En vouature Simone

Niger, Archéologie, Solidarité

19-09-09

Marou Amadou

Marou Amadou en clandestinité

news_photo117 septembre 2009- Le défenseur des libertés et de la démocratie au Niger est entré en clandestinité depuis hier nuit. Libéré provisoirement seulement après six (6) semaines de cachot, fidèle à sa ligne, Marou a accordé de nombreuses interviews aux média nationaux et étrangers pour encenser le régime dictatorial nigérien. Et, comme il fallait s’y attendre, le pouvoir de Niamey qui n’a d’autre argument que la force, a encore, sans hésitation aucune, décidé de reprendre l’intrépide Marou Amadou afin de lui clouer le bec ; au moment même où séjourne à Niamey une mission du Parlement panafricain pour justement chercher une solution à la crise politique créée par Tanja et son entourahe. C’est ainsi que selon plusieurs témoins, plusieurs policiers à bord de véhicules étaient stationnés au domicile de Marou dans la nuit d’hier à aujourd’hui. Ce dernier alerte ses amis qui accourent. Vers 2h du matin, sous la pression de ses amis Marou prend place dans l’un des nombreux véhicules stationnés devant sa porte. Tous les véhicules démarrent au même moment, chacun prenant une direction différente. Un manège qui aura, semble-t-il, permis de semer la police qui ne savait pas lequel transportait Marou. A-t-il pu s’échappé ? Les prochaines heures nous édifieront.

Liberation-Niger 17-09-09


Invité Afrique de RFI :
Marou Amadou, président du FUSAD,

le Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques au Niger

imagesMarou Amadou : « La mobilisation continue au rythme qu’elle doit avoir. Notre lutte prendra le temps qu’il faut mais elle atteindra ses objectifs. Les dictatures c’est comme un grand baobab, A force de lui donner un coup de hache chaque matin, il finira par s’écrouler un beau jour… », a déclaré l’activiste Marou Amadou lors d’une interview qu’il a accordé à la chaine internationale française RFI où il était l’invité Afrique du 17 septembre dernier.

Marou Amadou président du FUSAD (Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques, principal mouvement de la société civile opposée au maintien du Président Tandja à la tête de l’Etat) vient de passer un mois à la prison de haute sécurité de Koutakalé à quelques kilomètres de Niamey. Plus que jamais engagé dans cette lutte démocratique, il se dit optimiste quand à la victoire de la démocratie et donc l’échec du Tazartché au Niger. Nous vous proposons l’intégralité des propos tenus par le leader de la société civile, désormais héros de la lutte anti-tazartché et du peuple nigérien tout entier pour son courage et sa détermination à lutter contre vents et marée et au prix de tous les sacrifices pour la consolidation des acquis démocratiques au Niger depuis plus d’une décennie.

RFI : Marou Amadou bonjour, comment allez vous ?
Marou AMADOU : Je me porte bien. Je suis rentré chez moi en bonne et parfaite santé, physiquement apte à continuer la lutte et moralement déterminé.

RFI : Aujourd’hui que vous êtes libérés à qui vont vos pensées ?
Marou AMADOU : Tout d’abord mes pensées vont à mon compagnon d’infortune Alassane KARFI qui est un militant du FDD (Front pour la Défense de la Démocratie, opposition) qui reste toujours en prison et dont la mise en liberté provisoire en appel ne sera examinée que le 6 octobre prochain. Je lui souhaite beaucoup de courage. Mes pensées vont également au journaliste Abdoulaye Tchiémogo le directeur de publication du journal Canard déchainé qui depuis deux (2) ans fait l’objet d’harcèlement de toute nature de la part du régime.

RFI : Après un mois de prison est ce que vous avez changé MarouAmadou ?
Marou AMADOU : Rires… je suis toujours déterminé dans le combat que j’ai toujours mené depuis bientôt quinze (15) ans pour les libertés démocratiques. Il faut croire que le Niger en particulier et l’Afrique en général doivent pouvoir être des terres de liberté et de vie, que nous ne sommes pas obligés de quitter le Niger et l’Afrique pour nous exiler en Europe et en Amérique parce que chez nous les dictateurs, la misère et la pauvreté font des terres impropres à la vie et à la joie. Je pense qu’aujourd’hui que le gouvernement est contesté de toute part pour son entreprise illégale et anticonstitutionnelle, nous devons absolument continuer ce combat même si nous devons y payer le tribut le plus lourd, je parle de la vie. En vérité la prison n’est rien du tout par rapport aux objectifs justes et nobles que nous poursuivons.

