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03-06-09
Niger: Le président Yar'Adua envoie une mission de médiation
Politique-Niger - Le président nigérian, Umaru Yar'Adua, a envoyé une
délégation de haut niveau à son homologue nigérien, Mamadou Tandja,
pour lui exprimer l'inquiétude de son pays et de la Communauté
économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) face à la crise
politiques au Niger.
Un communiqué de la présidence nigériane publié mardi à Lagos
précise que la délégation est conduite par l'ancien président nigérian,
Abusalami Abubakar, un général à la retraite.
La délégation est
comprend également le président de la Commission de la CEDEAO, Mohammed
Ibn Chambas, le ministre nigérian délégué aux Affaires étrangères,
Bagudu Hirse, et le Conseiller spécial du président sur les Affaires
étrangères, l'ambassadeur Jibrin Chinade.
Président en exercice
de la CEDEAO, le président Yar'Adua a chargé la délégation de trouver
une solution pacifique de sortie de la crise politique au Niger née de
la décision du président Tandja d'organiser un référendum
constitutionnel afin de pouvoir briguer un troisième mandat à la tête
du pays.
Lagos - 03/06/2009 - Pana
![]()
Niger : Une ONG appelle à faire échec au « coup d’Etat» du Président Tandja
Ouestafnews - La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) vient de lancer un appel aux organisations africaines et à la communauté internationale pour faire échec à ce qu’elle qualifie de « coup d’Etat rampant » au Niger.
L’appel, adressé à l’Union africaine (U.A), à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), à la communauté internationale et à la société civile, demande à celles-ci de prendre « toutes les initiatives appropriées » afin de stopper une procédure « qui risque de créer un arrêt brutal de l’expérience démocratique du Niger », selon un communiqué de la Raddho parvenu à Ouestafnews.
Le président du Niger, Mamadou Tandja, a dissout l’Assemblée nationale de son pays le 26 mai 2009, 24 heures seulement après un avis défavorable de la Cour constitutionnelle qui s’opposait à son projet de référendum visant à prolonger son mandat présidentiel qui doit arriver à terme à la fin de l’année.
Au terme de l’actuelle constitution, le président Mamadou Tandja qui en est à son deuxième et dernier mandat ne peut se représenter ni prolonger ce mandat.
Il ne peut non plus modifier par quelque procédé que ce soit les clauses de la constitution qui réglemente la durée et la limitation du mandat présidentiel.
Dans sa déclaration, la Raddho dont le siège se trouve à Dakar, invite le président Tandja à « revenir sur sa décision, et à trouver les moyens de quitter le pouvoir avec honneur et dignité avec l’aide des Nigériens et des Africains ».
Pour l’organisation panafricaine de défense des droits de l’homme, « ce coup de force constitutionnel est de nature à compromettre tous les acquis démocratiques de même que toute l’architecture institutionnelle et constitutionnelle patiemment élaborée à la suite d’évènements tragiques de l’histoire récente du Niger ».
La Raddho dit craindre que l’attitude du président Tandja va certainement ouvrir « une nouvelle ère d’incertitudes et d’instabilités dans ce pays et en Afrique de l’ouest ».
D’ailleurs pour cette ONG, le projet de Tandja est d’autant plus inquiétant qu’il s’inscrit dans une série de voltes-faces qui « ouvre une période d’incertitudes » dans la sous région, après les coups d’Etat en Mauritanie, en Guinée et l’assassinat d’un chef d’Etat en Guinée Bissau.
L’eau, l’autre ressource stratégique d’Areva
Déclaration du Front pour la Défense de la Démocratie (FDD)
Les organisations de la Société Civile et Partis Politiques membres
du Front pour la Défense de la Démocratie, réunies le 1er juin 2009 à
l’effet d’examiner la situation politique nationale font la déclaration
suivante :
Considérant la Constitution du 9 Août 1999 ;
Considérant
l’avis N° 02 de la Cour Constitutionnelle en date du 25 Mai 2009
déclarant anticonstitutionnel le projet de référendum ;
Considérant
le message à la nation du Président de la République en date du 29 Mai
2009 annonçant l’organisation prochaine d’un référendum ayant pour
objectif de lui octroyer une prolongation de mandat de trois (3) ans ;
Constatant,
l’entêtement du Président de la République à organiser son référendum
malgré l’avis de la Cour Constitutionnelle et en dépit de
l’impossibilité légale et constitutionnelle, au risque de violer son
serment coranique et commettre un acte de haute trahison ;
Constatant
le rejet pur et simple des conseils à lui prodigués par les sages de la
CEDEAO sur le caractère anticonstitutionnel de son référendum et la
remise en cause de la démocratie ;
Rappelant
au Président de la République qu’après le 22 décembre 2009, il n’est
plus Président de la République du Niger conformément à la Constitution
du 9 Août 1999 et par conséquent le traiterons comme un simple citoyen ;
Nous, Organisations de la Société Civile et Partis Politiques,
regroupés au sein du FDD, très attachés à la Constitution du 9 Août
1999 et à la démocratie :
Attirons
l’attention des chefs traditionnels sur l’impérieuse nécessité de se
préserver et de respecter leur statut conformément à la tradition, aux
lois et règlements de la République ;
Décidons
d’engager des poursuites judiciaires contre les Gouverneurs et Préfets
complices de cette entreprise anticonstitutionnelle ;
Demandons
aux chefs traditionnels de s’abstenir de tout comportement
anticonstitutionnel notamment le soutien au projet « Tazartché » du
Président de la République.
