17-10-09
Le 17 octobre 1961
Le 17 octobre 1961 : la répression a frappé une manifestation organisée à Paris par le Front de libération nationale algérien (FLN) en faveur de l'indépendance de l'Algérie et pour protester contre le couvre feu imposé aux algériens de France. 300 Algériens sont morts lors de la confrontation avec les forces de l'ordre alors dirigées par le préfet de police Maurice Papon. Certains d'entre eux ont été jetés dans la Seine. Les manifestants internés dans des centres de détention dans lesquels ils sont restés enfermés pendant plusieurs jours, voir plusieurs mois et ont subis des sévices d'une violence extrême.

19h30 Aux Lauriers
98, rue des Couronnes,
M° Couronnes ou Jourdain
Rétro - projection
"17 Octobre 1961, dissimulation d'un massacre "
un film documentaire de Daniel Kupferstein
L'ambiguïté française face aux régressions démocratiques sur le continent africain

La réorganisation des acteurs de la politique
africaine française ne serait qu'anecdotique si elle ne survenait en
plein reflux de la démocratie dans plusieurs pays francophones. Reflux
vis-à-vis duquel Paris aura souvent entretenu une certaine ambiguïté.
De
Madagascar à la Mauritanie, du Niger à la Guinée, le temps des putschs
militaires ou constitutionnels est en effet revenu, avec l'aide et la
bénédiction du colonel Kadhafi, président de l'Union africaine. "On
assiste, ces dernières années, à une terrible régression démocratique
en Afrique et à la disparition de dirigeants africains charismatiques",
observe Alioune Tine, président de l'organisation non gouvernementale
Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho),
basée à Dakar.
Après les protestations d'usage, la France a ainsi, peu ou prou,
pris acte de ces violations des règles internationales, sous couvert de
défendre ses intérêts économiques (uranium du Niger), une position
stratégique (Madagascar) ou de lutter contre le terrorisme (Mauritanie).
"Pas de problème"
A
la mi-septembre, le député UMP Patrick Balkany, autre émissaire
officieux de l'Elysée, considérait que la candidature à la
présidentielle du capitaine Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir
en Guinée, ne "posait pas de problème", rapporte La Lettre du Continent.
Ce proche de M. Sarkozy a ainsi contredit la position du Quai d'Orsay,
une semaine avant la terrible répression, à Conakry, d'une
manifestation pacifique d'opposants.
En juin, le même Patrick
Balkany brouillait le message diplomatique français en s'affichant, en
Mauritanie, au côté de Mohammed Ould Abdel Aziz, lors d'un de ses
meetings électoraux. Malgré le boycottage de l'opposition
mauritanienne, le général putschiste faisait alors campagne pour une
élection présidentielle tronquée dont la communauté internationale
demandait le report.
En plein vacillement des leaderships
africains, le continent aurait pourtant besoin de repères clairs. Et la
France de partenaires fiables. "On cherche à s'appuyer de plus en plus sur des dirigeants africains, conclut un haut diplomate français. Mais beaucoup ne s'assument pas."
Comme en atteste l'absence de condamnation forte formulée par les
dirigeants d'Afrique de l'Ouest après la tuerie de Conakry, le 28
septembre.
Philippe Bernard et Christophe Châtelot
Article paru dans l'édition du 17.10.09.
16-10-09
Festival du Film Nature et Environnement
Centre Jean Carmet à Murs Erigné (49)
http://www.festivalfilmnature-murserigne.org
Exposition Areva ne fera pas la loi au Niger
Du 13 au 23 octobre
Neuf panneaux de 160 x 120 cm pour comprendre et dénoncer : Areva au
Niger depuis 40 ans, l'agriculture en danger, la pollution des eaux,
les droits de l'Homme bafoués, la Françafrique, les alternatives
possibles...
Dimanche 18 octobre à 11h00
Projection du film Niger : la bataille de l'uranium GALAXIE PRESSE.
Débat avec le témoignage d'Aghali Mahiya (Touareg du Niger, ancien salarié de la Somaïr, membre de Tchinaghen et du collectif « Areva ne fera pas la loi au Niger ») et Omar Oumarou Sekou (Maître sculpteur sur bois à Niamey, au Niger.)
Le programme du festival :
http://www.festivalfilmnature-murserigne.org/programme2009.pdf
Actualités FPN du 16 octobre 2009
(1). Le 2 octobre 2009, une mission du comité de paix conduite par
le Haut commissaire à la restauration de la paix et une équipe des FDS
se sont rendu à ATRY pour le désarmement des combattants du FPN. Et le
3 octobre 2009 tous les combattants du FPN sont rentrés à Agadez.
(2) Le 6 octobre une délégation du FPN conduite par son président à assister à la remise des armes du MNJ à Sabha en Libye.
(3) Le 9 octobre dans les arènes d'Agadez - cérémonie de remise des
armes du FPN. Le MNJ et le FFR étaient présent et avaient déposé les
armes quelques jours plus tôt en Libye. La majorité des cadres de la
rébellion étaient présents, les arènes étaient pleines.
(4) Le 10 octobre, une importante délégation était conduite par le
médiateur libyen et le ministre de l’intérieur nigérien. Cette
délégation, comprenant des officiers nigériens, libyens et des
représentants des fronts et mouvements, a rencontré son excellence le
président de la république du Niger Mr Mamadou Tandja.
(5) Le 11 octobre, les délégations des fronts et mouvements ont rencontré les autorités libyennes à Oubari.
(6) Du 12 octobre à ce jour 16 octobre, toutes les délégations des
fronts et mouvements se trouvent à Tripoli, pour d’autres rencontres
avec les autorités libyennes.
Le FPN

