10-10-09
Niger - Retour à la dernière place du classement,
selon l’indice de développement humain (IDH)
Extrait :
"Les trois pays figurant en bas du classement de cette année sont, dans l’ordre : le Niger, l’Afghanistan (inclus pour la première fois depuis le Rapport de 1996) et la Sierra Leone. En d’autres termes, un enfant né au Niger peut espérer vivre jusqu’à 50 ans, soit 30 ans de moins qu’un enfant né en Norvège. En outre, les différences de revenu par habitant sont abyssales : pour un dollar par personne gagné au Niger, 85 dollars américains sont gagnés en Norvège."
Tinariwen, porte-voix musical et politique berbère
Tinariwen a été le porte-voix de la rébellion touarègue au Mali, au
début des années 1990. Il attire un public jeune, enthousiaste, qui n'a
aucune notion de la langue tamasheq utilisée par ses chanteurs,
n'entend rien à sa poésie, mais apprécie le son de ses guitares
électriques, sa musique aux connotations blues rock, enfiévrée de
percussions et de claquements de mains. Un public sensible également
sans doute aux images qu'amènent avec eux ces musiciens du désert
portant djellaba et turbans. Le désert fait rêver l'homme occidental en
quête d'échappées belles.
Originaires de Kidal, capitale administrative de l'Adrar des
Ifoghas, au nord du Mali, formé au début des années 1980, Tinariwen se
présente comme un groupe tamasheq. "Nous préférons être désignés
ainsi, précise Ibrahim Ag Alhabib (dit Abreybone), co-fondateur du
groupe. "Touareg" est un mot arabe, importé". Lui se revendique berbère. Utilisé par les Français à l'époque coloniale, le terme est resté celui d'usage courant.
Retour à Paris en 2010
Tinariwen s'accommode de ce malentendu et de tous les fantasmes qui traînent sur la vie nomade et les peuples du désert. Des musiciens célèbres se sont pris d'intérêt pour le groupe. Robert Plant, Carlos Santana ont partagé la scène avec eux. Le groupe a ouvert un concert des Rolling Stones, à Glastonbury, en Angleterre. Herbie Hancock vient de l'inviter pour un enregistrement en studio. Ils font partie de ces artistes dits des "musiques du monde", qui ont su gagner la sympathie du public rock. En 2001, ils jouaient aux Transmusicales de Rennes et plus récemment aux Vieilles Charrues.
Tinariwen a suscité un intérêt pour la musique touarègue, peu exposée auparavant sur la scène internationale, où elle était essentiellement transmise à travers le chant lancinant des femmes du groupe Tartit, de la région de Tombouctou (à la Cité de la Musique, à Paris, le 12 février, avec Tinariwen). D'autres groupes touaregs, du Mali ou du Niger, sont apparus, tels que Terafakt, Toumast ou Etran Finatawa, ainsi qu'un site Internet, en février 2008, www.tamasheq.net.
Au-delà de cette attraction, de cette agitation faite autour de son nom, les membres de Tinariwen ne veulent pas perdre de vue l'essentiel : la défense de la culture tamasheq et de ses terres. Une cause qui hier leur a fait prendre les armes, et aujourd'hui les maintient en éveil.
Actuellement en tournée européenne pour présenter son quatrième album Imidiwan: Companions, après une résidence au VIP de Saint-Nazaire (scène de musiques actuelles, en Loire-Atlantique), Tinariwen a rempli la salle de l'Alhambra (850places), le 5octobre, à Paris. Ils reviendront dans la capitale, le 12février 2010, à la Cité de la musique, invités dans le cadre du cycle de concerts "Résistances".
Tinariwen. Le 10 à Trappes, le 14 à Orléans, le 15 à Rouen, et le 12 février 2010 à la Cité de la Musique à Paris.
CD Imidiwan : Companions/AZ-Universal.
Patrick Labesse
Article paru dans l'édition du 10.10.09.
Un bel Artice dans Le Monde !!
Par contre la photo et sa légende en ligne sur lemonde.fr...
...
"Heu.... y'a comme une erreur !"