Attirons
l’attention des Ulémas, témoins du serment coranique du Président de la
République, sur leurs obligations de l’interpeller en vue du respect
par lui de cet engagement sacré ;
Rejetons la décision irresponsable et anticonstitutionnelle du Président de la République d’organiser le référendum ;
Affirmons notre détermination à combattre ce projet par tous les moyens que nous autorise la Constitution du 9 Août 1999.
Remercions
les Organisations, les Pays amis, tous les démocrates de part le monde
pour leur prise de position visant à concourir à la préservation de la
paix sociale et des acquis démocratiques et Républicains au Niger ;
Déplorons la situation survenue à Dosso et rendons en directement responsable le Président de la République ;
Le FDD apporte tout son soutien moral aux blessés et leur souhaite un prompt rétablissement ;
Exigeons la libération de tous les citoyens interpellés suite à ces évènements ;
Exigeons la tenue des élections législatives anticipées dans les délais imposés par la loi ;
Lançons
un appel à toutes les militantes et les militants pour une mobilisation
générale afin arrêter le processus de remise en cause de la démocratie
engagé par le Président de la République sortant. Prenons de nouveau à
témoin la communauté internationale sur la poursuite de la dérive
autoritaire et ses conséquences imprévisibles voulues et planifiées par
le Président de la République sortant.
Fait à Niamey le 2 juin 2009
Le Front pour la Défense de la Démocratie
Niger : pressions internationales sur Tandja, le Général nigérian Abubakar envoyé au front à Niamey
Ouestafnews
- Le général Abdulsalami Abubakar, ancien chef d’Etat nigérian, est
arrivé à Niamey ce 2 juin 2009 au moment où le Niger est traversé par
de vives tensions consécutives à la dissolution de l’assemblée
nationale et au désir du président Mamadou Tandja de faire modifier la
constitution de son pays.
Le général nigérian, à la tête d’une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), est « porteur d’un message adressé au Président Mamadou Tandja » par le président Musa Yar’Adua du Nigeria, actuel président en exercice de l’organisation sous régionale, selon un communiqué transmis à Ouestafnews.
La visite du général Nigérian vise à faire revenir le président Tandja sur sa décision d’organiser un référendum constitutionnel qui lui permettrait de rester au pouvoir pour trois ans supplémentaires alors que son deuxième et dernier mandat arrive à terme dans deux mois.
« Au cours de sa mission, le Général Abubakar cherchera à assurer le respect de la légalité constitutionnelle par tous les acteurs politiques conformément aux protocoles de la Cedeao », affirme le texte. Un des ces protocoles, dit protocole « sur la démocratie et la bonne gouvernance » interdit aux Etats signataires toute modification des règles du jeu électoral dans les six mois qui précèdent une élection.
Toutefois, beaucoup de pays ont ignoré par le passé ces clauses et procédé à des amendements constitutionnels ayant permis à des chefs d’Etats de rester au pouvoir en violation des textes de l’organisation sous-régionale. La visite du général Abubakar intervient aussi au moment où toute l’Afrique regarde avec inquiétude les développements politiques au Niger, le pays étant divisé en deux après l’annonce faite par le président Tandja de faire réviser la constitution, afin de proroger son mandat qui arrive officiellement à terme à la fin de l’année.
Une coalition de plus de 200 organisations nigériennes composée d’associations, de parti politiques et d’ONG s’opposent à ce projet. Ce 2 juin 2009, la Rencontre africaine pour la défense de droits (Raddho, ONG basée à Dakar) s’est insurgé contrer le projet d’amendement constitutionnel et a lancé un appel aux organisations régionales africaines et à la communauté internationale pour qu’elles s’opposent à ce que la Raddho a qualifié de « coup d’Etat rampant » au Niger.
