26-09-09
Plein de choses sur le site d' %attac
comme d'hab' !

G20 : trois fois zéro et gesticulations en vain
Attac France analyse la déclaration finale du G20 de Pittsburgh.
Pour la troisième fois en moins d’un an, le G20 vient d’administrer la preuve de son obstination à conforter le système financier mondial dans ses pires travers, ceux qui ont conduit à la plus grave crise depuis quatre-vingts ans.
LIRE
Le FMI, un ami qui vous veut du mal
* Rappel historique et fonctionnement du FMI
* Les objectifs du FMI et ses échecs
* Le FMI et les États endettés
* Les bons conseils du FMI : l’exemple de la France
* Quel avenir pour le FMI
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Revue de presse G20 de Pittsburgh
actualisée le 24 septembre
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Racisme : Le danger des statistiques ethniques
la production technico-scientifique de la "race".
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Niger : le parlement de la Cedeao condamne le référendum, exige le retour à la légalité
Ouestafnews
- Le parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de
l’Ouest (Cedeao) a condamné le référendum organisé le 04 août 2009 au
Niger par le président Mamadou Tandja afin de rester au pouvoir pour
une durée supplémentaire de trois ans.
La décision des parlementaires de la Cedeao a été prise lors d’une session ordinaire réunie du 7 au 22 septembre 2009 à Abuja (Nigeria), selon un texte de l’institution sous-régionale parvenu à Ouestafnews. Le président Tandja a violé à travers ce référendum, « la Constitution et l’article 2, alinéa 1 du protocole Additionnel de la Communauté sur la Démocratie et la Bonne gouvernance », ont estimé les parlementaires de la Cedeao.
Aussi, le parlement sous-régional demande-t-il à la Commission de la Cedeao (organe exécutif) ainsi qu’à l’Union Africaine « d’intervenir immédiatement » pour que « l’ordre constitutionnel soit rétabli au Niger », selon la même source.
Le texte « exhorte » également la communauté internationale à « maintenir des efforts diplomatiques soutenus sur le gouvernement du Niger ». Le parlement de la Cedeao es actuellement présidé par un ancien chef d’Etat nigérien, Mahamane Ousmane, qui s’est opposés au référendum de Tandja. Agé de 71 ans, Mamadou Tandja a été élu président du Niger en 1999 puis réélu en 2004.
Selon l’ancienne constitution nigérienne, son deuxième et dernier
mandat présidentiel expire le 22 décembre prochain.
Mais le référendum du 4 août qui a été condamné par l’ensemble de la
société civile et de l’opposition nigériennes ainsi que la communauté
internationale, lui donne non seulement une rallonge de 3 ans, mais le
rend, de nouveau, éligible à la tête de son pays.
Le motif invoqué par ses partisans pour rallonger son mandat est de
« lui permettre d’achever » les chantiers qu’il a initiés.
Vendredi 25 Septembre 2009 Ouestaf News
Agadez - le "village" de tentes des sinistrés

Le bazin menacé par la concurrence chinoise
Sénégalais, Guinéens, Burkinabés, Ivoiriens et même Européens et
Américains, tous viennent s’approvisionner en Bazin au Mali. Cela,
grâce à la qualité du tissu qui est essentiellement fabriqué à partir
du coton, mais aussi et surtout, à cause de la teinture (gala). Les
clients apprécient fortement la teinture malienne parce qu’elle est
plus résistante. Cela serait dû, selon certains spécialistes en la
matière, à la texture de l’eau. Au Mali, la mer ne coule pas comme
certains pays voisins. L’eau du fleuve ne contenant pas de sel, elle
contribue à donner des couleurs éclatantes et une longue durée à la
matière.
Bienvenue au premier festival de cinéma des foyers de travailleurs migrants
Les foyers
de travailleurs migrants ont été construits dans les années 60 pour
héberger provisoirement un maximum de personnes, sans intimité ni
confort. Tenus à l’écart, jamais consultés, les habitants souffrent
toujours de la mauvaise gestion de ces lieux délabrés, non entretenus
et dont les loyers ne cessent d’augmenter.
Les foyers
de travailleurs migrants ont été construits dans les années 60 pour
héberger provisoirement un maximum de personnes, sans intimité ni
confort. Tenus à l’écart, jamais consultés, les habitants souffrent
toujours de la mauvaise gestion de ces lieux délabrés, non entretenus
et dont les loyers ne cessent d’augmenter.
Les foyers sont montrés du doigt comme des lieux de communautarisme et d’économie parallèle. Pourtant, ce sont en réalité des espaces d’une très forte solidarité et les acteurs principaux du développement africain.
Les résidents, l’association Attention Chantier et la Mairie de Paris vous invitent donc à découvrir, autour du cinéma, ces espaces de vie et d’entraide avec les familles restées là-bas, mais aussi auprès de ceux qui luttent pour avoir le droit de vivre et de travailler ici.
Bon festival !
25-09-09
« Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme »
Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un
jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de
l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un
rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des
entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma
collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la
République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"
Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre
le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le
bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain
(Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le
passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi",
me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue
Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde".
Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une
employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien
son... chauffeur.
Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait
enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir
la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de
presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens obsédés
par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet,
l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux.
J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque
je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les
petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la
vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !"
Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je
me présente au téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001,
depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde,
"M. Kessous", ça passe mieux : on n'imagine pas que le reporter est
"rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m'avait avoué,
en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre communauté."
J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce
prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le
risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis
parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si souvent
produit...
A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour
l'île de la Barthelasse, près d'Avignon, couvrir un fait divers. Un
gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve
devant la maison où s'est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le
cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l'enfant en sang, me
regarde froidement en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui.
On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique
de l'endroit : j'appelle la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le
Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place,
la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me
passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire
bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?",
lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors
cru que cette directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps",
riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant
de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir... trouvé
le suspect.
Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en
2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse
Le Monde d'embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de référence qui a recruté un "bougnoule " pour parler des cités.
Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était
étrangère. J'ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux
quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d'Algérie, ma mère avait eu
l'intuition qu'il fallait vivre au centre-ville et non pas à
l'extérieur pour espérer s'en sortir : nous étions parmi les rares
Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté,
j'ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j'ai vécu
l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.
Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans
une école de journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le
jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un Arabe ?"
A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.
Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen.
Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers,
je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?",
enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle n'a pas dû faire attention à mon
silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le
lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait
déjà été pris. C'est arrivé si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite,
je bégaye : "Euhhhhh... Mus... Mustapha."
Mustapha Kessous
LE MONDE | 23.09.09
Urgence - Des familles dans les débris

