En vouature Simone

Niger, Archéologie, Solidarité

02-05-09

La paix c'est pour demain ?

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et l'inauguration d'Imouraren c'est pour le 4...

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01-05-09

Tartit à Paris !

SidiTaritGencopie

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30-04-09

LE LOBBYING D’AREVA POUR L’URANIUM DU NIGER

Article Charlie Hebdo - 29 avril 2009
Version lisible ++

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L'indépendance énergétique française repose sur le nucléaire, mais aussi sur des amitiés avec des pays pas toujours fréquentables. Par exemple, le Niger, principal fournisseur de l'uranium utilisé dans les centrales françaises. Charlie a obtenu des preuves sur les tueries commises par les autorités de ce pays.

Notre enquête révèle les détails des prochaines actions de lobbying que compte entreprendre l'industriel français du nucléaire, Areva, pour faire oublier les origines politiques de cet uranium.

Au cours de notre enquête. Nous avons appris que Je groupe Areva prépare pour le 25 mai une conférence de presse commune avec l'ONG Sherpa. Une organisation spécialisée dans la défense des droits de l'Homme, fondée par l'avocat William Bourdon. A cette occasion. Les dirigeants de Sherpa et d'Areva rendront publique la signature d'une convention pour la mise en place d'observatoires sanitaires et sociaux, d'abord au Gabon, puis éventuellement au Niger. Une manière pour l'industriel de donner des gages de sa bonne volonté. L’ONG garantira l’indépendance du dispositif.

Selon nos informations, le 4 avril dernier, Sherpa et Areva sont parvenus à un texte qui les a satisfaits. Interrogé sur ce partenariat, Yann Queinnec, le directeur de Sherpa, a refusé de commenter cette information, tout e confirmant l'existence de ces discussions.

A l’intérieur des mines, le droit social règne.

La communication d'Areva autour de cette initiative s'intègre dans une campagne de lobbying plus large en faveur de son activité au Niger. Elle passe par l’organisation, le 4 mai prochain, d'un voyage de presse vers ses mines d'uranium dans ce pays. Une façon de rassurer les journalistes, en montrant que « les salariés nigériens bénéficient des mêmes normes que les salariés français », selon les propos que nous a confiés le directeur de la communication du groupe, Jacques-Emmanuel Saulnier.

Tandis qu'à l’Assemblée nationale l’industriel soigne ses réseaux d'influence. Au sein de la direction du groupe, un lobbyiste, Edouard Philippe, « chargé des relations avec les élus », suit les parlementaires chargés du Niger. Un entregent pas toujours assumé. Nous avons ainsi sollicité Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d'amitié France-Niger à l'Assemblée. Nous souhaitions connaitre la nature de ses échanges avec Areva. Son assistante nous a rappelés pour nous expliquer qu'un «entretien ne leur semblait pas justifié ».

À l'entendre, Marc Vampa « ne rencontre pas les gens d'Areva. Il se contente d'animer des rencontres bilatérales avec les députés du Niger ». Des propos en contradiction avec ce que nous a déclaré le directeur de la communication d'Areva, qui nous a affirmé: « Edouard Philippe [le lobbyiste d'Areva] est en contact régulier avec Marc Vampa pour parler de la situation au Niger. »

On comprend mieux les efforts déployés par le directeur de la communication d'Areva, Jacques·Emmanuel Saulnier, qui a pour «obsession qu'il n'y ait pas de tabou » sur les activités nucléaires de son groupe. Un cap pas toujours facile à tenir. Parfois, à l’extérieur des mines d'Areva, la barbarie se banalise.