Tinariwen sur France Inter
lundi 12 octobre
18h15-19h

09-10-09
En ce moment "fête" à Agadez !
La "fête", dont beaucoup trouve qu'elle a un goût amer, a finalement lieu en ce moment aux arènes de la ville.
Alambo vient de prononcer son discours ! Bibi a joué quelques morceaux de guitare et c'est maintenant le gouverneur qui dit un mot...
La somme allouée à chaque combattant est de 400 dollars... pas de quoi casser 3 pattes à un canard et rien, le néant total concernant les revendications politiques et socio-économiques des mouvements.
Une paix au rabais, pour une région qui, certes, a fort besoin de calme et de reconstruction. Des détenus arbitraires toujours en prison et des législatives majoritairement boycottées qui "légitimeront" probablement la "répubique-dictatoriale" de Tandja en tenant en + de tout le reste l'assemblée nationale !
Il semble que les combattants du MNJ descendent sur Niamey dès ce soir pour quelques jours avant de retourner en Libye....
La 6ème République de Tandja : faut-il conclure à un subtil retour de l’armée sur la scène politique nigérienne ?
Depuis 1990-1991, le constitutionnalisme a fait « irruption » dans les
débats politiques africains, « Le souvenir des turpitudes des trois
décennies d’exercice autoritaire du pouvoir a conduit…les forces du
changement, à prêter une attention plus soutenue à l’élaboration des
nouvelles règles constitutionnelles. Un peu partout sur le Continent,
et quel que soit le mode de transition utilisé, l’objectif était le
même : créer les conditions d’une suprématie de la Constitution,
garante d’un nouvel équilibre des pouvoirs et de l’instauration de
l’Etat de droit »
Lire l'article sur Niger-Diaspora
IMERANE MAIGA Amadou doctorant en droit public
FDSP – Université Lumière Lyon2
Niger - Nouvel appel de l'opposition au boycott des législatives
NIAMEY, 7 octobre (Reuters) - Les adversaires du président nigérien Mamadou Tandja ont réitéré mercredi leur appel au boycott des élections législatives du 20 octobre, en prêtant au chef de l'Etat l'intention de truquer le scrutin pour s'assurer une majorité d'alliés au parlement.
Le président Tandja est déjà très critiqué pour avoir fait amender la constitution du pays en août afin de prolonger son mandat de trois ans et de disposer de pouvoirs élargis lui permettant de se représenter autant de fois qu'il le souhaite.
"Ce scrutin est non seulement illégal, mais c'est aussi et surtout une mascarade, car le pouvoir a déjà arrêté les noms et prénoms des élus", a déclaré à Reuters Garba Abdou, militant de la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR).
Dans un communiqué, la CFDR affirme qu'elle "ne saurait en aucune manière cautionner de telles élections ; elle réitère son appel pour un boycott massif des élections à venir et exige le retour à l'ordre constitutionnel normal".
Mamadou Tandja, entré en campagne le mois dernier en vue du scrutin, a demandé aux électeurs de donner à son gouvernement les moyens de mener à bien des projets miniers à grande échelle.
Début août, la nouvelle Loi fondamentale a été approuvée avec un taux de participation officiel de 63%. Selon l'opposition, ce taux serait inférieur à 10%.
Pour parvenir à ses fins, Tandja, 71 ans, avait dissous en mai l'assemblée nationale, seule institution à même de le poursuivre pour haute trahison. Il s'était adjugé ensuite les pleins pouvoirs, y compris ceux du législatif, pour remplacer les membres de la cour constitutionnelle hostiles à son projet.
Le prolongement de sa présidence a suscité des protestations au Niger et des critiques à l'étranger, où certains l'ont accusé d'atteintes à la démocratie, mais les entreprises des secteurs énergétique et minier qui investissent des milliards de dollars au Niger ne laissent paraître aucune intention de se retirer.
La CFDR réclame aussi la libération de toutes les personnes arrêtées en liaison avec la crise politique. Mardi, la police a dispersé un rassemblement d'anciens députés d'opposition à Niamey en le qualifiant d'illégal, a rapporté un journaliste de Reuters.
(Abdoulaye Massalatchi, version française Philippe Bas-Rabérin)
07-10-09
Inondations à Agadez - un mois après !
