11-06-09
Encore une pause !
Pause jusqu'à ... lundi voir +
En attendant, pour les actualités Niger
allez voir :
Temoust
Issalane
Google Actu Niger
CE WEEK-END
Festival Nomad’s Land à Bruxelles -12-13 juin
Le festival Nomad’s Land présentera deux jours autour autour du nomadisme les 12 et 13 juin à Bruxelles. La première soirée se concentrera sur les peuples nomades africains alors que la seconde se penchera sur la culture tzigane.
Vendredi 12 juin
19h30 : "Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue", film de Jérémie Reichenbach.
20h 30 : Débat avec Rhissa Feltou (Conseil municipale de la Ville d’Agadez-Niger), Ismaghil Alhassane (docteur en études de développement) et Paul Lorsignol (Icra Belgique).
21h45 : Concert de Kel Assouf (Touaregs) et Aziza Ibrahim (Sahraouie)
Koudede à Bordeaux
Deux concerts !
Les 12 et 13 juin 2009
La Guinguette chez Alriq
Quai de Queyries
Bordeaux
Entrée : 7 €
Paris - Week end Résistance Africaines
Organisé par Survie pour ses adhérents. Ouverts aux sympathisants
L’idée est de se retrouver autour de l’association Survie pour un
week-end convivial d’échanges, de réflexions et de travaux autour des
solidarités existantes et/ou à construire vis à vis des résistances
africaines, et à la françafrique.
Plus spécifiquement, nous proposons de travailler et de réfléchir sur
différents sujets selon différentes approches..
+ sur le site de SURVIE IdeF
Bulletin électronique des Organisations de la Société Civile du Niger

Au sommaire :
- Réforme Constitutionnelle au Niger Alternative organise une journée de réflexion
- Tintamarre autour du projet Tazarce Partisans et adversaires dans la rue
- Référendum - Le poker menteur de Tandja
- Transparence des industries extractives : Le Rotab et le Gren s’associent
- Enquête sur l’octroi des permis miniers - L’Assemblée nationale s’y oppose
- Conflit armé - Vers des négociations ?
- Exécutions extrajudiciaires dans le Nord - Un rapport de l’ONU épingle le Gouvernement
- Fièvre de l’uranium - Alambo met en garde Areva
- Rébellion armée - Prorogation de la mise en garde
Téléchargez doc PDF
pages 1 à 15
Téléchargez doc PDF
pages 15 à 34
OCTROI DES PERMIS DE RECHERCHES MINIÈRES ET PÉTROLIÈRES Les bonnes affaires des «intermédiaires»
Depuis quelques temps, il est apparu une nouvelle race de courtiers en mines ou intermédiaires. Selon un expert des questions minières que nous avions interrogé, les intermédiaires sont d’apparition récente. « Il y a quelques années, les investisseurs, intéressés par les blocs miniers, s’adressaient directement au Ministère des Mines et de l’Énergie. Mais pour l’organisation de leur séjour au Niger, ils font appel aux services de petites structures ou des particuliers pour leur faciliter les réservations d’hôtels ou dans les compagnies de transport aérien pour leur retour. Ces structures avaient, un moment, évolué en proposant aux investisseurs des interprètes (la plupart d’entre eux ne maîtrisent pas la langue de Molière) et des véhicules pour leurs divers déplacements dans les différentes administrations. Il faut savoir qu’un investisseur minier peut être intéressé par la législation fiscale, environnementale, du travail, etc. En retour, ces structures facturent toutes leurs prestations en bonne et due forme. Et la plupart d’entre elles disposent de leurs registres du commerce et s’acquittent de leurs impôts et taxes. Leurs prestations ne vont pas au-delà de ce que je viens d’énumérer », précise notre interlocuteur.