A l’extérieur des mines l’horreur règne

Au Niger, des inspecteurs de l'ONU attestent de nombreuses dérives sécuritaires, en marge des combats entre les autorités et un mouvement d'opposition armé touareg. le MNJ. Les forces gouvernementales pratiqueraient, de manière systématique, des exécutions sommaires de villageois suspectés de sympathie avec les rebelles. Dans une lettre du 13 août 2008, dont nous avons obtenu copie (voir fac-similé ci-contre), le rapporteur spécial des Nations unies, Philip Alston, estime que, depuis juin 2007, «au moins 78 personnes [...) appartenant à la communauté touarègue auraient été abattues de manière extrajudiciaire dans les régions du nord » du Niger. Selon lui, il s'agirait de « représailles » contre des populations civiles perpétrées par les forces gouvernementales. En annexe de ce courrier sont référencées quinze tueries, intervenues entre le 10 juin 2007 et le 29 juin 2008, avec les actes de torture qui les ont accompagnées et les noms des victimes. Ainsi, entre le 21 et le 25 mars 2008, à Tamazlakh, deux enfants auraient été exécutés par l’armée, pour J'exemple. Le 26 mars, à Dabaga, des militaires auraient pris à partie un commerçant; ils lui auraient coupé les oreilles à vif et mis le feu à ses cheveux avant de le poignarder.

Chez Areva, le directeur de la communication, Jacques-Emmanuel Saulnier, précise: « Nous n'intervenons pas sur ce qui se passe à l'extérieur de nos sites, nous sommes des industriels, nous ne faisons pas de politique. » Une appréciation que lui conteste un avocat français, Jérôme Be1kaIm, défenseur d'une association représentant des Touareg. Il accuse la direction d'Areva d'avoir déjà pris parti en faveur de l’armée nigérienne. À ce titre, Mr Belkaim a cité à comparaître Thierry d'Arbonneau, directeur de la sécurité au sein du groupe nucléaire, auquel il reproche d'avoir publiquement demandé à l'état français de donner des armes au Niger pour « mater la rébellion des Touareg », lors d'une réunion du Medef, en présence de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie. L’affaire sera plaidée le 23 juin prochain devant le tribunal de grande instance de Paris. Quelle qu'en soit l'issue, pour l'avocat des Touareg il ne

s'agit que de « la première étape d'une longue affaire judiciaire ». Selon lui, le véritable enjeu consiste, à terme, à  « obtenir une reconnaissance du droit foncier des Touareg sur les tems dont ils ont été chassés et où sont exploitées des mines d'uranium »

Areva occulte la question de fond

Selon lui, au regard du droit des peuples autochtones, tel qu'il est reconnu par les Nations unies, les compagnies nucléaires occidentales, dont Areva, devraient verser « près de 200 millions d'euros » à ces peuples nomades autrefois expropriés (la Cogema, ancêtre d'Areva, opérait dans les mines du Niger dès 1969). D'autant que ces zones ont été rendues partiellement impropres à l'agriculture. Plusieurs nappes d'eau potable ont été contaminées par l’exploitation de l’uranium, quand elles n'ont pas été simplement asséchées, les installations minières d'Areva nécessitant, à elles seules, une consommation annuelle estimée à 8 millions de mètres cubes d'eau. De tels enjeux pourraient inciter les industriels à ne pas se préoccuper des civils touareg massacrés.

À travers ce dossier s'opposent ainsi deux analyses de la responsabilité sociale des grands opérateurs énergétiques. Pour les uns, au nom de l'indépendance énergétique de nos économies, le caractère stratégique de leurs implantations dans ces pays et les relations diplomatiques qui les sous-tendent les placent, bon gré mal gré, en position de partenaires, voire de complices, des dirigeants locaux qui leur permettent de prospérer. Pour les autres, leur responsabilité se limite aux événements qui se déroulent à l’intérieur de leurs sites. Point. C'est cette deuxième analyse que préfère retenir Areva. Et son lobbying se déploie pour nous convaincre du bienfondé de son choix.

Guillaume Dasqué
Avec Agathe André

Pour les illustrations
Voir ICI

Pour la version PDF
c'est ICI

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Mobilisation contre le riz génétiquement modifié !

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Pour lutter contre l'expansion des OGM sous toutes leurs formes.

Le riz, l'aliment de base consommé quotidiennement par plus de 2 milliards d'individus, est menacé par le génie génétique. A l'heure actuelle, le riz génétiquement modifié n'est cultivé commercialement nulle part au monde. Mais la pression des compagnies semencières et de certains gouvernements pourrait bientôt changer la donne...

