22-12-09
Dictature
Aujourd'hui 22 décembre
dernier jour du mandat officiel de Tandja...
Vive le Niger !
Vive la démocratie !
20-12-09
Réponse de Dominique Hennequin à AREVA
Témoignage, Le Niger et l’uranium, suite (et peut-être fin ?)
La semaine dernière, nous relations dans un blog télé la virulente réaction d’Areva à une enquête diffusée par Public Sénat, Uranium, l’héritage empoisonné. Dans sa lettre, Jacques-Emmanuel Saulnier, directeur de la communication de la multinationale, mettait particulièrement en cause des propos du réalisateur parus dans Télérama et lui annonçait qu’un refus serait opposé à toute nouvelle sollicitation. Dominique Hennequin, de retour d’un tournage en Afrique, nous a transmis sa propre réponse au porte-parole d’Areva.
« Monsieur,
Je vous réponds un peu tardivement au retour d’un tournage à l’étranger, vous voudrez bien m’en excuser.
Je comprends que comparer Areva à la Corée du Nord soit excessif. Areva n’est pas une dictature communiste et Madame Lauvergeon n’est bien sûr pas Kim Jong-Il. Ce que j’exprimais alors concernait le contexte du tournage qui me rappelait celui rencontré lors d’un
reportage dans ce pays. J’ai ressenti les mêmes sensations en Irak sous Saddam Hussein et dans tous les lieux fermés au monde extérieur.
Tout d’abord, il y a eu la difficulté de se rendre à Arlit, au Niger. « Areva ouvre ses portes à qui veut s’y rendre » (Anne Lauvergeon sur Europe 1) mais au prix de combien de négociations et d’insistance ? Comme vous le rappelez, il aura fallu six mois. Six mois d’appels quasi quotidiens pour obtenir ce fameux sésame et pour que vous teniez votre promesse renouvelée le jour de la signature des observatoires de la santé.
Le tournage ensuite n’a pas été aussi libre et aussi simple que vous l’exprimez. La visite de la mine souterraine d’Akokan n’était pas au programme, malgré notre demande, et nous avons dû insister lourdement pour pouvoir nous y rendre. Chacun de nos pas était accompagné. La circulation dans Arlit afin de réaliser des images était réduite au minimum, ce qui rendait toute investigation dans la cité impossible. La rencontre avec la société civile à laquelle ne devait soi-disant pas assister Areva comportait dans son assemblée un adjoint de Monsieur Souley [directeur de la communication d’Areva au Niger, NDLR] venu écouter ce que nous échangions.
Enfin, il y a cette langue de bois générale, à l’exemple des médecins rencontrés dans les hôpitaux de la ville, qui nient toute pathologie liée à l’activité des mines alors que les exemples se multiplient et que la pollution du site est une réalité maintes fois prouvée. Ce discours officiel semble nier la réalité jusqu’à l’absurde.
Il y a donc un grand décalage entre la « transparence » prônée par votre communication et la réalité que j’ai vécue avec Pascal Lorent sur le terrain. En cela, Areva se comporte dans la méthode (j’écris bien dans la méthode) comme la Corée du Nord ou tout système fermé au monde extérieur.
Vous êtes un communicant de grand talent et les membres de votre équipe (Julien Duperray et Moussa Souley que je remercie pour leur accueil) le sont tout autant. Il serait formidable que vous mettiez ce talent au service de la vérité et qu’Areva assume enfin son passé et la réalité des risques de son industrie. C’est pour moi une question de vraie transparence et de démocratie.
Je regrette d’être ainsi banni de tout accès à vos services car j’aimerais savoir ce que vous ferez d’Imouraren et constater si vos actes de demain seront en accord avec votre communication d’aujourd'hui. Mais en cela aussi, votre méthode ressemble à d’autres régimes visités. »
Dominique Hennequin
Niger : discussions entre pouvoir et opposition lundi à Niamey
NIAMEY
— Un dialogue direct entre pouvoir et opposition sur la crise
nigérienne doit s’ouvrir lundi à Niamey sous l’égide du médiateur de la
Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a assuré
dimanche un mouvement d’opposition.
