En vouature Simone

Niger, Archéologie, Solidarité

07-11-09

INONDATIONS AGADEZ : Compte-rendu de l’action de l’ADDS pour le collectif Tchinaghen

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Lire le compte-rendu sur TCHINAGHEN.ORG

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Maison des associations, Boîte n°39
26 rue Greneta, 75002 Paris

tchinaghen@yahoo.fr - www.tchinaghen.org
Association loi 1901 : N° de parution : 20080022 
N° Siret : 505 038 364 00012


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06-11-09

Niger/Nigéria : une frontière sous tension

La question de la fermeture partielle de la frontière entre les deux pays a provoqué une certaine cacophonie. Les explications sur la réalité du blocus ont divergé durant la journée de jeudi jusqu’au démenti officiel du gouvernement nigérian.

La suite sur TEMOUST
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Posté par Anne_Simone à 18:35 - Simone actu Niger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

coup de massu sur coup de massu ...

Après la suspension de la CEDEAO
...
La fermeture de la frontière du Nigéria
...
C'est l'UE qui suspend son aide au développement


Image_3L'UE suspend son aide au développement au Niger
(AFP) – il y a 1 heure

BRUXELLES — L'Union européenne (UE) a suspendu son aide au développement au Niger et donné un mois aux autorités de Niamey pour ouvrir des "consultations" en vue d'un retour à "l'ordre constitutionnel" , a-t-on appris vendredi auprès de la Commission européenne.

"La Commission européenne et les pays de l'UE ont demandé des consultations avec les autorités du Niger", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Commission pour les questions d'aide au développement, John Clancy.

En attendant le résultat de ces consultations, l'UE a suspendu son aide qui s'élève à 458 millions d'euros pour la période 2008-2013. En revanche, "l'aide humanitaire n'est pas affectée par cette suspension", a précisé M. Clancy.

"Nous espérons que ces consultations auront un effet positif pour toutes les parties offrant une feuille de route claire pour le retour de l'ordre constitutionnel au Niger", a ajouté le porte-parole.

Dans une lettre conjointe adressée mardi au président Mamadou Tandja, dont l'AFP a pris connaissance, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, au nom de la présidence suédoise de l'UE, ont exprimé leur "profonde préoccupation" face à la situation politique au Niger et demandé "un retour à l'ordre constitutionnel dans les meilleurs délais".

Qualifiant de "violation de la constitution" le référendum du 4 août dernier, grâce auquel M. Tandja a obtenu une rallonge de trois ans au pouvoir après 10 ans à la tête du pays, l'UE a décidé de recourir à l'article 96 des accords de Cotonou, qui traite du non respect des critères démocratiques et de défense des droits de l'Homme.

Cet article 96 de l'accord signé en 2000 entre l'UE et les pays Afrique/Caraïbes/Pacifique prévoit en dernier ressort, en cas d'échec des quatre mois de discussions prévues, la possibilité d'une suspension de la coopération communautaire.

L'UE avait déjà suspendu une aide budgétaire de 180 millions au Niger pour protester contre le référendum du 4 août.

Le 20 octobre, Niamey avait organisé des législatives controversées et boycottées par l'opposition, qui avaient entraîné sa suspension de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour violation des textes communautaires sur la démocratie.

Posté par Anne_Simone à 18:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lobby Planet Paris

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Sortie le 20 novembre

Lobby Planet Paris
Ces mains invisibles qui guident les politiques
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Parce que le lobbying est une jungle, il vous fallait bien un guide de voyage pour partir à sa découverte

Ce guide touristique propose un aperçu thématique de l'influence des grandes entreprises sur les décisions politiques et sur la démocratie. A travers 52 adresses et 5 exemples concrets et documentés, vous apprendrez les moyens usés par les entreprises pour préserver ou agrandir leurs marchés, faire taire leurs détracteurs. Cela parfois au détriment de la santé publique et des vies humaines. Bien à l'abri du contrôle démocratique, la main invisible du marché contraint bel et bien la décision politique. Ce guide met un coup de projecteur sur les cabinets de lobbyistes, leurs organisations professionnelles, les réseaux, leurs méthodes et leurs tours préférés.

Le site de Lobby Planet Paris (encore en construction)

Le bon de commande est d'ores et déjà téléchargeable ici
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Avec la Participation des collectifs TCHINAGHEN
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et AREVA NE FERA PAS LA LOI AU NIGER
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Chapitre Energie
Article : "De Paris à Niamey Areva veut faire la loi"

Posté par Anne_Simone à 18:01 - Simone militante - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'UE donne un mois au Niger pour ouvrir des "consultations" sous peine de sanctions

afpL'Union européenne (UE) a donné un mois aux autorités nigériennes pour ouvrir des "consultations" avec elle, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu'à la suspension totale de la coopération, a-t-on appris vendredi.