Au Niger, près de 80 000 personnes ont été affectées par les pluies torrentielles et les inondations qui ont touché le pays fin août et début septembre.
Publié le lundi 21 septembre 2009

Les pluies diluviennes qui ont touché la région d’Agadez au Niger
ont fait d’importants dégâts. Notamment une brèche dans une digue de
protection à sept kilomètres de la ville, qui n’est toujours pas
réparée. Ces intempéries et les inondations qui ont suivi ont ainsi
affecté près de 80 000 personnes. Un adulte et un enfant sont morts.
Une personne est toujours portée disparue. De nombreuses familles se
sont réfugiées dans des bâtiments publics. Mais de nombreux sinistrés
préfèrent rester dans les ruines, pour retrouver et protéger leurs
biens.
60 salles de classe endommagées
Ces pluies qui ont touché une quinzaine de pays d’Afrique
de l’ouest compromettent la rentrée scolaire au Niger. 60 salles de
classe ont été endommagées. Et de nombreuses personnes ayant du
abandonner leur domicile aux inondations ont trouvé refuge dans des
écoles. Il faut réhabiliter les établissements endommagés mais aussi
trouver d’autres hébergements pour les personnes abrités dans les
établissements scolaires. A défaut, les cours ne pourront pas reprendre
dans les prochaines semaines comme prévu.
Des conséquences à long terme
Les pluies diluviennes et les inondations, bien que saisonnières,
ont été d’une violence rare cette année. D’après les experts, cette
intensité est certainement liée aux changements climatiques. Cet
épisode a ravagé les récoltes, ce qui aura des conséquences à long
terme sur les revenus et les conditions de vie des populations. Des
routes, des bâtiments publics ont aussi été endommagés par ces
intempéries. Il faudra certainement du temps pour que toutes les
écoles, tous les services soient à nouveau fonctionnels dans ce pays.
Le Niger fait partie des états les plus pauvres du monde. 63% de sa
population vit déjà en dessous du seuil de pauvreté absolue.

24-09-09
Niger: démission du Premier ministre Seïni Oumarou en vue des législatives
NIAMEY — Le Premier ministre nigérien Seïni Oumarou a démissionné
pour se présenter aux législatives d'octobre sous les couleurs du parti
au pouvoir, ont rapporté jeudi les médias d'Etat.
M. Oumarou était Premier ministre depuis le 3 juin 2007.
Son
intérim sera assuré par le ministre de l'Intérieur, Albadé Abouba, a
précisé la télévision d'Etat sans toutefois donner d'indication sur la
date de la désignation d'un successeur.
Seïni Oumarou, dont la
démission est intervenue mercredi soir, a expliqué que les textes lui
font obligation de quitter le gouvernement pour pouvoir être candidat
aux législatives du 20 octobre.
Il est tête de liste du Mouvement
national pour la société de développement (MNSD, parti au pouvoir et
dont il est président) dans la région de Tillabéri (ouest).
Deux
ministres de son gouvernement ont également démissionné mercredi pour
participer aux législatives: Mohamed Ben Omar, ministre de la
Communication et porte-parole du gouvernement, candidat du
Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP), et Issaka Labo,
ministre des Affaires religieuses, candidat du Parti pour le socialisme
et la démocratie au Niger (PSDN), selon la télévision.
Mi-août,
Seïni Oumarou avait présenté sa démission et celle de son gouvernement
"conformément à la formalité exigée par la promulgation d'une nouvelle
Constitution". Le président nigérien Mamadou Tandja l'avait reconduit
ainsi que toute son équipe le lendemain.
Après avoir dissous le
parlement en mai, M. Tandja, 71 ans, a obtenu par le biais d'un
référendum constitutionnel très controversé de rester au pouvoir
jusqu'en 2012 au lieu de se retirer en décembre 2009 comme initialement
prévu.
La nouvelle Constitution supprime la limitation à deux
mandats présidentiels de 5 ans successifs et renforce les pouvoirs du
chef de l'Etat qui est désormais aussi chef du gouvernement.
En
vertu de la nouvelle loi fondamentale, le président nomme le Premier
ministre et les membres du gouvernement, fixe leurs attributions et met
fin à leurs fonctions.
L'opposition dénonce depuis des mois un
"coup d'Etat" du président et a déjà annoncé son intention de ne pas
participer au scrutin d'octobre.
Des municipales sont prévues en décembre.
Copyright © 2009 AFP.





