31-10-09
Des ONG mettent en garde contre une rupture de produits vivriers, suite à la suspension du Niger de la CEDEAO
Niger : le principal opposant se met "à la disposition de la justice"
AFP - NIAMEY — Mahamadou Issoufou, principal opposant du président
nigérien Mamadou Tandja et sous le coup d'un mandat d'arrêt
international, est rentré au Niger pour se mettre "à la disposition de
la justice", a-t-il indiqué samedi dans les médias privés.
"Dès
que j'ai appris qu'un mandat d'arrêt avait été lancé contre moi, j'ai
décidé de rentrer pour me mettre à la disposition de la justice", a
déclaré l'opposant, accueilli vendredi soir à l'aéroport de Niamey par
des milliers de partisans qui l'ont escorté jusqu'à sa résidence.
Il arrivait d'Abuja, la capitale nigériane, où il avait effectué un séjour.
Des
mandats d'arrêts internationaux ont été délivrés jeudi contre Issoufou
et l'ex-Premier ministre, Hama Amadou, pour un présumé "blanchiment de
capitaux", selon Garba Lompo, ministre nigérien de la Justice.
Les
deux opposants sont accusés d'avoir fait "circuler des sommes très
importantes d'origine douteuse dans des comptes en Afrique et en
Europe", a dit le ministre.
M. Lompo n'a pas chiffré ces sommes mais indiqué avoir saisi Interpol.
MM.
Issoufou et Amadou sont opposés au maintien au pouvoir du président
Tandja, 71 ans, qui a obtenu par le biais d'un référendum
constitutionnel très controversé de rester en fonction jusqu'en 2012 au
lieu de se retirer en décembre 2009 comme initialement prévu.
Pour arriver à ses fins, M. Tandja avait dissout le Parlement et la Cour constitutionnelle qui s'opposaient à son projet.
MM.
Amadou et Issoufou ainsi que le président du Parlement dissout,
Mahamane Ousmane, également accusé de "blanchiment de capitaux", font
actuellement l'objet d'une campagne menée par les partisans du
président Tandja sur les médias d'Etat où ils sont qualifiés de
"traîtres et d'apatrides" pour un présumé "rôle" dans la suspension du
Niger par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest
(Cédéao).
Déjà opposée au référendum, la Cédéao a suspendu le
Niger qui a tenu des législatives controversées et affirmé qu'elle ne
reconnaîtrait pas les résultats du scrutin boycotté par l'opposition.
La Cédéao demande à M. Tandja d'ouvrir le dialogue avec ses opposants.
Copyright © 2009 AFP.
Stratégie de la France vis-à-vis de la Banque Mondiale : observations de l’Aitec
En septembre 2009 la France a formalisé sa stratégie pour la Banque
Mondiale. Elle a soumis à consultation son document avant de le
finaliser.
Vous trouverez ci-dessous l’analyse de l’Aitec, le document de
travail du gouvernement soumis à consultation ainsi que le document
coordonné par la Plate-forme Dette & Développement et qui reprend
les contributions des différentes organisations membres :
Greenpeace dénonce les manoeuvres d’Areva et perturbe son trafic de déchets nucléaires
Tandja assure son service après-forfait
Le président nigérien, Mamadou Tandja, termine par là où il aurait dû commencer : le dialogue.
Après avoir fait la sourde oreille, si ce n’est la nique, à ses pairs
de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)
qui tentaient de le faire revenir sur sa décision de modifier la
constitution afin de prolonger son mandat de trois ans, voilà l’homme
fort de Niamey subitement épris de dialogue. Après, bien sûr, avoir
réalisé son projet au terme d’un référendum puis, dans la foulée,
renouvelé l’Assemblée nationale désormais une excroissance de
l’exécutif.
La forfaiture consommée jusqu’à la lie, l’opposition quasi
néantisée, la suspension du Niger de l’organisation sous-régionale
africaine ignorée jusque-là, le colonel Tandja tente de prendre langue
avec ses homologues. En effet, depuis quelques jours, une brigade
d’émissaires nigériens sillonne des capitales de l’espace communautaire
afin d’assurer le service après-vente. Plutôt le service après-forfait.
