20-06-09
Les institutions bloquent le projet du président
Les institutions font de la résistance face au projet du président Mamadou Tandja
qui est déterminé à organiser un référendum qui pourrait lui permettre
notamment de prolonger son mandat. La Commission électorale
indépendante (Ceni) n'a pas retenu l'idée de ce référendum. Des
élections législatives anticipées auront bien lieu le 20 août prochain
a annoncé la Ceni. Une décision qui découle de la dissolution de
l'Assemblée nationale par le chef de l'Etat, fin mai.
Quand les institutions de la République sont bloquées, il reste toujours le peuple. Ce peuple c'est le dernier recours du président Mamadou Tandja. Un peuple souverain que le numéro 1 Nigérien veut prendre à témoin après avoir ressuscité le Conseil de la République qu'il a convoqué vendredi, dix ans après sa création.
Mais pendant les trois heures d'entretien au palais présidentiel, il n'a pas été question de l'organisation des législatives anticipées ou du référendum constitutionnel. Mamadou Tandja n'avait inscrit à l'ordre du jour que deux dossiers : 1- La possibilité pour lui de légiférer par ordonnance pour prolonger le mandat des élus locaux qui expire le 30 juin prochain. 2- Le droit de ratifier lui-même les accords de financements entre le Niger et les bailleurs de fonds.
La réponse du Conseil de la République a été sans ambigüité. L'institution se déclare incompétente sur ces questions qui relèvent de la représentation nationale. Le problème c'est que l'Assemblée nationale n'existe plus puisqu'elle a été dissoute par le même Mamadou Tandja.
Face à cette situation de blocage, le président Tandja n'a désormais plus d'autre choix que de prendre le peuple nigérien à témoin. Un peuple à qui il va devoir expliquer comment cette Constitution, dont il s'est accommodé pendant dix ans, l'empêche subitement aujourd'hui de travailler.
Article publié le 20/06/2009 Dernière mise à jour le 20/06/2009 à 06:34 TU
19-06-09
L'agenda de Maitre Bourdon synchro avec celui d'Areva
Mines d'uranium: Areva crée un observatoire de la santé avec des ONG

PARIS - Le groupe nucléaire français Areva a annoncé vendredi la
création, en collaboration avec les ONG Sherpa et Médecins du Monde,
d'un observatoire de la santé autour des sites miniers où il exploite
l'uranium, en particulier au Niger et au Gabon.
Composé de 12 experts, nommés pour moitié par les ONG et pour moitié par Areva, ce "Groupe pluraliste d'observation de la santé (GPOS), étudiera "l'impact potentiel" des activités d'extraction d'uranium d'Areva sur la santé des travailleurs et des populations vivant à proximité des mines.
Pour chaque site d'exploitation d'uranium, sera par ailleurs créé un "observatoire local" de la santé avec conseil d'administration et comité médical, où seront représentés les ONG, les autorités publiques locales et le groupe français.
"Nous sommes fiers de cet accord qui est inédit et exemplaire car il règle le passé et organise une vigilance pour le futur", a estimé, lors de la signature du document, l'avocat William Bourdon, président de Sherpa, réseau international de juristes basé à Paris.
Entre 2003 et 2007, l'association Sherpa a mené des enquêtes de terrain au Niger et au Gabon. Dans ses conclusions, elle parlait de "présomptions très sérieuses" d'un lien entre certaines pathologies et les radiations résultant de l'extraction de l'uranium et dénonçait "la culture du secret" d'Areva.
La Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), qui avait participé à ces enquêtes, a émis "de nombreuses réserves" sur l'initiative conjointe d'Areva et Sherpa, craignant qu'elle ne se résume à "une nouvelle opération de communication".
"Cet accord va faire débat, nous l'assumons", a répondu Me Bourdon, estimant avoir défendu l'intérêt des populations sans "parti pris idéologique, ni angélisme ou naïveté". "L'agenda de certaines ONG, parfois, et c'est un peu paradoxal, ne recoupe pas l'agenda des victimes", a-t-il regretté.
(©AFP / 19 juin 2009 12h34)
18-06-09
Impact de l’exploitation de l’uranium par AREVA au Niger et au Gabon Observatoires de la Santé : Progrès réel ou écran de fumée
AREVA devrait annoncer demain la création d’Observatoires de la Santé autour des mines d’uranium exploitées par le groupe à travers le monde, à commencer par le Niger et le Gabon.