Mais depuis quelques années, notamment après la politique de di-versification des partenaires dans le secteur minier, il y a eu la naissance des «intermédiaires». Selon l’expert, « ces derniers sont le stade suprême des premiers. Ce sont parfois des particuliers qui ont pris le titre de consultants, qui s’impliquent totalement dans le processus de l’obtention des permis de recherche. Ils introduisent les investisseurs dans les salons de personnalités très influentes qui pourraient leur garantir l’obtention d’un permis de recherche en contrepartie d’une forte rémunération qui sera repartie entre les différentes personnes ayant concouru au processus ». L’une des conséquences de cet état de fait, c’est qu’il n’ y a pas de place pour des factures ou des déclarations fiscales. « Le problème pour le Niger, c’est que dans ce système, ni la notoriété, ni les capacités techniques encore moins la surface financière des compagnies qui décrochent des permis ne sont prises en compte. Seule compte leur capacité à convaincre « concrète-ment» ceux qui connaissent quelqu’un qui connaît, à son tour, quelqu’un capable de leur décrocher le permis par simple coup de fil. En réalité, on est plutôt en présence de véritables lob-bies qui ont leurs entrées dans les cercles des décisions », ajoute notre source qui précise que « cette acti-vité est tellement juteuse que l’on compte, aujourd’hui, plusieurs réseaux bien structurés. Certains de ces réseaux ont, en leur possession, des données techniques que seul le Ministère des Mines et de l’Énergie peut avoir. Avec ces données, ils prennent contact avec des potentiels investisseurs ». Comment est-il possible pour eux d’avoir de telles données? La question vaut son pesant d’or ou d’uranate. Le comble c’est qu’après l’attribution de plus de 120 permis de recherches, il n’y a pas, aujourd’hui plus d’une dizaine appartenant à trois ou quatre sociétés, qui font l’objet de travaux. On se rappelle de ce que la presse avait fait cas récemment des ennuis judicaires d’un notaire ou encore d’une affaire de plusieurs centaines de millions au Ministère des Mines et de l’Énergie. L’un des moyens susceptibles de faire la lumière sur cette affaire, c’était la commission de contrôle parlementaire sur les conditions et l’environnement d’octroi des permis de recherches et d’exploitation miniers et pé-troliers que les députés de l’opposition, à l’époque où l’Assemblée nationale vivait son dernier souffle, avaient préconisée.
En son temps, cette proposition qui a aussi rencontré l’agrément des députés du groupe parlementaire du Rassemblement des démocrates a été battue en brèche par les élus MNSD et CDS. Avec 35 voix pour, 69 voix contre et 0 abstention, la proposition de résolution a été rejetée, le mardi 19 mai dernier. Pourtant, la création de cette commission aurait permis d’investiguer sur l’opacité qui entoure l’octroi des permis de recherche et d’exploitation minières et les commissions versées aux intermédiaires. Pour Kalla Hankouraou, député de l’opposition, à l’époque, la commis sion devrait permettre d’avoir des clarifications «sur l’absence de transparence dans le processus d’octroi de permis, l’absence de toute préoc-cupation tendant à identifier les intermédiaires et à leur faire payer les impôts et taxes dus en pareille circonstance, la corruption qui gangrène ce milieu». Pour Sanoussi Tambari Jackou, un autre ancien député de l’opposition, la commission aurait permis de savoir ce que font exactement les sociétés minières ayant acquis ces permis, quelle part exacte des ressources elles versent à l’Etat,...
A l’époque, les députés de la majorité avaient estimé qu’il n’est pas dans le rôle et la mission de l’Assemblée nationale de faire le gendarme derrière des institutions, des services ou des sociétés qui font un travail technique au Niger. Selon eux, la création des commissions parlementaires de contrôle ou d’enquête doit être suffisamment motivée sur la base des faits et actes objectifs et commandée par une nécessité impérieuse, car autrement les recours à ces outils risquent d’être banalisés. Sur cette base, les présidents des groupes parlementaires MNSD Nassara et apparentés PSDN Alhéri et CDS Rahama ont donné comme consigne de vote le rejet de cette proposition de résolution.
Et pourtant, « toutes les commissions permanentes, y compris la commission saisie au fond ont recom-mandé l’adoption de cette résolution. Comment comprendre un tel retournement de situation ? C’est que, entre temps, ceux qui ont des choses à se reprocher ont pu probablement prendre la mesure du danger de cet exercice qui peut conduire à éclabousser plusieurs barons et proches du régime, et ont engagé un véritable travail d’intimidation, d’intoxication et même dans certains cas d’achat de conscience, car pour eux, aucun prix n’est de trop pour empêcher de faire la lumière sur l’affairisme qui gangrène ce secteur. Ainsi, ont-ils convaincu certains députés de renoncer à leurs prérogatives constitutionnelles de contrôle de l’action gouvernementale », avait lâché Kalla Hankouraou.