Lors d’une récente réunion du Conseil des ministres de la Cedeao qui s’est tenue les 26 et 27 mai 2009, l’organisation sous-régionales avait également « exprimé ses préoccupations » estimant que les derniers développements « pourraient compromettre les importants acquis réalisés dans ce pays en matière de gouvernance démocratique ».
Mamadou Tandja peut-il rempiler ?
Surfant sur une conjoncture favorable, le président de la République
annonce la tenue d’un référendum pour changer la Constitution et se
donner ainsi la possibilité de briguer un troisième mandat.
Six mois après les premières « manifestations populaires spontanées » demandant une révision de la Constitution pour lui permettre de briguer un troisième mandat, le président Mamadou Tandja, 71 ans, est sorti de son mutisme. Le 5 mai, à Agadez, en marge de la cérémonie de lancement des travaux autour du gisement d’Imouraren, il a affirmé qu’il lui était difficile de « rester insensible à l’appel du peuple ». L’inauguration de ce qui sera la plus vaste mine d’uranium à ciel ouvert en Afrique et dont la mise en service fera du Niger le deuxième producteur de la planète intervient alors que le chef de l’État nigérien vient tout juste d’établir le dialogue avec les rebelles touaregs, en guerre contre le pouvoir central depuis février 2007. Profitant d’une conjoncture éminemment favorable, Tandja a donc décidé de surfer sur ces succès pour dévoiler ses intentions.
Rappel à l’ordre pour Tandja
Dix
personnalités de la région sont venues demander au président nigérien
de respecter son engagement à ne pas modifier la Constitution.
En juillet 2001, à Niamey, Mamadou Tandja présidait la réunion inaugurale du Conseil des sages de la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Huit ans plus tard, le président nigérien se fait taper sur les doigts par le même Conseil à cause de son projet de référendum pour prolonger son mandat au-delà de décembre prochain. Les Sages lui rappellent qu’il a signé en décembre 2001 un protocole qui interdit toute réforme substantielle de la loi électorale dans les six mois qui précèdent une élection sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques. On en est loin… Du coup, la Cedeao menace le Niger d’un blocus économique de la sous-région sans préjuger d’autres sanctions de la part de l’Union africaine et de l’ONU !
À l’arrivée des Sages à Niamey, le 15 mai dernier, Mamadou Tandja a cru un instant qu’il pourrait les amadouer. Ils étaient dix, représentant le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, le Liberia, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Des membres de la société civile, comme la Malienne Sira Diop et le Burkinabè Léopold Ouédraogo, ou des diplomates à la retraite, comme le Sénégalais Mbaye Mbengue et le Togolais Bitokotipou Yagninim. Il les a longuement reçus au palais et leur a dit d’un ton patelin : « Vous savez, j’ai un problème. Je voudrais rester pour terminer mes chantiers. Or la Constitution ne me le permet pas. J’ai besoin de vos conseils. » Mais à la sortie de l’entretien, l’un des dix a confié : « Quand il parle de “ses” chantiers, il trahit le fond de sa pensée. Il est persuadé que les projets en cours ne lui survivront pas. Or c’est le contraire qui risque d’arriver. S’il reste, il va peut-être déclencher un soulèvement populaire et le départ des bailleurs de fonds. »
Évidemment, le président nigérien n’apprécie pas du tout l’admonestation des Sages. L’un de ses proches lâche en privé : « Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que nos voisins sont derrière tout ça. » Quels voisins ? Chacun connaît les relations difficiles entre le Niger et le Burkina Faso. Mais cette fois-ci, les regards se tournent vers le Nigeria. Est-ce pour faire oublier la fraude à grande échelle de 2007 ? Depuis son élection, le nouveau chef de l’État nigérian, Umaru Yar’Adua, se veut le champion de la loi et du due process, le respect de la procédure légale. Lors du dernier sommet de la Cedeao qu’il a présidé en janvier, à Abuja, il a dénoncé avec vigueur les coups d’État en Mauritanie et en Guinée, au grand dam du Sénégalais Abdoulaye Wade, qui a boudé la réunion. Pour Mamadou Tandja, il est donc tentant de voir la main du Nigeria derrière la démarche du Conseil des sages. « Faux, réplique l’un des dix. Nous n’avons décidé cette visite qu’avec le président de la Commission de la Cedeao, Mohamed Ibn Chambas, et son directeur des affaires politiques, Abdel-Fatau Musah. » Tous deux sont ghanéens. Nigeria, Ghana… Mamadou Tandja risque d’avoir maille à partir cette fois avec les anglophones.