Conduite par le Premier ministre, Ali Badjo Gamati, la délégation
s’est rendue successivement à Bamako, à Dakar, à Abidjan, à
Ouagadougou, à Malabo et à Lomé pour « communiquer davantage sur la
situation qui prévaut » au pays du Ténéré. Outre le chef du
gouvernement, la horde de missi dominici est constituée, entre autres,
du médiateur de la République, du président du Conseil économique et
social, du ministre des Affaires étrangères et de celui de la
Communication, de deux anciens ministres et d’un ex-Premier ministre.
« Le Niger va privilégier la voie du dialogue », a laissé entendre
le chef de la délégation à sa sortie d’audience avec le président
togolais, Faure Gnassingbe. Pourquoi un tel changement brusque dans
l’attitude du président Tandja ? Faut-il y voir quelques effets de
l’exclusion temporaire du Niger des instances de la Communauté
ouest-africaine ? « Pour nous, les sanctions de la CEDEAO constituent
une invitation de l’Etat membre fondateur que nous sommes à communiquer
un peu plus. Il y a eu déficit de communication », a poursuivi le
Premier ministre à Lomé.
A quoi aboutiront ces concertations tous azimuts ? A rien de
significatif, malheureusement. La CEDEAO, ou même l’Union africaine,
dispose-t-elle d’assez de moyens de pression pour faire bouger les
lignes ? En un mot comme en mille, voit-on Mamadou Tandja renoncer à la
prolongation de son bail et s’engager à restaurer le verrou limitatif
du nombre de mandats ? Il ne faut surtout pas rêver.
Toutefois, l’initiative constituera une occasion de petits
arrangements entre amis. Une opportunité pour le regimbeur président de
réintégrer la famille à peu de frais, et à l’impuissante CEDEAO de
lever sa sanction, si tant c’en est une, sans trop perdre la face.
C’est ce qui s’appelle une farce dans laquelle le dindon n’est autre
que la démocratie.
Par Alain Saint Robespierre
http://www.lobservateur.bf/spip.php?article12684
30-10-09
Fête à Tidène
Les 30 et 31 octobre 2009
INTRONISATION DU CHEF DE GROUPEMENT IFORAS
WAÏSSANE ALMOUSTAPHA A TAZIGART TIDENE
D'après des sources locales c'est aujourd'hui 30 Octobre 09 que débute
la ceremonie de l'intronisation du chef de groupement Iforas de Tidene
au Niger.La ceremonie a debutée très tôt ce matin à Tazigart situer à
45 Km environ de Tchirozerine.
Des nombreuses personnalités du
gouvernement ,chefs de goupements ,de tribus et des nombreux artistes
de toutes les regions de l' Aïr etaient attendus dans la journée.
source : Issikta
!
Bulletin d’information de l’association Targuinca
N°13 - Octobre 2009 – Nouvelles du Niger
La paix revient dans le Nord du Niger…
Le dimanche 4 octobre, le FPN (Front Patriotique Nigérien), mouvement dissident du MNJ a officiellement déposé les armes à Agadez. Le mardi 6 octobre, les rebelles du MNJ en ont fait autant à Sebha, en Lybie, en présence de leur chef Aghali Ag Alambo, du chef rebelle touareg malien Ibrahim Ag Bahanga et du colonel Khadafi. Selon des sources de l’Agence de presse africaine (Apa), « les rebelles qui ont accepté de déposer les armes recevront des aides variant entre 300 et 400 euros, ainsi qu’une réinsertion sociale et professionnelle ». Cet accord de paix, qui ne prend pas en compte les revendications posée initialement par les mouvemente rebelles comme conditons du retour à la paix (décentralisation, développement économique, respect de la diversité culturelle, représentation accrue des populations du Nord dans les instances de l’Etat, l’administration et l’armée, retombées locales d’une partie des bénéfices provenant de l’extraction de l’uranium, meilleures conditions de travail pour les ouvriers des mines, protection de l’environnement...), est controversé. Certains ex-combattants ressentent une grande amertume… Tant que le gouvernement nigérien continuera d’ignorer ces revendications politiques, la menace d’une contestation armée demeurera. La paix semble donc encore bien fragile.
Quelles que soient les menaces qui pèsent sur l’avenir, les populations du Nord du Niger profitent du calme retrouvé pour tenter la relance d’activités économiques et reprennent espoir.