La CRIIRAD pose plusieurs questions et émet de nombreuses réserves sur ce projet. Si Areva ne propose pas certaines garanties (inclusion de toutes les personnes concernées, prise en compte de toutes les pathologies incriminées, dispositifs d’indemnisation adaptés…) et ne prend pas en parallèle des dispositions pour réduire l’impact sanitaire et environnemental de ses activités, la mise en place de ces observatoires ne constituera pas un progrès réel.
La création d’Observatoires de la santé par Areva autour des mines d’uranium constitue-t-elle un progrès réel ou s’agit-il d’une nouvelle opération de communication ? La CRIIRAD appelle les travailleurs et les populations dont les intérêts sont censés être défendus par ces accords à ne pas se réjouir trop vite et souhaite attirer l’attention des citoyens et des medias sur plusieurs points...
Communiqué CRRIRAD-18 juin 2009 (PDF – 1.2 Mo)
17-06-09
Les sept centrales syndicales du Niger appellent à une grève générale pour ce jeudi
APA-Niamey
(Niger) Les sept centrales syndicales des travailleurs du Niger,
constituées en intersyndicale, ont appelé mercredi à une grève générale
d’une journée pour ce jeudi sur toute l’étendue du territoire national
pour protester notamment contre l’intention du Président Mamadou Tandja
de convoquer un référendum tendant à modifier la constitution, a appris
mercredi APA de bonne source.
« Nous allons en grève pour contester le changement de la constitution
et dénoncer le faible accès aux médias étatiques pour tous ceux qui ne
sont pas d’accord avec le référendum » a dit Idrissa Gado, un des
responsables de l’intersyndicale, au cours d’une conférence de presse à
Niamey.
Selon lui, ce mouvement va paralyser le secteur de la santé, de l’école ainsi que les services des impôts et de la santé animale.
Les centrales syndicales dont certaines sont membres du Front de défense de la démocratie (FDD), une coalition de partis et ONGs opposés au maintien au pouvoir du Président Tandja, entendent également appeler à « une nette amélioration » des conditions sociales des travailleurs nigériens.
« Nous avons entendu le gouvernement dire qu’il pourra organiser le referendum sans l’appui de l’extérieur, cela veut dire qu’il de l’argent (…) pourquoi alors n’est pas plutôt améliorer les salaires et recruter de nouveaux agents » a affirmé M.Gado.
L’intersyndicale entend également protester contre le « faible accès » aux médias publics pour les organisations opposées au projet de la consultation référendaire.
A la demande du FDD, la Cour constitutionnelle du Niger a rendu, le 12 juin dernier, un arrêt pour annuler un décret signé par le Président Tandja et fixant au 4 août le référendum.
Celui-ci devait aboutir à l’adoption d’une nouvelle constitution qui permettra au Chef de l’Etat sortant de briguer un troisième mandat, alors qu’il devait se retirer du pouvoir au terme de son deuxième quinquennat qui expire le 22 décembre, selon la Constitution actuelle.
Tinariwen ! Nouvel Album !
23 JUIN PROCES - AREVA/TOUAREG - XVII CHAMBRE PARIS
L’affaire pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale »
qui a été engagée contre la société AREVA et son Directeur Protection du Patrimoine
et des Personnes, Monsieur Thierry d’Arbonneau, sera plaidée en vue d’être jugée :
le 23 juin, 13 h 30
devant la XVIIe Chambre du Tribunal correctionnel de Paris.
Pour rappel, la première audience de procédure a eu lieu le 26 mars 2009.
Une association allemande pour la défense des droits de l’homme et une association émanation de la société civile Touareg du Niger ont cité à comparaître la société AREVA et son Directeur Protection du Patrimoine et des Personnes Monsieur Thierry d’Arbonneau, devant la XVIIe Chambre du Tribunal correctionnel de Paris.
Ces derniers sont poursuivis pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.
L’affaire sera plaidée le MARDI 23 JUIN à 13 h 30.
Vous êtes tous invités à assister à cette audience historique dans les rapports entre AREVA et les Touaregs.
C’est la première fois que les deux parties se rencontrent devant les juridictions françaises.
Les parties civiles ont par ailleurs engagé une action devant une juridiction internationale contre la France à raison de l’activité d’Areva au Niger.
RAPPEL :
Areva veut que la france aide Tandja à "mater la rébellion des Touareg"
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