"Le dialogue s’ouvre demain (lundi) ici à Niamey et nous y prendrons part", a déclaré à l’AFP Abdoul-Aziz Ladan, l’un des responsables de la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR).
"Nous disons +oui+ au dialogue (...) nous réitérons tous nous encouragements à Abdulsalami Abubakar", l’ancien dirigeant nigérian et médiateur de la Cédéao, a de son côté affirmé Seïni Oumarou, le président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir), lors d’un meeting de soutien au président Mamadou Tandja.
Il s’agira de la première rencontre entre les protagonistes de la crise autour de M. Abdulsalami Abubakar, depuis qu’il a entamé des consultations avec les deux parties début novembre.
Seront toutefois absents les trois principaux leaders de l’opposition - l’ancien président du parlement dissous Mahamane Ousmane, l’ex-Premier ministre Hama Amadou et Mahamadou Issoufou - qui vivent depuis des mois l’étranger, a souligné Abdoul-Aziz Ladan.
Ils ont été accusés de "blanchiment de fonds" dans des banques étrangères et des mandats d’arrêts ont été lancés contre MM. Amadou et Issoufou.
Cependant, début décembre, lors d’une réunion à Bruxelles avec des responsables européens, le Premier ministre nigérien Ali Badjo Gamatié a annoncé la suspension des mandats lancés contre des membres de l’opposition.
Le président Tandja, qui devait se retirer le 22 décembre, a obtenu le 4 août lors d’un référendum une prolongation d’au moins trois ans de son mandat. Pour arriver à ses fins, il avait dissout le Parlement et la Cour constitutionnelle.
Le 20 octobre, le pouvoir a organisé des législatives controversées, boycottées par l’opposition, qui ont entraîné sa suspension de la Cédéao pour violation des textes communautaires sur la démocratie.
L’Union européenne a suspendu son aide au développement en novembre et ouvert des "consultations" pour un retour à l’ordre constitutionnel.
AFP
19-12-09
Niger. Consultation de sortie de crise : Tout est suspendu au 22 décembre
La situation politique est restée figée, Tandja Mamadou a
définitivement tourné le dos à toute perspective consensuelle de sortie
de crise. Alors même que la communauté internationale, depuis
l’ouverture des consultations à Bruxelles le 8 décembre dernier, a
attendu des gages fermes pour un retour au dialogue, Tandja Mamadou a
plutôt opté pour la fermeture. Le signal clair dans ce sens a été donné
par le pouvoir de Niamey à travers le message à la Nation du Président
Tandja à la veille de l’ouverture de la campagne électorale des
élections locales.
18-12-09
Newsletter n°4 du collectif Tchinaghen

Au sommaire :
- Quelle paix pour le Nord-Niger ?
- Contexte politique inquiétant.
- Les vols pour Agadez suspendus.
- Uranium : la course aux permis continue et Areva travaille pour une pollution durable.
- Et le climat dans tout ça !?
- Inondations à Agadez.
- Tchinaghen, pour une paix juste et durable ( vie de l'association, objectifs 2010).
- Agenda.
- Médias, publications et liens.

TCHINAGHEN - Maison des Associations du 2e
Boite n°39 - 23, rue Greneta - 75002 Paris
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Aujourd'hui
Fête de l'indépendance du Niger

17-12-09
Vers la sortie de l'impasse politique au Niger ?
RFI - Article publié le : jeudi 17 décembre 2009
Peut-être une avancée dans la médiation de la Cedeao sur la crise nigérienne. La rencontre entre pouvoir et opposition pourrait finalement se tenir à Niamey le vendredi 18 décembre grâce à une concession de dernière minute de l'opposition.
Le colonel Abubacar Abdulsamali était dans une impasse bien inconfortable depuis mardi 15 décembre.
Faute de consensus sur le lieu de la rencontre, le dialogue politique nigérien qui devait débuter le 16 décembre était repoussé sine die.
Le président Tandja en personne tenait impérativement à ce que ce dialogue se tienne dans le pays, à Niamey.