Dans une lettre conjointe adressée mardi au président Mamadou Tandja, dont l'AFP a pris connaissance, Jose Manuel Barroso pour la commission européenne et Carl Bildt au nom de la présidence suédoise de l'UE ont exprimé leur "profonde préoccupation" face à la situation politique au Niger et demandé "un retour à l'ordre constitutionnel dans les meilleurs délais".

Qualifiant de "violation de la constitution" le référendum du 4 août dernier, grâce auquel M. Tandja a obtenu une rallonge de trois ans au pouvoir après 10 ans à la tête du pays, l'UE a décidé de recourir à l'article 96 des accords de Cotonou, qui traite du non respect des critères démocratiques et de défense des droits de l'Homme.

Cet article 96 de l'accord signé en 2000 entre l'UE et les pays Afrique/Caraïbes/Pacifique prévoit en dernier ressort, en cas d'échec des quatre mois de discussions prévues, la possibilité d'une suspension de la coopération communautaire.

L'UE avait déjà suspendu une aide budgétaire de 180 millions au Niger pour protester contre le référendum du 4 août.

Sans préjuger du résultat des prochaines discussions, Bruxelles a décidé et annoncé des "mesures conservatoires" concernant ses actions de coopération au Niger.

Le 10ème FED (Fonds européen de développement) pour le Niger se monte à environ 450 millions d'euros.

Le 20 octobre, Niamey avait organisé des législatives controversées et boycottées par l'opposition, qui avait entraîné sa suspension de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour violation des textes communautaires sur la démocratie.

Posté par Anne_Simone à 09:38 - Simone actu Niger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bakchich continue !

Par souci de transparence, Bakchich n’a jamais dissimulé la fragilité de sa situation. Après une passe difficile, fin octobre, le succès du dernier numéro de l’hebdo nous rend à nouveau optimistes.

Communiqué de presse sur bakchich.info.com
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Posté par Anne_Simone à 00:24 - Simone sait lire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Nigeria ferme ses frontières aux marchandises

Image_2Les frontières entre les deux Etats sont fermées depuis le mardi 3 novembre. Les camions de marchandises sont bloqués. Abuja et Niamey n’ont pas donné d’explications, malgré l’inquiétude qui se manifeste chez les Nigériens qui dépendent beaucoup de leur grand voisin du Sud.

Depuis prés de trois jours, maintenant, la frontière entre le Niger et le Nigeria est fermée tant au niveau de Konni (Birni-Nkonni), comme de Maradi ou de Zinder. Les deux pays ont en commun 1 500 kilomètres de frontière. Ce sont les camions de marchandises qui ne peuvent ni rentrer ni sortir du Nigeria. Officiellement, aucune explication n'est venue d'Abuja ou de Niamey. Dans le sud du Niger, on ne parle plus que de la fermeture de la frontière avec le Nigeria. Le blocus inquiétude tout le monde.

Le Niger est très dépendant du grand voisin nigérian pour de nombreux produits comme les céréales, les carburants ou les produits manufacturés. Or, c'est bien le fret qui est visé. Les passagers ne sont pas concernés par cette interdiction de voyager vers le Nigeria. Selon Mahama Dankouri, secrétaire général du Syndicat des conducteurs des gros porteurs, à Maradi, « on a constaté que des camions de transport de l’autre côté (de la frontière) ne sont pas rentrés pour effectuer leur chargement. Et, du côté du Niger, les camions sont là, garés, depuis avant-hier ». Il a ajouté que « tout le monde est au courant que vraiment entre le Nigeria et la frontière du Niger il y a un blocage dont nous-mêmes ne connaissons pas la cause ».
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Sur place à Maradi ou à Zinder personne ne sait d'où vient exactement cette décision. Aucune autorité politique à Abuja ou à Niamey ne s'est jusqu'ici exprimée sur cette fermeture de frontière. Pourtant, sur le terrain, les populations locales nigériennes font le lien avec l'isolement politique de leur pays depuis le référendum constitutionnel d'août dernier. Et beaucoup voient dans ce blocus une mesure très politique, de rétorsion de la part du Nigeria. Selon El Hadj Issaka Sido, secrétaire général du syndicat des transporteurs de marchandises de Maradi, « quand on pose la question aux douaniers nigérians, ils disent que c’est venu d’en haut. C’est une affaire politique entre nos deux pays. Les gens sont inquiets de cette situation ». 