Dans les semaines à venir, les Etats membres de l'Union européenne vont devoir se prononcer sur l'autorisation d'importer le riz génétiquement modifié LL62 de Bayer. Il faut absolument empêcher cette autorisation !

Ensemble, mobilisons-nous dès maintenant contre le riz transgénique.
Pour cela, vous pouvez d'ores et déjà :

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29-04-09

Association Targuinca : Bulletin d'information n°9 - Avril 2009

ecoleL’espoir de paix au Niger se confirme. Le 23 avril, le premier ministre nigérien, Seini Oumarou, a appelé les factions rebelles à déposer les armes. Il a souligné: "qu’on observait une tendance à l’accalmie avec le renoncement à la lutte armée par de nombreux éléments dissidents du M.N.J". Début avril, le ministre de l’Intérieur a affirmé de son côté que les rebelles, divisés en trois mouvements distincts, avaient accepté de participer à des négociations conduites en Lybie par Mouammar Kadhafi. Selon des images diffusées par la télévision nigérienne, lors des consultations à Tripoli, Aghali ag Alambo, président du M.N.J., a affirmé de son côté l’engagement de son mouvement et des autres groupes pour une paix durable au Niger.

Il est donc permis d’espérer que les négociations aboutissent. Cependant, il y à fort à parier que les rebelles ne se contenteront pas d’une amnistie qui les ramènerait à leur point de départ ; il faudra aussi et surtout que le gouvernement nigérien prenne en compte les revendications des différents mouvements.

Pourtant, comment imaginer qu'une paix durable s’installe au Niger tant que des milliers de personnes, essentiellement des jeunes, n’ont accès ni à l’éducation ni au travail ? Tous ces jeunes analphabètes, sans formation professionnelle et coupés des savoir-faire traditionnels, constituent une véritable pépinière pour des rébellions futures. Si le Niger veut vivre en paix, il lui faudra faire de l’éducation la priorité des priorités. Ce devrait être également un objectif à privilégier pour les différentes O.N.G., nigériennes ou étrangères.

 

Le 27 mars 2009, le président Nicolas Sarkozy a rendu une visite de quelques heures au président Tandja et tenu une courte conférence de presse au cours de laquelle il a affirmé son soutien au gouvernement nigérien : « Le Niger est une démocratie vivante dans laquelle il existe de nombreux canaux pour faire valoir son point de vue ou ses revendications sans avoir besoin de poser des mines », a-t-il déclaré aux journalistes nigériens de Libération-Niger, Alternative, Le Républicain et La Roue de l’Histoire.

 

Le 31 mars, Idi Abdou, militant des Droits de l’Homme dans l’O.N.G. nigérienne Alternative espace citoyens, et, le 1er avril, Habibou Garba, directeur général de la radio et télévision Dounia, ont été placés en garde à vue à Niamey pour « diffamation et propagation de fausses nouvelles ». Selon Ali Idrissa, directeur adjoint du groupe Dounia, leur garde à vue fait suite à la visite de Nicolas Sarkozy, visite qu’Idi Abdou avait qualifiée, lors d’un débat sur la télévision Dounia, « d’escale technique et de pillage des ressources du Niger », l’exploitation de l’uranium ayant été au cœur des discussions du président français avec les autorités nigériennes. Les deux hommes interpellés devaient comparaître devant un juge.

 

Le 4 mai, le gisement uranifère d’Imouraren (5000 tonnes d’uranium par an pendant 35 ans, pour un investissement d’1,2 milliard d’euros) sera officiellement lancé, en présence d’Anne Lauvergeon, directrice d’AREVA, et des autorités nigériennes.

 

Dans cette zone du nord du Niger où AREVA exploite l’uranium depuis 40 ans et s’apprête à ouvrir le gisement d’Imouraren, d’autres nouvelles compagnies se sont aussi implantées, à la faveur de la politique de diversification des partenaires engagée par le gouvernement nigérien. Parmi ceux-ci figurent les Chinois qui interviennent à Azelik. L’uranium étant très dangereux pour la santé du fait de ses effets radioactifs, les autorités communales d’Agadez ont décidé de se renforcer pour mieux gérer les problèmes environnementaux et sanitaires qui découleront inévitablement de l’exploitation des nouveaux gisements. Ces problèmes se posent déjà avec acuité à Arlit et Akokan.