La CFDR, la coordination de l'opposition quant à elle, souhaitait que les premiers entretiens se tiennent hors du pays, pour des raisons de sécurité des principaux protagonistes. L'opposition proposait Abuja au Nigéria, le siège de la Cedeao.
Finalement la CFDR se serait ravisée.
Selon nos informations, une délégation de l'opposition devait rencontrer en fin de journée ce jeudi 17 décembre, le médiateur et lui faire part de cette décision.
A une condition : que le dialogue commence le plus vite possible, dès samedi, selon une source bien informée.
Ce changement de ligne devrait permettre à ce dialogue politique de débuter.
La communauté internationale tient beaucoup à une sortie de crise via le dialogue politique.
C'est ce que Bruxelles a rappelé la semaine dernière à la délégation conduite par le Premier ministre.
Dans un message au président Tandja, Barack Obama a également manifesté son impatience d'une sortie de crise : «L'Amérique attend», dit le communiqué, «le jour où le Niger pourra célébrer à la fois la proclamation de la république et sa transition solide vers la démocratie».
Ce 18 décembre le Niger célèbre la fête de son indépendance. Pour l'occasion les principales cérémonies se tiendront dans la région Diffa, chère au cœur du président Tandja. Le chef de l'Etat s'est rendu sur place pour l'occasion.
Après le référendum et les législatives...
... les municipales !
Le président nigérien, Mamadou Tandja, a ouvert mercredi la campagne
pour les élections locales du 27 décembre prochain et demandé à ses
compatriotes de se rendre massivement aux urnes pour élire leurs
représentants dans les 266 conseils municipaux du pays.
Qui sont les victimes du changement climatique ?
Excellent article sur le blog de Chantal m.m.
Parce qu'il est primordiale de comprendre dans leur ensemble les problématiques qui asphyxient le Nord-Niger. Parce que les changements climatiques, ce sont les femmes qui en paient le prix fort !

Quand l’environnement se dégrade,
le sort des femmes s’aggrave.
La Conférence de Copenhague sur le climat ouvre aujourd’hui. Chefs d’Etat, de gouvernement et experts tenteront de se mettre d’accord sur les mesures à prendre pour préserver ce qui peut encore l’être...
Bien loin de Copenhague, les Touaregs subissent déjà les effets du réchauffement climatique : ils sont des réfugiés environnementaux...
Quand on prépare les plans nationaux, à quoi doit-on penser le plus, le mahatma Gandhi a répondu Ayez à l’esprit le dernier des hommes. Le dernier des hommes est souvent une femme.
La femme pauvre de brousse subit de plein fouet les effets nocifs de la dégradation de l’environnement. Dès l’aube elle sait que sa journée sera faite d’une longue marche à la recherche de petits bois, de fourrage pour les bêtes et d’eau. Vieille femme, femme enceinte, jeunes filles, fillettes : tout ce petit monde déambule dans la brousse faisant des kilomètres pour répondre aux besoins essentiels : besoins de survie. L’environnement se détériore de plus en plus, chaque jour la longue marche s’allonge, l’épuisement est intolérable et le temps pour s’occuper de la maison est de plus en plus limité.Les filles sont les premières à subir ces conséquences, elles quittent l’école pour aider la mère.
La femme souffre de cette dégradation qui entraine des séquelles irréversibles sur sa santé par manque d’aliments appropriés à son travail. La malnutrition est omniprésente.La femme voit son patrimoine s’appauvrir, le bétail efflanqué qui sera vendu sur le marché à moitié prix. Il ne fournira plus de lait, pour nourrir les enfants, ou pour la fabrication des fromages.
16-12-09
Tandjabama
Barack Obama a expliqué le souhait, mercredi, que la démocratie progresse au Niger. "L'Amérique
attend le jour où le Niger pourra célébrer à la fois la proclamation de
la république et sa transition solide vers la démocratie", dit le
président américain dans un message adressé à son homologue nigérien,
Mamadou Tandja, fait l'objet de critiques croissantes pour avoir
prorogé son mandat par amendement à la Constitution.
JDD.FR International
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16/12/2009 - 19:17