Certaines sources font cas, en effet, d’énormes trafics et de redistribution des sommes importantes au profit du cartel d’intervenants et de démarcheurs opérant dans le processus d’attribution des permis d’exploitation minière. Des virements importants de plusieurs centaines de millions de francs qui auraient été effectués par des compagnies privées au profit de certains intervenants proches du pouvoir avaient alerté l’opinion sur le caractère plutôt opaque qui entoure les transactions minières au Niger. C’est ainsi que dans ce cadre, selon Hankouraou, citant le journal ‘‘la Lettre du continent’’ du 30 octobre 2008, un consultant fictif du nom de ‘‘Drake and Part’’ aurait empoché 7 millions de $ US. Dans les mêmes circonstances, deux Nigériens auraient engrangé chacun près de 500 millions sur un contrat de 2 milliards 500 millions FCFA, l’un de la part d’une société australienne et l’autre d’une société sud africaine. Certaines sources laissent croire que le Tazartché est aussi passé par là.
Ainsi l’adhésion du Niger à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) ne semble avoir rien changer. La transparence est devenue impossible au regard de cette volonté affirmée de protéger les grosses affaires qui risqueraient d’éclabousser beaucoup de personnalités proches du régime. C’est pourquoi, les organisations de la société civile, notamment le Groupe de Réflexion et d’action sur les industries extractives (GREN) et le Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaires (ROTAB), scandalisées par ce culte de l’opacité, ont décidé de militer sans répit pour une enquête indépendante sur cette sombre affaire.
Mahamadou Diallo
EXPLOITATION DE L’URANIUM AU NIGER Une méga pollution en perspective
Niger : Ban appelle à résoudre les différends pacifiquement
9 juin 2009 – « Ces développements interviennent à un moment où le Niger a fait des
progrès significatifs pour résoudre le conflit touareg et pour
consolider le progrès démocratique et économique », a souligné la
porte-parole de M. Ban dans une déclaration.
M. Ban « appelle toutes les parties à agir dans le plein respect de la
Constitution du pays et à éviter toute action qui saperait les gains
démocratiques du Niger, ainsi que la stabilité politique du pays ». Il
salue « les récentes initiatives lancées par les dirigeants régionaux
et appelle les parties prenantes du Niger à coopérer pleinement à ces
initiatives pour résoudre les problèmes actuels pacifiquement. »Le
Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est préoccupé par la tension
politique exacerbée au Niger après la décision du Président de
dissoudre le Parlement et appelle toutes les parties à résoudre
pacifiquement leurs différends.
![]()
SUR TEMOUST
09-06-09
Nouvel album de Tinariwen
Le 4ème album de Tinariwen "Imidiwan: Companions" sera dans les bacs le 29 juin. L'album
a été enregistré à Tessalit (Adrar des Ifoghas) et produit par
Jean-Paul Romann (Lo'Jo, Terakaft). Le CD sera accompagné d'un making
of vidéo sur l'enregistrement de l'album.
Voici la liste des titres :
1. Imidiwan Afrik Tendam
2. Lulla
3. Tenhert
4. Enseqi Ehad Didagh
5. Tahult In
6. Tamodjerazt Assis
7. Intitlayaghen
8. Imazeghen N Adagh
9. Tenalle Chegret
10. Kel Tamashek
11. Assuf Ag Assuf
12. Chabiba
13. Ere Tasfata Adounia
Japonais chante "Tamodjerazt Assis" et Intidao fait ses débuts comme compositeur et chanteur sur "Imazaghen N' Adagh".