 

C’est pour poursuivre cet objectif que des membres de l’Association des municipalités du nord-Niger ont sollicité le concours de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité (CRIIRAD) pour une formation sur les problèmes liés à l’extraction de l’uranium. La formation, qui s’est déroulée les 6 et 7 avril derniers à Agadez, a été conjointement assurée par Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD, et l’O.N.G. Aghir’Iman d’Almoustapha Alhacen, basée à Arlit. Elle a regroupé des maires, des secrétaires généraux et des acteurs de la société civile de la région. Pour Bruno Chareyron, la contamination radioactive dénoncée régulièrement par les acteurs de la société civile basée dans la région n’est pas une vue de l’esprit ; elle est d’une grande ampleur, avec des concentrations en uranium qui dépassent dans certains puits, dont l’eau est consommée par les populations ou les travailleurs des mines, 10 fois les normes de l’OMS. A Akokan, les tas de stériles engendrent sur la piste un niveau de radioactivité 100 fois supérieur à la normale. Autour des mines, l’air est également pollué par les poussières radioactives et le gaz (le radon) qui sort en permanence des bouches d’aération des galeries souterraines de la COMINAK. « Cette contamination de l’eau, de l’air, des sols, peut et va très probablement induire sur le long terme des effets sanitaires en terme de cancers, de malformations génétiques, mais aussi des problèmes sur le système cardiovasculaire, le cerveau, sur l’ensemble de l’être humain. » explique Bruno Chareyron. Il préconise de prendre dès maintenant des mesures simples de protection : enlever les ferrailles et les plastiques contaminés qui sont chez les habitants, enlever les stériles radioactifs des rues, fermer les puits les plus contaminés, etc…

 

Actuellement, les habitants du nord du Niger, zone de transit pour les migrants subsahariens qui se rendent en Afrique du nord et au-delà, sont aux prises avec un autre problème de santé. Les travailleurs de la santé ont fait état d’une augmentation du nombre de migrants admis à l’hôpital public régional pour des cas de méningite. Cette année, en Afrique subsaharienne, l’épidémie de méningite s’est propagée plus tôt et plus rapidement que l’an dernier, selon l’OMS. Au Niger, près de 10 000 personnes avaient contracté la maladie au 12 avril et près de 400 y avaient succombé, contre 91 décès sur 1338 cas d’infection, à la même période, l’année dernière. Un tiers des cas de méningite ont été signalés dans le département de Zinder (sud), limitrophe du Nigeria. Au nord d’Agadez, moins densément peuplé, moins de 150 cas et 12 décès ont été répertoriés. Abari Ezeï, des autorités sanitaires régionales d’Agadez, a indiqué que près de 140 000 personnes avaient été vaccinées. Mais, selon les estimations de Médecins sans frontières, ce sont 2 millions de personnes qui auraient besoin de l’être au Niger.

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Le PAM réinstalle 20.000 personnes dans le Nord du Niger

PAMNiger - le Programme alimentaire mondial (PAM) a décidé de soutenir la réinstallation dans leurs villages d’origine de 20.000 personnes dans la région d’Agadez (Nord-Niger) avec 600 tonnes de vivres pour une assistance alimentaire de deux mois, indique le bulletin d’information de cette institution.

Selon le PAM, bon nombre de ces personnes se sont déplacées vers les centres de divers départements d’Agadez (Iférouane, Gougaram, Danet, Dabaga et Tchirozérine) - dont certains depuis 2007 - pour fuir l’insécurité qui a sévi dans la région. Leurs biens matériels et exploitations agricoles ont été laissés à l’abandon depuis leur départ.

Aujourd’hui, la sécurité aidant, certains d’entre eux ont déjà amorcé le retour dans leurs villages d’origine. "La réintégration dans le système économique reste un défi : le matériel délaissé depuis plus d’un an doit être remis en état et les exploitations agricoles sont à relancer", souligne le PAM

Selon les informations recueillies par le Comité régional de prévention et gestion des crises alimentaires (CRPGCA) d’Agadez, les difficultés de ravitaillement, la baisse du pouvoir d’achat, la fermeture des centres de Santé et écoles sont autant de questions nécessitant une réponse pour une réinstallation durable de ces personnes.