Depuis le 20 octobre le Niger est suspendu de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Mais, officiellement, aucun embargo n'a été décrété de la part de ses partenaires.

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Posté par Anne_Simone à 00:21 - Simone actu Niger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fermeture des frontières Niger-Nigéria : Le blocus de Niamey aurait-il commencé ?

Logo_Le_RepublicainMercredi, le Premier ministre Ali Badjo Gamatié rentre d’Abuja porteur de message du président Tandja à son homologue Yaradua  qui s’est voulu rassurant par ces propos rapportés par Pana : « toute menace à la paix et la stabilité du Niger affecterait également le Nigéria ».Ces termes, plus tard, avaient de quoi troubler puisque c’est le même jour que le trafic de camions poids lourds a été interrompu entre les deux voisins.

 

Est-ce déjà le début d’un blocus qui trouve son explication dans la tension entre les deux voisins née de la position du président nigérian, par ailleurs président en exercice de la Cedeao, vis-à-vis de la crise politique nigérienne ?   Impossible à ce stade d’être catégorique. Du reste, les autorités nigérianes s’en défendent. Mais le fait est qu’hier encore le trafic était encore fermé aux véhicules de fret  entre Zinder et Maradi, et pas du tout à cause des autorités nigériennes. Officiellement, le terme de blocage n’est pas avancé, mais les langues se délient, surtout du côté de l’opposition nigérienne pour qui il s’agit d’un début d’application des sanctions édictées  contre le Niger par la Cedeao dont le médiateur Abdusalami  Abubakar avait rendu une visite discrète de quelques heures, au président Tandja, samedi dernier.

 

Si l’hypothèse du blocus se confirmait, il ne ferait aucun doute alors que l’homme fort de Niamey  serait forcé de réagir à une situation qu’il n’avait pas forcément anticipée et qui le mettrait en position plus que  délicate vis-à-vis de ses concitoyens. Ceux-ci, en effet, dépendent du Nigeria pour l’essentiel de leurs ravitaillements en carburants, produits manufacturés, alors que les exportations nigériennes se limitent surtout à la viande et ce, surtout vers le Nord du Nigéria. Ce blocus viendrait également confirmer la détermination de la Cedeao et de la Communauté internationale à faire respecter les textes communautaires sur la gouvernance.

 

Personne ne saurait alors combien de temps Tandja tiendrait, les ravitaillements  via le Burkina et le Mali pouvant être bien plus coûteux même s’ils restent possibles pour desserrer l’étau nigérian. Personnellement, Yaradua jouerait là une carte décisive pour sa propre image -n’oublions pas qu’il aurait pu venir lui-même d’une manière démocratique-. Mais mieux, il repositionnerait, de la façon la plus frappante, un leadership nigérian qui a été souvent velléitaire.


Adam Thiam

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04-11-09

Parmi les actus Survie

NIGER. Législatives : La France ne doit pas entériner la dictature. Communiqué de Survie. 19 octobre 2009 - L’organisation ce 20 octobre d’élections législatives, boycottées par l’ensemble des forces démocratiques, constitue une nouvelle étape dans la dérive dictatoriale de Mamadou Tandja, à la tête du premier pays fournisseur d’uranium à la France. Nos associations demandent donc l’annulation de ces élections et des sanctions de la France et de l’Union européenne visant au rétablissement de l’ordre constitutionnel. (...) Lire la suite : http://survie.org/francafrique/niger/article/legislatives-au-niger-la-france-ne

Posté par Anne_Simone à 19:28 - Simone actu Niger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mamadou Tandja, gangster politique préféré de la France

Image_7Les élections législatives du 20 octobre dernier ont été l’ultime étape du coup d’Etat constitutionnel de Tandja. Débuté en mai par la dissolution de l’Assemblée Nationale et confirmée, le 4 août, par l’adoption illégale d’une nouvelle constitution.

Le « gangstérisme politique » de Tandja, l’expression est imagée. C’est celle que l’on peut lire dans la déclaration du 30 octobre du Parlement Panafricain. Pas de quoi impressionner Tandja qui n’a eu que faire des demandes répétées de ses pairs africains de la CEDEAO d’un retour à l’ordre constitutionnel. Le 17 octobre, ils avaient menacé le Niger de sanctions s’il maintenait les élections législatives l’exhortant à reporter le scrutin et à ouvrir la dialogue avec l’opposition politique.