Tandja crée un comité d’élaboration de l’avant-projet d’une nouvelle Constitution pour le Niger
APA-Niamey
(Niger) Le chef de l’Etat nigérien Mamadou Tandja a signé un décret
portant création d’un comité technique chargé d’élaborer l’avant projet
de la nouvelle constitution qu’il s’est engagée à soumettre à un
référendum avant la fin de l’année, a appris APA lundi de source
officielle.
Ce comité est essentiellement composé de juristes parmi lesquels le
magistrat Issoufou Abba Moussa, ancien président de la Cour
constitutionnelle qui en préside la coordination, selon les termes d’un
communiqué du secrétariat général du gouvernement publié tard dans la
soirée du lundi.
On note également, la présence au sein dudit comité des
universitaires dont Dr Dagra Mamadou, précédemment ministre de la
justice occupant depuis quelques semaines le portefeuille de la
formation technique et professionnelle.
Le texte officiel n’a cependant pas précisé la durée du mandat de cette instance.
Le président Tandja a réitéré le 29 mai dernier, au cours d’un
message à la nation, la tenue d’un référendum portant sur une nouvelle
constitution qui lui permettrait de se maintenir au pouvoir au-delà de
la fin de son second et dernier quinquennat, en fin décembre prochain.
Quelques jours plus tôt, la Cour constitutionnelle du Niger s’est
opposée à ce projet, dans un avis rendu suite à sa saisine par un
groupe de 23 députés.
Vingt-quatre heures après cet avis défavorable, le président nigérien a dissous le parlement.
Dimanche, le Front de défense de la démocratie (FDD), une coalition
de partis politiques, syndicats et ONG envisage dés le 7 juin des
manifestations de rue ponctuées de grèves pour empêcher la tenue du
référendum sur la Constitution.
DS/od/APA 2009-06-02 05:56:27
01-06-09
Niger: manifestations annoncées contre la tenue d'un référendum
Des partis politiques, syndicats et ONG au Niger ont annoncé lundi
des manifestations de rue et des grèves pour empêcher la tenue du
référendum sur la Constitution nigérienne voulu par le président
Mamadou Tandja pour rester au pouvoir après la fin de son mandat.
"Le
7 juin, nous allons organiser simultanément de gigantesques
manifestations à travers tout le pays pour nous opposer à la tenue du
référendum", a affirmé à la presse Hassoumi Massaoudou, membre du Parti
nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS).
Principale
force de l'opposition, le PNDS est également membre du Front de défense
de la démocratie (FDD), une coalition de 231 ONG et partis politiques,
dont certains issus de la coalition qui soutient M. Tandja, décidés à
faire échec au scrutin référendaire.
Le président nigérien, âgé
de 71 ans, a confirmé vendredi dans un message à la nation
l'organisation d'un référendum portant sur une nouvelle constitution
qui lui permettrait de se maintenir en fonction au-delà de la fin de
son second quinquennat, prévue le 22 décembre.
M. Tandja n'a pas précisé la date de cette consultation.
La
Cour constitutionnelle nigérienne a émis un avis défavorable à la tenue
de ce scrutin. Au lendemain de cet avis le président Tandja a dissous
le parlement.
Hassoumi Massaoudou a estimé que M. Tandja "veut
instaurer un pouvoir absolu", et a prévenu que ceux qui s'opposent à
son projet d'un troisième mandat ne "croiseront pas les bras" devant
"le processus de démolition des institutions démocratiques".
"Nous
allons organiser des grèves, des meetings, des marches et user de tous
les moyens constitutionnels pour faire échec à ce projet funeste", a
ajouté Mohamed Bazoum, autre responsable du PNDS, qui appelle "la
communauté internationale à agir face au chaos au Niger ".
Dimanche, les sept centrales syndicales du Niger ont décidé de lancer des grèves pour briser les ambitions de M. Tandja.
"La
principale arme des syndicats est l'arrêt de travail, nous sommes prêts
à aller à cette extrémité au cas où le président Tandja refuse de
reculer", a menacé Issoufou Sidibé, secrétaire général de la
Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN).
"Nous
allons organiser des marches, des opérations villes mortes contre le
référendum", a martelé Mahamane Hamissou président du Collectif de la
société civile nigérienne.
Copyright © 2009 AFP