Témoignage
"On dirait qu'il y a eu un bombardement. Les gens vivent dans les décombres de leurs maisons. Ils ont construits des abris de fortunes sur les débris de leurs terrains."
L'aide n'est pas franchement visible. Certes ça ne signifie pas qu'elle est absente. Mais par exemple dans le quartier Karakara, il y a une belle tente de l'Unicef, celle-ci est vide, rien ni personne à l'intérieur...
Quelques jours après la catastrophe, "les autorités" sont venues avec un camion plein de paquets de macaronis qu'ils lançaient aux sinistrés ! Ces derniers n'ayant même pas de quoi faire cuire des macaronis leur ont relancé à la figure !
A la TV nigérienne les reportages disant que les ministères et autres font des dons pour les sinistrés s'enchaînent. Mais apparemment le "comité ad hoc d'aide officielle", géré par le gouverneur n'a encore rien fait. Il y a eut des dons - mais ils sont sur un compte et n'ont pas encore été utilisés.
L'aide matérielle apportée, est quant-à elle visiblement - au moins en partie - détournée :
Ainsi, des paquets de riz donnés par l'Unicef au comité d'aide pour distribution ont été vendus à des grossistes et sont maintenant en vente sur les marchés de la ville.
D'autres aides alimentaires internationales ont été données à des
candidats à la députation qui s'en servent pour leur campagne
électorale ... histoire de récolter des voix !
Il semble que les sinistrés ne veuillent pas quitter les lieux. Ils restent camper à coté des maisons détruites car la plupart ont encore un tas d'effets personnels ensevelis (nombreux artisans, avec bijoux et métaux précieux ensevelis). La chaleur écrasante à totalement séché le banco et il est impossible de creuser pour tout récupérer sans l'aide de machines.
Les gens savent qu'il est risqué de reconstruire au même endroit. Mais aucun n'envisage de "déménager".
Pour plusieurs raisons :
- celle évoqué plus haut des matériels ensevelis.
- aussi parce que pour le moment aucune décisions de la commune ne se manifeste pour attribuer d'autres parcelles.
- les parcelles qui pourraient éventuellement être attribuées sont loin du centre et ne sont pas reliées à l'eau et à l'électricité.
- de plus les gens expliquent que si la digue d'Alarcès avait été correctement entretenue et consolidée ,jamais un tel drame ne serai arrivé.
La digue en question a cédée lors de la crue. Un financement pour la consolidation de cette dernière avait été attribué, mais l'argent aurai été détourné ce qui explique l'inachèvement des travaux et donc (au moins en partie) le drame qui s'est joué début septembre. Deux jours avant le début des inondations, des gens sont descendus de la montagne pour informer la population ainsi les autorités que l’eau arrivait. Tout le monde s’est inquiété de cette digue mais personne n’a imaginé qu’elle puisse céder.
Il n'y a qu'un bulldozer pour toute la ville ! Ce dernier sert à remettre en état une route... Et biensûr il s'agit de "la route de l'uranium" - celle qu'empruntent les convois de fûts d'uranium d'Areva - route qui arrive d'Arlit et traverse Agadez direction Niamey.
Agadez - Mardi 6 septembre 2009
Agadez, les inondations dans le désert

par Raliou Hamed-Assaleh

Dans le nord du Niger, les oueds en crue ont inondé début septembre la
ville d’Agadez. Cela n’a pas été vu depuis plus de trente ans. Les
dégâts matériels sont importants : des quartiers entiers inondés, des
terres irriguées dévastées, des milliers de tête de bétail emportées.
Le bilan humain est de 3 morts et près de 80 000 sinistrés. Reportage
de Raliou Hamed Assaleh.
L'EXPRESS
Quatre géologues d'Areva brièvement enlevés au Niger
Quatre géologues travaillant pour le groupe français ont disparu
quelques heures près du site uranifère d'Arlit, dans le nord du Niger.
Quatre géologues travaillant pour le groupe français Areva, n°1 mondial du nucléaire civil, ont été enlevés quelques heures durant ce mercredi matin, alors qu'ils se trouvaient dans un secteur "sécurisé" du site uranifère d'Arlit, dans le nord du Niger.
