une autre page de Tristes Tropiques précise : "C'est une étrange chose que l'écriture." Plus encore quand elle unit d'oeuvre en oeuvre mathématiques et poésie. Heureux ceux qui ont encore à découvrir.

Roger-Pol Droit

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21-10-09

Sassou Nguesso usurpe la signature de Mandela !

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17-10-09

L'ambiguïté française face aux régressions démocratiques sur le continent africain

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Image_4La réorganisation des acteurs de la politique africaine française ne serait qu'anecdotique si elle ne survenait en plein reflux de la démocratie dans plusieurs pays francophones. Reflux vis-à-vis duquel Paris aura souvent entretenu une certaine ambiguïté.

De Madagascar à la Mauritanie, du Niger à la Guinée, le temps des putschs militaires ou constitutionnels est en effet revenu, avec l'aide et la bénédiction du colonel Kadhafi, président de l'Union africaine. "On assiste, ces dernières années, à une terrible régression démocratique en Afrique et à la disparition de dirigeants africains charismatiques", observe Alioune Tine, président de l'organisation non gouvernementale Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), basée à Dakar.

Après les protestations d'usage, la France a ainsi, peu ou prou, pris acte de ces violations des règles internationales, sous couvert de défendre ses intérêts économiques (uranium du Niger), une position stratégique (Madagascar) ou de lutter contre le terrorisme (Mauritanie).

"Pas de problème"

A la mi-septembre, le député UMP Patrick Balkany, autre émissaire officieux de l'Elysée, considérait que la candidature à la présidentielle du capitaine Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir en Guinée, ne "posait pas de problème", rapporte La Lettre du Continent. Ce proche de M. Sarkozy a ainsi contredit la position du Quai d'Orsay, une semaine avant la terrible répression, à Conakry, d'une manifestation pacifique d'opposants.

En juin, le même Patrick Balkany brouillait le message diplomatique français en s'affichant, en Mauritanie, au côté de Mohammed Ould Abdel Aziz, lors d'un de ses meetings électoraux. Malgré le boycottage de l'opposition mauritanienne, le général putschiste faisait alors campagne pour une élection présidentielle tronquée dont la communauté internationale demandait le report.

En plein vacillement des leaderships africains, le continent aurait pourtant besoin de repères clairs. Et la France de partenaires fiables. "On cherche à s'appuyer de plus en plus sur des dirigeants africains, conclut un haut diplomate français. Mais beaucoup ne s'assument pas." Comme en atteste l'absence de condamnation forte formulée par les dirigeants d'Afrique de l'Ouest après la tuerie de Conakry, le 28 septembre.

Philippe Bernard et Christophe Châtelot
Article paru dans l'édition du 17.10.09.

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27-09-09

Et si c’était, aussi, la faute du « Monde » ?

Le récent témoignage de Mustapha Kessous, dans le journal « Le Monde », prouve l’incroyable arriération de la société française à l’égard de ses propres citoyens. Mais il est aussi, indirectement, un aveu accablant pour les rédactions des grands journaux français qui ont trop longtemps négligé la diversité en leur sein.

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26-09-09

Le bazin menacé par la concurrence chinoise

HPIM0662Sénégalais, Guinéens, Burkinabés, Ivoiriens et même Européens et Américains, tous viennent s’approvisionner en Bazin au Mali. Cela, grâce à la qualité du tissu qui est essentiellement fabriqué à partir du coton, mais aussi et surtout, à cause de la teinture (gala). Les clients apprécient fortement la teinture malienne parce qu’elle est plus résistante. Cela serait dû, selon certains spécialistes en la matière, à la texture de l’eau. Au Mali, la mer ne coule pas comme certains pays voisins. L’eau du fleuve ne contenant pas de sel, elle contribue à donner des couleurs éclatantes et une longue durée à la matière.

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25-09-09

« Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme »

Image_1Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"

Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur.

Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !"

Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, "M. Kessous", ça passe mieux : on n'imagine pas que le reporter est "rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m'avait avoué, en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre communauté."

J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si souvent produit...

A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l'île de la Barthelasse, près d'Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s'est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l'enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui.

On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique de l'endroit : j'appelle la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?", lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors cru que cette directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps", riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir... trouvé le suspect.

Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d'embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de référence qui a recruté un "bougnoule " pour parler des cités.

Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère. J'ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d'Algérie, ma mère avait eu l'intuition qu'il fallait vivre au centre-ville et non pas à l'extérieur pour espérer s'en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j'ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j'ai vécu l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.

Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un Arabe ?"

A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.

Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?", enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle n'a pas dû faire attention à mon silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait déjà été pris. C'est arrivé si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite, je bégaye : "Euhhhhh... Mus... Mustapha."

Mustapha Kessous
LE MONDE | 23.09.09

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23-09-09

MALI

Situation dans la région de Kidal :
L’ONU décrète le nord « une zone sécurisée »
L’Indépendant, 23/09/2009

Bye_bye_KidalL’Organisation des Nations Unies (ONU) a décrété le Nord Mali « une zone sécurisée ». Ainsi, le niveau d’alerte est passé de 3 à 2.  Conséquence de la décision onusienne : le Nord Mali n’est plus considéré comme une zone à haut risque pour les ONG étrangères.

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Il a décidé de mettre fin à sa rebellion :
Ag Bahanga rejoint les accords d’Alger
Tahar FATTANI-L’Expression on line-23-09-098

35e_ibrahim_ag_bahangaUn « grand congrès » se tiendra prochainement pour relancer les accords d’Alger, auquel prendront part le gouvernement malien, l’Alliance démocratique et l’Algérie, pays médiateur.

 

Fin de rébellion pour le rebelle. Après avoir « tourné le dos » aux accords d’Alger signés entre le gouvernement malien et les Touareg rebelles en 2006, l’ex-chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga a décidé de « se repentir ». « Ibrahim a officiellement rejoint le processus de paix d’Alger », a affirmé hier, Mohamed Ag Ghrib, porte-parole des rebelles et proche de Ag Bahanga, dans une déclaration par téléphone à L’Expression. La même source atteste qu’ « Ibrahim a exprimé son souhait de rejoindre les accords d’Alger, cela fait longtemps. Il a exprimé à tout son entourage qu’il veut la paix ». Ayant quitté la Libye, où il s’était réfugié depuis le mois de février dernier, Ag Bahanga souhaite rentrer en contact avec les autorités algériennes, l’Algérie étant pays médiateur. « Je ne peux rien confirmer, mais une éventuelle rencontre entre Ibrahim et les autorités algériennes n’est pas exclue », a poursuivi Ag Aghrib.

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21-09-09

Burkina - Courrier International

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