RFI : Avant d’être jeté en prison, vous appeliez à la mobilisation générale contre le maintien au pouvoir du président Tandja. Mais cette mobilisation n’a pas eu lieu, est ce que vous n’êtes pas découragés ?
Marou AMADOU : Au contraire ! Cette mobilisation continue au rythme qu’elle doit avoir. Notre lutte prendra le temps qu’il faut mais elle atteindra ses objectifs. Vous savez les dictatures c’est comme un grand baobab, A force de lui donner un coup de hache chaque matin, il finira par s’écrouler un beau jour.

RFI : vous avez luttez contre le referendum du 4 Aout mais il a eu lieu quand même, aujourd’hui vous luttez contre les législatives du 20 octobre prochain mais tout indique qu’elles auront lieu quand même, est ce que votre combat n’est pas perdu d’avance ?
Marou AMADOU : Excusez moi, ce referendum du 4 Aout, très peu de nigériens – on parle de moins de 10%, y ont pris part à l’adoption de cette soit disante 6ème République. Elle n’est pas légitime. Nous avons tout juste des gens qui gouvernent par la force et l’arbitraire et comme l’injustice et l’arbitraire n’ont jamais la vie longue, tôt ou tard nous triompherons de ce régime illégitime et illégal.

RFI : Le président Tandja affiche une totale indifférence à toutes les pressions qui viennent de l’intérieur comme de l’extérieur, qu’est ce que vous pouvez faire aujourd’hui ?
Marou AMADOU : Rires, je ne suis pas sûr qu’il soit indifférent non ! Il est assiégé de toutes les parts et un de ces jours il va jeter l’éponge. Et la preuve c’est que dernièrement vous l’avez entendu quand Agadez a été envahie par les eaux du Telwa, il a fait appel à la Communauté Internationale à laquelle pourtant il proclamait son indépendance et sa souveraineté. Nous sommes dans un monde interdépendant, le Niger ne peut pas vivre en vase clos. Le président Tandja est loin d’être serein, il fait semblant et ma conviction est que notre pays étant assiégé de toutes parts par le flot puissant de la démocratie et là où elles ont y lieu ces dictatures, que ça soit dans le Togo de Eyadema ou le Gabon de Bongo- je voudrais le dire, c’est parce qu’elles ont eu le temps de s’enraciner. Mais ça fait bientôt vingt (20) ans que nous vivons dans un régime relatif de liberté et de démocratie, on a grandit nous tous dans ce régime là donc nous ne sommes pas prêts à vivre dans un régime de suspicion et de terreur, c’est sûr que la dictature ne durera guerre au Niger.

RFI : Qu’est ce qui peut faire bouger Mamadou Tandja ? Est-ce la mobilisation à l’intérieur ou plutôt les pressions à l’extérieur ?
Marou AMADOU : c’est les deux. L’un ne suffira pas à le faire bouger, comme tous les dictateurs il ne reculera pas sous la pression seule parce qu’il semble bénéficier du soutien de son Armée donc c’est la conjugaison des forces intérieures et extérieures opposées au coup d’Etat constitutionnel du 4 Aout qui feront que le président Tandja va reculer par rapport à son entreprise illégale et illégitime.

RFI : Depuis un mois plusieurs figures de l’opposition sont interpellées, l’ancien premier ministre Mahamadou Issoufou ne peut plus quitter le pays, l’ancien Président Mahamane Ousmane et l’ancien premier ministre Hama Amadou risquent la prison s’ils rentrent au pays ; est ce que de facto l’opposition n’est pas décapitée ?
Marou AMADOU : Ecoutez, Mahamadou Issoufou n’a guerre besoin de voyager, Hama et Mahamane Ousmane doivent rentrer et c’est tous ensemble que nous allons mener la résistance contre cette dictature.