Le directeur du Point Afrique, Maurice Freund, a réussi à négocier avec la ministre du tourisme nigérienne la possibilité d’une série de sept vols allers-retours Marseille-Agadez, sous surveillance accrue pour assurer la sécurité des voyageurs. Le premier vol aura lieu le 27 décembre, les autres sont prévus pour janvier et février 2010. Cette initiative est très importante : le retour des touristes sera une étape décisive pour la reprise économique de la région ; ce sera aussi, pour les populations locales, un signe de paix effective et la fin de leur isolement forcé depuis presque trois ans.
Pour plus d’informations au sujet de ces possibilités de voyage, consultez le site www.croqnature.com. Les habitants de la région vous attendent avec impatience !
Mardi 20 octobre ont eu lieu les élections législatives destinées à renouveler les 113 députés du Parlement, dissous en mai 2009 par le président Tandja pour avoir refusé la modification de la Constitution qui permettrait de prolonger le mandat présidentiel.
La participation a été faible et l’opposition a boycotté les élections. Le vote a contribué à donner une façade de démocratie au gouvernement du colonel Tandja qui peut maintenant rester président à vie, soutenu par l’armée. Au Niger, l’armée et les élites politiques s’utilisent réciproquement. Les militaires soutiennent le pouvoir en place qui, lui, les protège par une loi d’amnistie constitutionnelle « accordée aux auteurs des coups d’Etat des 27 janvier 1996 et 9 avril 1999 » (coup d’Etat du colonel Baré en 1996 ; assassinat, en 1999, du même Baré, alors président de la République du Niger, et de trois personnes l’accompagnant). Mamadou Tandja a récemment nommé au poste de premier ministre Ali Badio Gamatié, vice gouverneur de la BCEAO, réputé apolitique, montrant ainsi qu’il peut se passer de son parti, le MNSD, pour diriger le pays.
Six mois après avoir promis à Nicolas Sarkozy de quitter le pouvoir à la fin de son mandat, en décembre 2009, Tandja est devenu un président tout puissant. Les pressions internationales, modérées, sont restées inefficaces.
Pourtant, en mai 2009, le président Tandja, lors de la pose de la première pierre de l’énorme gisement d’uranium d’Imouraren, avait annoncé son referendum constitutionnel du mois d’août devant le secrétaire d’Etat français à la coopération, Alain Joyandet, et la présidente d’Areva, Anne Lauvergeon. Le gouvernement français assure que ses intérêts miniers n’influent pas sur sa ligne politique en Afrique. Pourtant, Marou Amadou (cf. bulletin de septembre), président du FUSAD (Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques) et militant nigérien des Droits de l’homme, actuellement en France, déclare au journal Le Monde : « Nous n’acceptons pas que la France ferme les yeux sur le vol de notre démocratie, contre le droit d’exploiter l’uranium. Comment Paris peut-il croire qu’un dictateur est capable d’assurer une stabilité à long terme ? ». Et aussi à Billets d’Afrique : « L’uranium ne doit pas obscurcir les visions démocratiques de Paris ! » et « L’Afrique ne doit pas être un continent de tyrannie, de dictature, de despotisme et de misère. Il n’y a aucune autre réponse valable pour les Européens et les Africains qu’un développement responsable et dans la liberté pour tous ».
Pour sa part, la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) a tenu son sommet extraordinaire le 17 octobre à Abuja où les chefs d’Etats présents ont examiné la situation en Guinée et au Niger. Ils ont estimé que, au Niger, le referendum du 4 août et les circonstances de son organisation étaient contraires à la Constitution du pays et violaient le Protocole Additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Ils ont donc exigé la suspension immédiate du Niger de la CEDEAO, jusqu’à la mise en place de structures démocratiques et la restauration de l’Etat de droit.
La présidente de la République du Liberia, l’ancien chef d’Etat de la République du Nigeria et le président de la Commission de la CEDEAO devaient rencontrer le président Tandja le 18 octobre pour lui délivrer le message du sommet et tenter de restaurer un dialogue politique au Niger. La décision prise par la CEDEAO a été transmise au président de la Commission de l’Union Africaine (UA) et au Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA pour qu’ils prennent des mesures appropriées. A l’issue de la réunion, un communiqué de la CEDEAO a appelé à la libération des journalistes et des prisonniers politiques détenus par le gouvernement nigérien.