Dans un premier temps, les personnes, qui se réinstallent, auront besoin de nourriture dans l’immédiat afin de mieux concentrer les ressources qui leurs seront données (et éviter ainsi la vente des articles non-alimentaires) au redémarrage de leurs exploitations agricoles.

Niamey - 28/04/2009

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Communiqué de presse du MNJ

 

mnjSuite à la libération, après 04 mois de détention, de Mr Robert Fowler, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU dans le cadre du conflit qui oppose le gouvernement du Niger à la rébellion du MNJ, le Mouvement des Nigériens pour la Justice tient à manifester son entière satisfaction face à ce dénouement heureux.

 

Le MNJ souhaite à Mr Fowler ainsi qu’à ses compagnons, un bon retour auprès de leurs familles respectives et tient par ailleurs à féliciter les présidents du Mali et du Burkina Faso pour leurs efforts auprès des responsables de l’acte ignoble que constitue cet enlèvement ; efforts qui viennent ainsi de se couronner de succès.

Le MNJ réaffirme sa volonté à œuvrer pour une solution négociée du conflit qui l’oppose au gouvernement nigérien et espère que la Libye, l’ONU et les pays amis du Niger s’investissent davantage pour que notre pays retrouve la Paix Durable et Définitive.

Le Mouvement.

Posté par Anne_Simone à 19:51 - Simone actu Niger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le lobbying d'Areva pour l'uranium du Niger

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Posté par Anne_Simone à 09:47 - Simone actu Niger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L’EAU : UN DROIT PAS UNE MARCHANDISE

UnknownChaque jour dans le monde, plus de 8 000 personnes meurent de maladies hydriques, soit plus que les décès dus aux guerres; plus d’1 milliard manquent d’approvisionnement en eau salubre ; 2,6 mds manquent d`assainissement convenable, première cause de pollution et de maladies; 90% des rejets domestiques et industriels dans le monde ne sont pas traités (1) L’aide internationale dans le domaine de l’eau s’élève à moins de 2 mds€ par an, au lieu de 15 à 20 mds € qu’il faudrait investir.

Face à cette situation,

On assiste à la surabondance de conférences internationales sur la problématique de l’eau, un manque d’action crédible, et certains acteurs apparaissent comme les champions de la cause. Si elles sont utiles, ces rencontres ont des résultats limités et peu explicites et concrets sur le droit à l’eau. Pourtant, depuis 1970, les États s’accordent à reconnaître l’accès à l’eau par l’intégration à la lutte contre la pauvreté et au développement durable, mais ils ne s’accordent pas sur le statut juridique de l’eau (besoin? droit? bien économique/social? patrimoine mondial?). S’il est vrai que l’eau n’est pas marchandise et ne peut être soumise aux seules lois du marché dominées par la course au profit, cela reste insuffisant pour en garantir l’accès à tous.

Quant aux multinationales, certaines d’entre elles engrangent les bénéfices du marché juteux de l’eau embouteillée, produit de consommation de masse. Pourtant cette eau coûte cher aux particuliers (l’eau= 10% du prix d’une bouteille) et à l’environnement. Le groupe suisse ‘Nestlé’ commercialise l’or bleu et convertit, avec un goût ‘standard’, une partie des ressources en eaux de la planète en bouteilles. D’autres, avec la négligence ou la complicité des Etats, polluent et pillent à des fins industrielles, l’eau rare ou fossile. Tel est le cas des usines Coca-Cola et PepsiCo polluant l’eau en Inde (2003) ; ou des entreprises uranifères au Niger, comme la Française Areva qui puise démesurément l’eau dans les nappes fossiles, l’utilise et la redistribue contaminée par les nitrates aux habitants provoquant ainsi des maladies hydriques, comme la typhoïde devenue endémique.