RFI : Est-ce que depuis le début de la crise les partis politiques de l’opposition font tout ce qu’ils pouvaient pour empêcher le maintien du président Tandja Mamadou ?
Marou AMADOU : Il faut le reconnaitre certes, on ne peut pas dire depuis le début. Mais l’heure n’est plus aux critiques inutiles, vaut mieux tard que jamais. Je pense qu’aujourd’hui il y’a une opposition cohérente, soudée et déterminée qui se mobilise crescendo jusqu’à ce que nous triomphions dans notre pays.

RFI : Et est ce que faute de chefs de partis libres de leurs mouvements, vous n’êtes pas devenu Marou Amadou le principal animateur de cette opposition ?
Marou AMADOU : Ecoutez, personne n’est le principal animateur de cette lutte. C’est tous ensemble que nous avions besoin d’un pays dirigé par un Président de la République et non d’un pays dirigé par un dictateur qui a tous les pouvoirs concentrés entre ses mains et celles de son clan.

RFI
: Marou Amadou, merci.

Transcription par Aboubacar Yacouba BARMA 19 septembre 2009 Publié le 18 septembre 2009

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Ce soir : Soirée hommage

Jean-Yves BARRERE,
une vie de passions et d’engagements

JYB_2Une soirée d’hommage pour Jean Yves Barrère est organisée le samedi 19 septembre 2009, à partir de 19h au CICP, 21 ter rue Voltaire, Paris 11ème (métro Rue des Boulets ou Nation)

"La vie de Jean Yves Barrère a été droite et pleine. Une vie de passions et d’engagements. Un alliage incomparable de séduction et d’exigence têtue (...)

Jean-Yves a su traduire sa colère en engagement. Il a refusé l’indifférence sans jamais tomber dans le pathos, faisant toujours, comme dans sa vie privée, preuve d’une très grande pudeur. Il avait une grande défiance par rapport à toutes les formes de récupération, mais sa méfiance instinctive du pouvoir ne l’a jamais empêché de proposer et d’agir. Il savait explorer des voies inattendues, des voies à première vue aberrantes dans la logique dominante. Il savait les faire mûrir avec obstination. Il avait la capacité de trouver normales des propositions à contre-courant, comme si les choses allaient d’elles mêmes. Il savait les agrémenter de quelques provocations en osant prendre les risques nécessaires. Il avait la morale pointilleuse sans chercher à l’imposer aux autres et sans jamais tomber dans le moralisme. Son intransigeance sur les principes, tempérée d’un grand humour, s’accompagnait toujours d’une profonde humanité. Il savait mêler de manière intime la radicalité, l’anticapitalisme et la démocratie. Ce qui ne l’empêchait pas d’être attentif aux autres et de laisser toute sa part à l’amitié. Il savait en toute circonstance garder une distance attentive, de la dignité et du recul. Cette attention discrète suscitait une confiance qui lui était reconnue. (...) Jean-Yves a compté pour tant de femmes et d’hommes dans sa vie que j’ai pris le parti de n’en citer aucun. "
EXTRAIT de "Jean-Yves BARRERE, une vie de passions et d’engagements" Par Gustave Massiah

Sur le site du CEDETIM :
- le texte Jean-Yves BARRERE, une vie de passions et d’engagements écrit par Gus MASSIAH
- des images d’une conférence de presse du collectif « AREVA ne fera pas la loi au Niger » où Jean-Yves intervenait pour le Cedetim
- les liens vers différents documents, dont certains de ses textes.

-  Téléchargez "Jean-Yves BARRERE, une vie de passions et d’engagements" Par Gustave Massiah


Jean-Yves avec le CEDETIM ont fait parti de ceux qui ont initié et soutenu le collectif Areva ne fera pas la loi au Niger. Il est d'ailleurs intervenu lors de la conférence de presse que le collectif a organisé à l'Assemblée Nationale en mars 2008.


Voir aussi :
- Une place au paradis - Billet d’Afrique et d’ailleurs - Survie
- Disparition de Jean-Yves Barrère, par Houria Bouteldja sur le site des Indigènes de la République

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Ce soir !

TINARIWEN au théâtre du Chatelet

Pour la dernière veillée du Ramadan

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Arrestation du chef de fil de l’opposition : Tandja fait un pas dans la dictature

Image_1Il n’y a plus de doute, la sixième République nigérienne, voulue par le président Mamadou Tandja, sera celle de la dictature. L’avancée démocratique de ce pays, qui était caractérisée par la vitalité des institutions républicaines (Assemblée nationale, Conseil constitutionnel...) et le dynamisme de sa société civile, va de mal en pis.