RDV le 24
Les institutions pour les droits de l'homme condamnent le Niger et la Guinée
Le réseau des institutions nationales pour les droits de l'homme des
pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest
(CEDEAO) a exigé la suspension immédiate du Niger de la CEDEAO jusqu'à
la mise en place de structures démocratiques et la restauration de
l'Etat de droit dans le pays, lors de sa réunion à Banjul, jeudi.
Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, le réseau a
appelé à la libération des journalistes et autres prisonniers
politiques détenus par le gouvernement nigérien.
Le réseau a également condamné les graves violations des droits de l'homme en Gambie et en Guinée.
Il
a notamment exigé de la junte au pouvoir en Guinée qu'elle se soumette
à l'autorité des chefs d'Etat et de gouvernements de la CEDEAO et
organise immédiatement une élection présidentielle à laquelle les
autorités militaires au pouvoir ne devraient pas participer en vue de
mettre en place un gouvernement démocratique et crédible.
D'après
les participants à la rencontre de Banjul, le prochain sommet des chefs
d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO devrait faciliter l'adoption de
sanctions à l'encontre de la junte guinéenne.
La rencontre a
également demandé au gouvernement gambien d'être plus tolérant
vis-à-vis des défenseurs des droits de l'homme et des membres de
l'opposition du pays, en ajoutant que le gouvernement devrait assurer
la protection des acteurs des médias.
Le réseau des institutions
nationales pour les droits de l'homme a en outre invité la CEDEAO à
encourager le dialogue politique au Bénin et au Togo dans le cadre de
la préparation des prochaines élections présidentielles dans ces deux
pays.
Banjul - 15/10/2009
15-10-09
le blog Ombre Claire
Journée solidarité Niger "Musiques du Monde Berbère"
Association L'œil du monde
Samedi 17 octobre 2009
Espace Charles Vanel - Lagny (77)
Dès 15h (entrée libre), nous vous accueillerons dans le Hall de l'Espace Charles Vanel avec : Exposition de photos du Désert du Sahara, Ombre Claire, Projection de films tournés au Niger : Au centre de la terre (Ingrid
Patetta), La mort de la gazelle (Jérémie Reichenbach), Témoignages du
Sud (Céline Pagny), bons petits plats berbères, et rencontres inédites...

Et le soir 20h : place à la musique ! (entrée payante, réservations Espace Charles Vanel)
- Duo Soma : conte musical d'après la légende de Tin Hinan, la reine des Berbères
- Medghacen : un groupe traditionnel kabyle, mille sonorités ancestrales vous font vibrer...
- Kel Assouf : guitares Ishumar ! Le groupe Kel Assouf est le fruit de la rencontre à Bruxelles d'artistes venus de deux continents, à savoir l’Afrique et l’Europe. Les
compositions s’inspirent du répertoire traditionnel Touareg, mais
chaque musicien enrichit cette musique avec ses propres influences.
Espace Charles Vanel
22 boulevard du Maréchal Gallieni
77400 Lagny sur Marne
accès
Niger, Situation au Nord du pays : Vers une solution négociée
Le Démocrate du Lundi 12 Octobre 2009
Alors qu’il y a quelques semaines, on évoquait une scission au sein du mouvement des nigériens pour la justice ou un groupe de « combattants » a voulu débarquer, Agali Alambo de la direction du front, on a appris que ce dernier a procédé au dépôt d’armes à Sebha en Libye et qu’une autre cérémonie avec un autre front a eu lieu à Agadez en présence notamment du ministre d’Etat à l’intérieur, Abouba Albadé en charge du dossier de la rébellion. On peut être surpris du fait qu’Alambo ait choisi Sebha pour répondre à l’appel des autorités nigériennes mais pouvaitil faire autrement. On sait de lui que ses camarades d’hier accusent d’avoir pris ces quartiers en terre libyenne et de profiter des largesses des autorités de ce pays ne fait plus l’unanimité. Cela n’empêche que c’est un grand pas qui a été fait vers la recherche de la paix dans cette région longtemps meurtrie par un conflit fratricide. Les différents fronts de cette rébellion pouvaient-ils agir autrement que de vouloir la paix après que l’armée nigérienne ait pris le dessus sur le terrain des opérations. Le MNJ en proie à des divisions internes n’a plus les mêmes capacités de nuisance de ses débuts. Pour ce qui est du front de Rhissa Ag Boula, ce récidiviste et les autres, ils représentent peu de chose su le terrain. Aujourd’hui, la seule satisfaction des dirigeants de ces fronts est de voir les autorités de Niamey reconnaître leurs fronts, accepter de parler avec eux et initier ces actions en faveur de la paix comme la cérémonie de vendredi à Agadez.