La reconnaissance du droit à l’eau est un moyen indispensable pour définir les obligations et les droits de toutes les parties prenantes. En 2002 le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) de l’ONU a affirmé que le droit à l’eau - condition préalable à d’autres droits (2) - est reconnu implicitement à l’art. 11§1 du PIDESC (3) ; et que toute personne a le droit d’accès sans entrave à une eau salubre, en quantité suffisante et dans des conditions d’égalité pour répondre à ses besoins essentiels et aux exigences de dignité.

Mais l’eau devenant désormais ‘or bleu’, sa marchandisation et sa « pétrolisation » progressent dangereusement; considérée un bien commercialisable, elle a fait l’objet de privatisations aux effets pervers orchestrés par les institutions internationales et a été introduite dans l’AGCS ( 4 ). Cela permet l’intrusion des multinationales dans l’exercice du droit à l’eau, sa restriction et sa conditionnalité; Droit à l’eau mais à quel prix ? Selon le Comité DESC, le principe d’équité implique un prix abordable à tous sans compromettre la réalisation des autres droits. Le comité a impulsé la reconnaissance et la réalisation effectives du droit à l’eau mais c’est insuffisant. Outre les instruments juridiques, une réelle volonté politique accompagnée d’outils institutionnels, de capacités techniques et financières, et de gouvernance adéquates sont impératifs.

Samira Clady, collectif Tchinaghen
Afrique sans chaînes (ASC) n°5 (avril 2009), revue du GT Afrique du SI de la CNT

1.Source : ONU, OMS.

2.Voir notamment, le Rapport présenté par M. El HadjiGuissé, Rapporteur spécial de la sous commission sur la promotion de la réalisation du droit à l’eau potable et à l’assainissement, concernant « le rapport entre la jouissance des droits économiques sociaux et culturels et la promotion de la réalisation du droit à l’eau potable et à l’assainissement », du 25juin 2002. Doc. E/CN.4/Sub.2/2002/10.

3.L’Observation générale n°15, Le droit à l’eau (2002). Doc. E/C.12/2002/11 ; En outre, le Comité avait déjà reconnu auparavant, l’eau en tant que droit fondamental visé par le paragraphe 1 de l’article 11. Voir l’Observation générale n°6, Droits économiques, sociaux et culturels des personnes âgées, 8 décembre 1995, 13e session. Doc. E/1996/22. Voir également, le Pacte international relatif aux droits économiques,sociaux et culturels (16/12/1966, New York).

4.L’accord général sur le commerce des services de l’OMC (AGCS), disponible à l’adresse suivante : http://www.wto. org/french/docs_f/legal_f/26-gats.pdf.

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NIGER TANDJA S’ACCROCHE AU POUVOIR, AREVA à SES PROFITS

Image_1A un ans des élections présidentielles prévues pour le 22 décembre 2009, des partisans de Mamadou Tandja, l’actuel président, demandent au parlement la prolongation de son mandat jusqu’en 2012, créant le mouvement populaire pour la poursuite des actions du président. Cette prolongation nécessite une modification de la constitution. La réaction ne s’est pas fait attendre avec la naissance du Fusad (front uni pour la sauvegarde des acquis démocratique) qui regroupe 60 syndicats et une vingtaine d’ONG. Le 5 janvier, la convention minière entre le Niger et la société AREVA pour le permis d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren, a été finalement signée après plusieurs mois de négociations. Au nord Niger, depuis maintenant 2 ans, la guerre entre l’armée nigérienne et le MNJ (mouvement des Nigériens pour la justice) continue, avec les conséquences que l’on sait pour la population civile. Et voici que, cerise sur le gâteau, deux diplomates canadiens en mission pour l’ONU ainsi que leur chauffeur nigérien sont portés disparu depuis le 14 décembre 2008, leur voiture ayant été retrouvée sur une route à 45 km de Niamey. Cette disparition (aucune revendication d’enlèvement à ce jour) et le mystère qui l’entoure laisse perplexe au vu de la situation politique explosive du pays.

Afrique sans chaînes est la lettre d’info du groupe de travail Afrique du secrétariat international de la CNT.

Posté par Anne_Simone à 09:40 - Simone actu Niger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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