Lors de ces législatives, le parti du président, le MNSD (Mouvement national pour la société de développement) a remporté 76 sièges sur les 113, les autres sièges étant répartis entre différents petits partis alliés du pouvoir. Et pour cause : l’opposition n’avait présenté de candidats dans aucune circonscription et avait appelé au boycott. Le taux de participation, officiellement de 51,3%, aurait été de moins de 5% selon Issoufou Sidibé, leader syndicaliste de l’opposition. Il serait même plus faible que lors du référendum du 4 août, confirmant ainsi le rejet populaire de la nouvelle constitution.

Plus aucun pouvoir n’échappe à Tandja

Ainsi reconstituée, l’Assemblée nationale permettra un fonctionnement « normalisé » de la 6ème république, dont la constitution a été promulguée le 18 août 2009. Dans ce nouveau cadre, les pouvoirs du président sont très fortement renforcés : de semi-présidentiel, le Niger passe à un régime de type présidentiel fort, où le président est dépositaire de l’intégralité des pouvoirs exécutifs – chef de l’Etat, chef du gouvernement, chef de l’Armée, de l’administration et de la magistrature. Il ne peut plus être destitué par l’Assemblée nationale, dont les pouvoirs sont considérablement affaiblis. Un Sénat soumis à l’exécutif est mis en place pour faire contrepoids à une assemblée nationale. Celle-ci, exerçant à minima sa fonction de représentant du peuple, avait pourtant semblé trop rebelle au pouvoir au cours de ces derniers mois. Toutes les institutions de contrôle démocratique sont désormais à la botte du président : c’est lui qui nomme la majorité des membres de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Communication. Ainsi, la 6ème république n’est rien d’autre que l’institutionnalisation de la dictature de Mamadou Tandja.

Des sanctions pour du beurre

En bon dictateur, il a ignoré les sanctions de la CEDEAO qui suspend le Niger de toutes ses instances et ne reconnaît pas les résultats des législatives. Dans un sens, il n’a pas tort : si la CEDEAO a des principes de « démocratie » et de « bonne gouvernance » (article 45 de son protocole supplémentaire sur la démocratie et la bonne gouvernance), ses mesures de rétorsion restent purement politiques et diplomatiques. La CEDEAO ne s’enhardit pas dans la voie de sanctions économiques. Dommage car, ces dernières asphyxieraient très rapidement le pays et forceraient Tandja à faire marche arrière. L’impact serait en effet immédiat si le Niger n’avait plus de relations économiques avec le Nigéria, son grand voisin et principal partenaire commercial, par ailleurs producteur de toute son électricité.

Les sanctions de la CEDEAO, sans réelles conséquences, ont au moins le mérite d’exister et d’avoir relancé la question au niveau international. L’Union européenne s’est vue contrainte d’applaudir cette initiative. Karel de Gucht, commissaire au développement a réitéré au lendemain des élections qu’elle « suspendraitt sa coopération si le Niger ne restaurait pas l’ordre constitutionnel ». En effet, les articles 96 et 97 des accords de Cotonou prévoient dans ce cas (non-respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit) une procédure de consultation puis la suspension des accords si aucune solution acceptable n’est trouvée. Or si des discussions avec le Niger ont eu lieu depuis le mois de juillet 2009, dix jours après cette déclaration, la concrétisation des menaces se fait toujours attendre.

La France très discrète

Dans un sens, on peut comprendre que l’UE hésite à mettre à exécution ses menaces : elles auraient des conséquences graves sur une population extrêmement pauvre – les 450 millions d’euros d’aide de l’UE annuel représentent 30% du budget de l’Etat. On peut être sûr que ces hésitations sont aussi entretenues par les pressions du gouvernement français, qui n’a fait aucune déclaration publique depuis les législatives appelées de ses voeux en août afin de légitimer la prise de pouvoir de Tandja.

Encore une fois, la France applique sa fameuse « doctrine de la stabilité ». Elle préfère un dictateur qui maintient un habillage démocratique et qui est finalement conciliant pour ses intérêts économiques plutôt que d’encourager le retour à une démocratie légitime. Il est vrai qu’avec un nouveau président et dans un cadre plus démocratique, la France devrait certainement renégocier les accords qui encadrent son activité d’extraction d’uranium.

Quant à Tandja, il cherche à rassurer l’armée, dont l’opposition lui serait fatale, en signant une amnistie générale pour tous les actes de guerre commis au Nord niger depuis 2007, tant pour les rebelles que pour les militaires. Encore une fois au Niger, l’impunité est faite valeur fondatrice d’un nouveau régime politique.

Survie.org

 

Posté par Anne_Simone à 14:15 - Simone actu Niger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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