Depuis qu’il a bravé vents et marées pour faire changer la Constitution de son pays par voie référendaire le 4 août 2009, s’accordant une prolongation du mandat présidentiel de trois (3) ans, plus rien ne peut arrêter le colonel-président dans sa dérive autoritaire.

Tout est fait, comme pour être à la hauteur de son péché, en faveur de l’émergence de la pensée unique : celle qui crédite le pouvoir de n’avoir que des projets de bonheur pour ce pays, pauvre et très endetté. Après l’arrestation d’une quinzaine de personnalités politiques et de dignitaires proches de l’opposition, le moment est venu de frapper encore plus fort et de faire davantage dans le cynisme. Pour cela, il n’y avait pas mieux à faire que d’arrêter l’opposant historique du pays, Mahamadou Issoufou.

Leader charismatique du principal parti d’opposition, PNDS, l’enfant de Tahoua, sa ville natale, est connu pour ses sorties fracassantes contre le régime nigérien et ne cachait pas son intention d’organiser une riposte aux errements continus de ce dirigeant. Celui qui est entre les mains de la haute sécurité judiciaire depuis hier est accusé d’être impliqué dans des malversations financières.

En fait, cette animosité contre l’opposition nigérienne s’explique par la constance de celle-ci : elle n’a pas reculé face aux multiples manœuvres du pouvoir avant, pendant et après le référendum ; elle a encore affirmé sa ferme volonté de ne pas participer aux législatives pour ne pas légitimer la forfaiture du camp présidentiel.

Cette opposition n’a fait que confirmer tout le bien que l’on pensait déjà d’elle. Ce qui l’a, du reste, conduite en 2007 à faire tomber le gouvernement d’Hama Amadou par une motion de censure.

Elle avait aussi réussi l’exploit de faire rallier toutes les institutions républicaines à sa cause au point qu’on pensait à la capitulation inévitable du camp Tandja. Mais pourra-t-elle tenir la route face à la répression aveugle du pouvoir ? Rien n’est moins sûr, néanmoins, elle a donné la preuve qu’elle est faite d’hommes et de femmes qui ne se laissent pas guider par leur tube digestif, qu’elle a un minimum de principes à défendre.

Elle doit resserrer les rangs dans ce combat historique contre une dictature, qui n’est qu’à ses débuts. Avec la puissance publique entre les mains, et une communauté internationale qui fait preuve de faiblesse, le colonel-président ira jusqu’au bout de sa logique, qui pourrait se résumer, comme nous l’écrivions dans notre édition du 8 septembre en ceci : “Vous avez dit que le pays sera ingouvernable, en attendant, je ne vous laisse aucun répit. J’userai de tout mon pouvoir pour vous réduire à votre plus simple expression”. Il reste à espérer que les forces vives du pays ne laissent pas les opposants à leur sort et que la communauté internationale ne reste pas indéfiniment passive face à cette dictature.

Abdou Karim Sawadogo
Africatime / Abdou Karim Sawadogo
L’Observateur Paalga 17/09/2009

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18-09-09

Ce soir !

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Autres dates :

5 oct. 2009 - l'Alhambra - Paris
6 oct. 2009  - Le Phare - Toulouse
7 oct. 2009 - Le Krakatoa - Bordeaux
8 oct. 2009  - Victoire 2 - Montpellier
10 oct. 2009 - La Merise - Trappes
15 oct. 2009 - Le 106 - Rouen

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Palais de Justice de Caen le 2 octobre

dscf0055_2Le 1er juillet 2008, une douzaine de militants du collectif antinucléaire "GANVA" bloquaient pendant 6 heures, et de manière non-violente un train de déchets nucléaires en provenance d'Italie et à destination de La Hague (Basse-Normandie). Quatre d'entre-eux étaient jugés à Caen en janvier pour "présence sur les voies, dégradation et entrave à la circulation", et condamnés à 2500 euros d'amende, dont 2000 avec sursis, ainsi qu'au paiement de 7700 euros de dommages et intérêts à la SNCF. Mais le Parquet fit appel du délibéré. L'affaire est jugée de nouveau vendredi 2 octobre 2009 à 8h30, au nouveau Palais de Justice de Caen, (place Gambetta). Les 4 militants risquent des peines plus sévères. Aidons-les !