Le quatuor a été libéré dans l'après-midi à vingt kilomètres environ du lieu de la disparition. On ignore à ce stade si cette équipe, composée selon toute vraisemblance d'expatriés, a été victime d'un enlèvement commis par l'un des mouvements de la rébellion touarègue -rébellion secouée par diverses dissidences et autres dissensions internes- ou d'un rapt de type crapuleux.
Des rebelles touareg déposent les armes, des dissidents poursuivent la lutte
NIAMEY
— Des rebelles touareg du Mali et du Niger ont déposé symboliquement
les armes au cours d’une cérémonie mardi en Libye, qualifiée de
"gigantesque farce" par un groupe dissident, qui a appelé mercredi à la
poursuite de la lutte.
Mardi, selon des sources officielles maliennes, des rebelles touareg
du Mali et du Niger ont "opté pour la paix" en déposant symboliquement
des armes au cours d’une cérémonie en présence du ministre de
l’Intérieur nigérien, Albadé Abouba, a appris l’AFP mercredi de source
officielle.
Selon une source touareg nigérienne, le dirigeant libyen Mouammar
Kadhafi aurait même fait le déplacement pour l’évènement en présence du
chef du Mouvement des nigériens pour la justice (MNJ), principal front
armé touareg du Niger, Aghali Alambo, et d’Ibrahim Ag Bahanga,
l’ex-chef rebelle touareg malien.
"Nos frères du Niger et du Mali ont opté pour la paix. Ils ont tous
juré que désormais c’est la paix", a déclaré à l’AFP Mohamed Koumi, un
officiel libyen membre du comité d’organisation de la cérémonie, joint
au téléphone de Bamako.
Niamey et les rebelles du MNJ avaient engagé en mars des
discussions, depuis en panne, sous les auspices du dirigeant libyen
Mouammar Kadhafi, qui a appelé le 15 mars les combattants à déposer les
armes et intégrer un processus de paix.
Le président Mamadou Tandja a proposé aux combattants l’amnistie s’ils déposent les armes.
Mais la cérémonie de mardi a été vivement critiquée mercredi par une branche dissidente du MNJ.
"Ce qui vient de se passer en terre libyenne n ?est qu ?une
gigantesque farce", a affirmé cette branche dissidente, dans un
communiqué sur le site internet du MNJ.
Le communiqué appelle à "continuer la lutte sans faiblir", accusant
la Libye de "passer outre ses prérogatives de médiateur neutre" et de
n’"afficher aucune réelle volonté de règlement sérieux et durable du
conflit".
Il demande à l’Algérie, la France et au Burkina Faso de "s’impliquer" dans le règlement de la crise touareg.
Ces trois Etats avaient permis la fin de la première révolte des Touareg nigériens des années 90.
Depuis le début de la médiation libyenne, le MNJ qui opère depuis
2007 au nord du Niger riche en uranium, est déchiré par une crise
interne.
Début septembre, Amoumoune Kalakouwa, le "chef d’Etat major" du MNJ
a destitué Aghali Alambo, l’accusant de s’être "coupé totalement du
terrain pour s’établir à Tripoli".
"C’est une mascarade de paix", dénonce également le Front des forces
de redressement (FFR), autre branche armée touareg dirigée par Rhissa
Ag Boula, figure historique de la première rébellion.
"La seule paix qui vaille sera celle qui prendra en compte nos revendications légitimes", selon le Front.
Le FFR et les dissidents du MNJ réclament des "négociations formelles de fond en terrain neutre".
Pour un retour à la paix, ils exigent notamment une meilleure
insertion des Touareg dans l’armée, les corps para-militaires et le
secteur minier situé dans la zone du conflit (nord).
Ils demandent aussi la levée de l’état d’urgence dans le nord, la
libération de toutes les personnes arrêtées du fait du conflit, une
trêve et un calendrier précis des négociations.
L’état d’urgence est en vigueur depuis l’apparition de la rébellion en 2007.
Les déclarations du directoire du MNJ
Les déclarations du FFR