08-06-09
PROJET DE RÉFÉRENDUM CONSTITUTIONNEL L'entêtement suicidaire
Il faut savoir quitter les choses avant
qu’elles ne vous quittent, disait en substance un éminent homme
politique français du siècle dernier. En d’autres termes, il faut
quitter le pouvoir pendant qu’il est encore temps. Cette réflexion
pétrie de sagesse et de réalisme politique pourrait s’appliquer au
président Tandja qui a marqué sa détermination à s’offrir à la fois une
transition politique de trois ans mais aussi une nouvelle Constitution
de type présidentiel après ses deux mandats constitutionnels. Ce qui
correspond bien sûr à la conception qu’il se fait du chef, c’est-à-dire
celui-là qui dispose des pleins pouvoirs pour décider en toutes
circonstances et selon ses propres desiderata. Le chef doit être
unique. Là n’est pas fondamentalement le problème.
La communauté internationale préoccupée
Le
problème, c’est que son projet de référendum est en contradiction avec
la Constitution qui fonde aujourd’hui son pouvoir. C’est pourquoi, ceux
qui ont la possibilité de le rencontrer le lui disent de vive voix.
Certaines sources indiquent, en effet, que l’ancien chef d’Etat
nigérian, le général Abdoul Salami Aboubakar, président du conseil des
sages de la Cedeao et émissaire spécial du président du Nigeria Umaru
Musa Yar Adua, reçu mardi dernier par le président Tandja, aurait
entrepris de dissuader son interlocuteur de poursuivre son projet. En
effet, il y a quelques jours, le conseil des sages de la Cedeao réuni à
Niamey, a désapprouvé la modification de la Constitution par le
président nigérien.
« Les Etats-Unis sont inquiets par rapport
aux récentes déclarations faites dans le cadre de la tenue d’un
référendum national par le président, visant à rédiger une nouvelle
Constitution en vue de permettre l’extension de son mandat
présidentiel. Nous croyons que cela risque de porter atteinte aux
acquis sociaux, politiques et économiques difficilement conquis durant
cette dernière décennie, et que cela retarderait la démocratie basée
sur une transition régulière et pacifique du pouvoir politique… », a
affirmé le porte parole du département d’Etat américain, Ian Kelley,
vendredi dernier. Le Canada a aussi fait part de sa préoccupation en
raison de l’annonce du référendum constitutionnel.
Cela risque
de porter un coup dur à la coopération du Niger avec certains de ses
partenaires. On se rappelle qu’au lendemain du coup d’Etat du général
Baré en 1996, l’USAID avait suspendu ses projets pour cause de déficit
démocratique dans le pays. Il a fallu plus de 10 ans pour qu’elle les
reprenne. Bien d’observateurs laissent entendre que le président Tandja
est aujourd’hui dans une logique où il est sourd à tous les appels au
respect de la Constitution. Ce qui laisse supposer que le plaidoyer du
général Aboubakar n’aura porté aucun fruit.
Raidissement du pouvoir
C’est
dire que ce qu’on appelle couramment communauté internationale suit
avec intérêt la situation sociopolitique au Niger qui va en se
raidissant. La manifestation prévue le 7 juin par le Front de défense
de la démocratie (FDD), un regroupement d’organisations de la société
civile et de partis politiques hostile à la prolongation du mandat du
chef de l’Etat, vient d’être interdite par les autorités. Quel
développement peut-on enregistrer au cas où le FDD décide de passer
outre ? Ce qui est absolument clair, c’est que le président Tandja est
décidé à aller jusqu’au bout de sa logique malgré tous les obstacles.
Il
ne va pas reculer. Il l’a démontré à travers au moins trois actes
majeurs. Le premier acte, c’était son message à la Nation du 29 mai
dernier où il a réaffirmé avec force sa détermination à organiser le
référendum avec à la clé des menaces ouvertes contre ses opposants. A
ce propos, certains de ses partisans n’exclueraient pas de déboulonner
la Cour constitutionnelle si elle dit le droit feignant d’ignorer que
les membres de cette haute juridiction sont inamovibles pendant leur
mandat.
Le 2eacte, c’est qu’il renvoie aux calendes grecques la
tenue des élections législatives anticipées, inaugurant ainsi une
période d’exception. Le 3eacte, c’est la nouvelle mission confiée à la
commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’organiser le
référendum, en plus des autres consultations électorales. Du reste, en
début de semaine, il a nommé un comité de cinq juristes pour lui
concocter une nouvelle constitution.