La veille : soirée projection et débat sur le thème du nucléaire, à Caen.
Le jour du procès : rassemblement devant le nouveau Palais de Justice de Caen à partir de 8h00 et prises de paroles à l'issue du procès, vers midi.

Cette action de blocage et le procès qui a suivi ont déjà permis d'informer et de sensibiliser les populations et ont suscité le débat, notamment au sein des conseils municipaux de Caen et de Chambéry, sur le trafic régulier des déchets hautement radioactifs (sur les réseaux ferré et routier, dans nos gares...).

Des questions graves restent posées :

Etant donné l'opacité des chiffres d'AREVA concernant le niveau de contamination des castors (wagons de déchets radioactifs), comment savoir si, actuellement, les usagers et le personnel de la SNCF ne sont pas en danger ?

Etant donné que la société nucléaire ne se contente plus du risque zéro, mais du « risque calculé » (!), comment avoir confiance dans les Plans Particuliers d'Intervention (P.P.I.) supposés organiser les secours en cas d'accident ferroviaire ou routier ?

Il est aussi possible de soutenir financièrement les militants du groupe d'action non-violent antinucléaire (GANVA) en envoyant vos dons à Cacendr, 5 rue du 15 septembre 1944, 54 320 Maxeville, chèque à l'ordre de Cacendr avec inscription au dos du chèque « Soutien Ganva ».

Contact : ganva.blogspot.com

PS. Au lendemain du procès,  les 3-4 octobre prochains, il y a la grande manifestation (+concerts, conférences...) à Colmar (à côté de Strasbourg) pour exiger la fermeture de la centrale nucléaire la plus ancienne de France, Fessenheim, et la sortie du nucléaire. Elle est désobéissante, puisque les autorités ont interdit le lieu du départ !

http://www.fermons-fessenheim.org

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17-09-09

Musiques du désert, journée de solidarité

l_cd46731f36c64ec3856a43fba1786712Samedi 17 octobre à partir de 15 h. Concert à 20h.

Dès 15h, l’occasion sera donnée au sein de l’Espace Charles Vanel de découvrir de nombreux aspects de la culture berbère et touarègue.

- Exposition de photographies de Jean-Luc Manaud et de Céline Pagny
- Projection de films (au choix)
"Au centre de la terre" d’Ingrid Patetta (sur un constructeur de puits au Sud Est Niger)
"Les guitares de la rébellion" de Jérémie Reichenbach (histoire mêlée du groupe Tinariwen et de la rébellion des années 1990)
"La mort de la gazelle" (attente dans un campement rebelle en 2008)
"Niamey et le travail", comment ça va ? » (film sur l’exil rural)

- Artisanat et art culinaire donneront également un avant goût de la soirée musicale.

Dès 20h
, une grande rencontre d’artistes venus d’Afrique et d’Europe permettra de découvrir un répertoire traditionnel enrichi de nouvelles couleurs musicales.

Au programme :
Le Duo Soma présentera un Conte du désert.
- Le guitariste Farid Medghacen - musique traditionnelle kabyle.
- Le groupe Kel Assouf, fruit de la rencontre à Bruxelles d’artistes venus d’Afrique et d’Europe, nous offre des compositions inspirées du répertoire traditionnel touareg et influencées par chaque musicien. Ne soyez donc pas surpris d’entendre dans cette musique du désert des intonations blues et même rock ou reggae.

+ d’infos sur la journée http://www.loeildumonde.org

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Entretien avec Ahmed AKOLI

Secrétaire Général de la Cellule Politique du MNJ en Europe.
Propos recueillis par Jacqueline Dupuis, Temoust


arton11721_46ea0Aujourd’hui, où en sont les négociations avec le pouvoir nigérien suite à la médiation libyenne ?


Ahmed Akoli :
La médiation initiée par le guide de la révolution libyenne entre le Niger et le MNJ suit son cours, et hier des responsables nigériens ont participé à une rencontre avec nos délégués à Niamey. Le gouvernement, par son représentant, leur a signifié officiellement sa disposition à poursuivre le dialogue. Dans les prochains jours une rencontre est prévue à Tripoli entre les deux présidents. La date n’a pas été déterminée. Le président nigérien a promis de faire libérer les prisonniers détenus à cause de leur appartenance sociale et – ou - supposés de connivence avec notre Mouvement. D’autres points non négligeables ont aussi été abordés, et quand à notre délégation, elle a déjà regagné la Libye.