Notons que le Niger vient à nouveau d’être classé dernier (le 182ème pays sur les 182 pays observés) selon l’indice de développement humain, classement annuel publié par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement).
La majorité du peuple nigérien vit dans une misère qui induit des comportements aux conséquences parfois désastreuses. Les dirigeants du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, de la République centrafricaine, du Congo et du Sénégal se sont joints à Jacques Chirac pour lancer « l’appel de Cotonou » contre le commerce des faux médicaments, vendus à bas prix sur les marchés africains. Selon l’OMS, les antipaludéens de contrefaçon tuent à eux seuls 100 000 Africains chaque année et le commerce des médicaments illégaux représente environ 10% de l’industrie pharmaceutique, soit 45 milliards d’euros. Les chefs d’Etats qui ont participé à l’appel « s’engagent à combattre la fabrication et la vente de faux produits pharmaceutiques » sur leur territoire. La Fondation Chirac préconise une action de soutien des Nations Unies. Il faudrait certainement sensibiliser les populations ignorantes des risques encourus, mais ont-elles la possibilité financière d’acheter des médicaments à un prix « normal » ?
Pour l’éducation des populations, Areva a décidé de s’impliquer : la multinationale qui pompe les nappes phréatiques fossiles du Niger (l’extraction de l’uranium nécessite beaucoup d’eau), et qui, en 40 ans, a déjà épuisé à 70% celle d’Arlit, enseigne aux Touareg, peuple du désert pour qui « L’eau c’est la vie » (« Aman iman »), à ne pas gaspiller la précieuse ressource ! En effet, la société COMINAK, filiale d’Areva, a mis en place un système de management environnemental pour réduire de 16% la consommation d’eau potable dans l’Aïr. « Ces actions ont conduit à une réelle motivation chez les salariés et leurs familles pour protéger la nappe phréatique et gérer durablement cette ressource », se félicite Areva…
A Agadez, d’après le rapport OCHA, l’aménagement des sites d’accueil et de relogement des sinistrés suite aux inondations de septembre se poursuit. Au 6 octobre, 651 ménages avaient été relogés et les écoles ont pu être libérées avant la rentrée scolaire. Mais de nombreuses personnes vivent encore sous des tentes ou dans des familles d’accueil. Des interventions dans le domaine de la santé (eau, hygiène et assainissement) ont lieu dans tous les sites de relogement. Dans les zones sinistrées a été mis en place un dépistage actif des cas de malnutrition des enfants, de la naissance à 59 mois.
Les dons réunis par Croq’Nature, Tchinaghen et Targuinca et gérés par l’ADDS (Alliance pour le Développement Durable et la Solidarité) ont permis de distribuer 21 040 000 FCFA (nos anciens francs) aux sinistrés. 150 familles d’Agadez, parmi les plus nécessiteuses, ont reçu chacune, suivant le nombre de leurs membres, entre 50 000 et 100 000 FCFA. En brousse, où les aides de l’Etat et des organismes internationaux ne parviennent guère, une partie des dons a été distribuée à des jardiniers dont les crues des koris avaient détruit les jardins et à des éleveurs qui avaient perdu la totalité ou la majeure partie de leurs troupeaux.
Suite à la conférence de presse du collectif areva ne fera pas la loi au Niger avec Noël Mamère à l'Assemblée Nationale
Paris Françafrique - Législatives au Niger : l'aboutissement du coup d'Etat constitutionnel
Sur Radio FPP
Nous sommes revenu sur les événements de cette dernière année au Niger, qui était un modèle de démocratie et qui a vu ses institutions mises à mal pour aboutir sur un changement constitutionnel, du à la volonté du président Tandja de rester à la tête de son pays. Les législatives du 20 octobre dernier sont l'ultime étape de ce coup d'Etat. A cette occasion, nous revenons sur ce processus et sur le positionnement bien spécifique de la France par rapport à la volonté autocratique de Mamadou Tandja.
Emission en présence de Seidik Abba, journaliste à Panapress, et Ibrahim Gaoh, de la CSD, coalition pour la sauvegarde de la démocratie (organisation de la diapora nigérienne).
A partir de 17h30 sur RFPP 106.3 en région parisienne ou sur le net www.rfpp.net
Et en écoute dès le lendemain sur www.afriradio.net
Site de Survie Paris - www.survie-paris.org