Il est évident que la non
organisation des élections législatives anticipées, dans les délais
constitutionnels, consécutive-ment à la dissolution de l’Assemblée
nationale, le 26 mai dernier, sera un autre gros parjure du chef de
l’Etat. Ce d’autant que la Constitution en vigueur lui fait obligation
de tenir les élections 45 jours au moins et 90 jours au plus. A la date
du 23 août prochain, on devrait disposer d’une nouvelle Assemblée
nationale. Le cas contraire, le président Tandja se trouverait dans une
posture d’illégalité.
La tenue régulière d’élections
transparentes, libres et justes, la condamnation de tout changement
anti constitutionnel de gouvernement, et de l’atteinte à l’indépendance
de la justice…sont des dispositions cardinales contenues dans la charte
africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de
l’Union africaine. Le projet du président Tandja qui va mettre entre
parenthèses la démocratie pour consacrer un régime d’exception, ne
serait-ce que pendant les trois ans de transition qu’il envisage, est
une violation grave de cette charte.
Rien n’est acquis pour Tandja…
Dans
les milieux informés, on parle de plus en plus de l’embarras de
certains partis qui ont très tôt soutenu l’avènement de la 6eRépublique
annoncée par Tandja. Le scénario de la transition de trois ans n’était
pas dans leur schéma.
Le président du CDS, président de
l’Assemblée nationale dissoute, Mahamane Ousmane, était rentré
triomphalement à Niamey, le 2 juin dernier. Il devrait rencontrer le
chef de l’Etat, ce jeudi 4 juin. On apprend que cet entretien sera
décisif sur la suite du partenariat entre le CDS et le MNSD qui a
conduit Tandja deux fois de suite au pouvoir. Les conditions de la
dissolution de l’Assemblée, en l’absence de son président, les mesures
draconiennes contre les députés…seraient des questions à l’agenda de
cette audience.
Entre le CDS et le MNSD, c’est une alliance
contractée pour cinq ans. A la fin de cette année, l’alliance arrivera
à son terme. En fonction des résultats de ce tête à tête décisif entre
Tandja et Ousmane, on saura si l’alliance survivra. En toute
responsabilité, le CDS, un parti qui fonctionne sous le modèle du
centralisme démocratique, avisera. On apprend que dans la soirée du
mercredi 3 juin, Mahamane Ousmane devrait recevoir à sa résidence une
délégation du FDD, à la demande de ce nouveau cadre.
Pendant ce
temps, le président Mamadou Tandja continue à tenter le tout pour le
tout. Il fait la cour à certains groupes socioprofessionnels comme les
contractuels, les civicards, les étudiants. Aux deux premiers, il a
amélioré le taux du pécule, et aux autres il a annoncé l’octroi de
secours scolaires destinés aux étudiants non boursiers.
Dans la
même optique, le président Tandja entend rencontrer ces groupes et
d’autres structures de jeunes, le vendredi 5 juin. Son référendum sera
certainement à l’ordre du jour. Au total, il peine à se rendre compte
du péril qui guette le pays.
Oumarou Keïta
La FIDH et l’ANDDH dénoncent les manipulations constitutionnelles du Président Tandja
La FIDH et son organisation membre au Niger,
l’Association nigérienne pour la défense des droits de l’Homme (ANDDH),
expriment leur vive inquiétude suite à la décision du Président
nigérien Mamadou Tandja d’organiser un référendum sur l’adoption d’une
nouvelle Constitution qui lui permettrait de prolonger son mandat qui
prend fin le 22 décembre 2009, alors même que cette révision a été
désapprouvée par la Cour constitutionnelle.
Niger : La Cour constitutionnelle s'oppose à l'amendement de la Constitution
08-06-2009 La Cour constitutionnelle a émis un avis défavorable au projet de référendum voulu par le Président Mamadou Tandja pour amender la Constitution dans le sens de pouvoir briguer un autre mandat présidentiel. Le président de la République ne saurait engager la révision sans violer son serment, a indiqué la Cour dans un avis constitué de 4 articles, en réponse à la saisine introduite par un groupe de 23 députés pour l'interprétation de huit articles de la Constitution du Niger, adoptée en août 1999. La Constitution en vigueur limite à deux le nombre de mandats présidentiels de cinq ans.