Il reste un travail de fond à faire entre les différentes parties pour aller aux véritables négociations, et des assises du Mouvement donneront la suite à donner. Pour nous, des obstacles sont en train d’être dépassés pour instaurer un climat de sérénité au nord. Pour le moment nous restons ouverts et prudents et attendons encore la matérialisation de cette volonté.

Qu’en est-il de la France et de l’Algérie ?


Ahmed Akoli :
La France exploite à fond l’uranium au nord, détruisant le cadre de vie des populations sans aucune forme de contre partie. Elle apporte son expertise au système politique actuel du Niger sans jamais prendre d’initiative quelconque. L’Algérie, un des leaders de la sous région, reste en retrait pour le moment. Les organisations africaines, quand à elles, se détournent totalement du Sahara et des ses occupants, elles n’en parlent qu’en termes de sécurisation de frontière pour faire appel aux fonds internationaux en cas d’enlèvements terroristes, sans jamais parler des droits des occupants de cette aire géographique.

Le MNJ a traversé plusieurs crises ce dernier mois. Où en êtes-vous actuellement ?


Ahmed Akoli :
Effectivement il y a eu une rupture de confiance entre le premier responsable du Mouvement et ses compagnons directs, par manque de transparence et de collégialité dans les décisions engageant le Mouvement, mais ce dernier reste membre à part entière du Mouvement.

Un Directoire a actuellement été chargé de la conduite de nos actions pour consolider notre unité. Nos martyrs ont donné ce qu’ils ont de plus cher : leur vie. Et d’autres combattants restent mobilisés pour l’instauration d’une justice sociale au Niger.

Actuellement des efforts sont en train d’être entrepris pour consolider l’unité de tous les combattants du MNJ sans exception et des autres frères qui l’ont quitté à un moment ou à un autre. Un appel leur est lancé pour la convergence de nos efforts en vue d’atteindre nos objectifs communs. Je pense que la maturité d’esprit nécessaire existe en chacun des combattants pour éviter les querelles intestines et dépasser tout cela.

Tout ce qui se passe là est un signe de vivacité et d’esprit critique, que les uns et les autres doivent prendre avec fair play, car un mouvement c’est un ensemble qui doit continuer. Cela prouve qu’on peut se remettre en question et provoquer un débat démocratique sur nos objectifs et stratégies, mais aussi avoir une culture d’imputabilité.

La situation politique du Niger est conflictuelle. Comment analysez-vous son évolution ?


Ahmed Akoli :
C’est un recul désolant, les jalons d’un Etat fiable restent à installer au Niger, on peut s’attendre au pire si la classe politique ne se ressaisit pas à temps. Il y a des réalités que nous dénonçons depuis longtemps et qui nous rattrapent, telles que, par exemple, les institutions taillées sur mesure dont le dysfonctionnement met en exergue une lutte de clans.

L’opposition n’est pas plus méritante que la dynastie actuelle au pouvoir. En ce qui nous concerne, aucun d’eux n’a trouvé à ce jour une ébauche de solution à nos préoccupations, ni même eu le courage d’aborder politiquement le sujet qui reste tabou. Les opposants se retrouvent d’ailleurs mieux dans les injustices que nous subissons, si ils n’en sont pas pour certains les instigateurs. Les non applications des Accords de Paix de 1995 pour préserver la paix sociale n’a été la préoccupation d’aucun d’eux, ni le déséquilibre socio économique entre les régions, caractérisé par la confiscation des terres.

Quels sont les enjeux du développement pour votre pays et pour le peuple touareg ?


Ahmed Akoli :
Les communautés des pasteurs éleveurs nomades, notamment au nord Niger, n’ont que la terre et le cheptel, ces espaces semi arides, comme richesse. Dépossédées, sans exercice d’autodétermination, elles subissent déjà une pauvreté chronique, due aux sécheresses ou disettes, plus rarement aux inondations, et là elles entrent dans une pauvreté permanente. Cette privation des droits fondamentaux les désorganise, ruine la base de leur économie pastorale, détériore leur cadre de vie. La terre est monétarisée avec les permis d’exploitation de plus en plus systématiques et notre identité en pâtit. Ces injustices constituent une menace à notre existence, et dans un élan de survie les communautés n’ont plus que le choix de la révolte face à un Etat et des institutions inadaptées.

J’espère qu’un jour, l’Etat du Niger le comprendra, et recherchera une solution juste et durable à nos revendications politiques.

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Ce soir sur France 2

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Au pays du nucléaire

Normandie : la région la plus nucléarisée de la planète. Avec un mélange détonnant d'humour et de sérieux, Esther Hoffenberg voyage dans les méandres d'un secret bien gardé : le nucléaire et le retraitement de ses déchets. En interrogeant à la fois les habitants et les représentants politiques, associatifs et industriels, la réalisatrice dévoile les nombreux aspects d'une réalité angoissante, aussi invisible qu'irréversible. Que signifie vivre avec le nucléaire ? Voyage au coeur d'une des préoccupations écologiques et politiques majeures de ce millénaire, en France comme ailleurs.

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Silence, on coule !

Chronique de Jean-Pierre Tuquoi
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La Sierra Leone, le Nigeria et le Tchad ont été les premiers touchés. Puis, début septembre, c'est sur le Sénégal, le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso... que se sont abattues des pluies torrentielles. Même le Sud algérien n'a pas été épargné. En quelques heures, des quartiers entiers d'une douzaine de pays du continent africain ont été rayés de la carte, des routes détruites, des ouvrages d'art emportés tandis que les agriculteurs voyaient disparaître leur bétail. Le bilan humain est lourd : au moins 160 morts recensés à ce jour et près de 600 000 sans-abri.

C'est le Burkina Faso qui a été le plus atteint. Le 1er septembre, à Ouagadougou, la capitale, des dizaines de milliers d'habitations se sont écroulées. Le principal hôpital de la ville a dû être vidé de ses patients et les écoles réquisitionnées pour accueillir des familles. Même chose à Dakar, au Sénégal, où quinze des seize quartiers de la capitale ont été inondés. Au Niger, on redoute que le choléra fasse des ravages.

La communauté internationale a réagi promptement. L'Union européenne a débloqué en urgence 2 millions d'euros pour les fournitures de vivres, de médicaments et de moustiquaires. Le Japon, le Canada, l'Allemagne, Taïwan et la Côte d'Ivoire, un pays frontalier du Burkina Faso, ont annoncé l'octroi rapide de dons. La France a octroyé 100 000 euros à Action contre la faim (ACF), une ONG présente au Burkina Faso. "C'est ce que nous avions demandé pour les premiers secours. Ça suffira", note Patrick Andrey, responsable Afrique de l'Ouest d'ACF. L'ONU espère récolter 18 millions de dollars au profit des sinistrés. Les plus pingres ont été les Etats-Unis qui n'ont déboursé que 50 000 dollars.

De ces événements dramatiques, la presse française - et étrangère - n'a guère rendu compte. Les agences de presse ont pourtant donné l'alerte, mais sans susciter de réaction. Au mieux, l'affaire a été expédiée en quelques lignes, confirmant l'idée que l'Afrique intéresse peu les médias. L'annonce qu'un cyclone aurait ravagé les côtes de la Floride et affecté 600 000 personnes aurait suscité davantage d'écho...

Ce qui vient de se passer dans cette partie de l'Afrique méritait pourtant un meilleur traitement. Même si aucune certitude n'existe, il n'est pas exclu que le déluge qui vient de s'abattre soit lié au réchauffement climatique en cours. Saison des pluies ou pas, jamais, depuis un siècle, Ouagadougou n'avait reçu autant d'eau en si peu de temps. A l'autre extrémité du continent noir, en Afrique de l'Est, sévit une sécheresse.

Si les inondations sont bien une conséquence du changement climatique, le constat s'impose que l'Afrique est mal préparée à l'affronter. Ses villes, en plein essor, se sont développées sans plan d'urbanisme. L'occupation de l'espace y est anarchique, sans système d'évacuation des eaux. De nouvelles catastrophes sont à redouter. La presse en parlera-t-elle ?

Jean-Pierre Tuquoi

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