29-06-09
Niger : Les forces de défense et de sécurité appelées à la désobéissance
Le
chef de file de l’opposition nigérienne, Mahamadou Issoufou, a invité,
samedi, les forces de défense et de sécurité à la désobéissance contre
le président Mamadou Tandja qui a décidé, vendredi soir, de gouverner
par décrets et ordonnances pour assurer la continuité des services
publics.
Donnant lecture d’une déclaration du Front national pour la défense
de la démocratie (FNDD), une coalition de partis politiques, de
syndicats et d’associations de la société civile opposés à un projet de
référendum constitutionnel du président Tandja, M. Issoufou a déclaré
que nul n’est obligé d’exécuter un ordre parfaitement illégal.
"J’appelle les Nigériens et Nigériennes soucieux de la sauvegarde de
l’ordre démocratique et républicain à se mobiliser en vue d’actions
futures pour défendre les valeurs démocratiques", a-t-il dit, avant de
demander à la communauté internationale de prendre toutes les mesures
prévues en pareilles circonstances pour le respect de la légalité
constitutionnelle au Niger.
Le climat politique s’est passablement dégradé au Niger depuis la
décision du président Tandja de prendre des mesures exceptionnelles
pour gouverner en vertu de l’article 53 de la constitution, qui
l’autorise à gouverner par décrets et ordonnances.
Pour le politologue Souley Adji, les mesures exceptionnelles prises
par le président Tandja sont l’expression d’un déni de la démocratie.
"Désormais, toutes les libertés seront interdites. Il faut que
toutes les forces se mobilisent pour arrêter cette entreprise de
restauration autoritaire", a-t-il affirmé, soulignant que Tandja veut
mettre en place un régime militaire.
Pour sa part, M. Soli Abdourahamane, magistrat à la retraite, ancien
procureur et ancien ministre de la Justice a indiqué que le recours aux
mesures exceptionnelles qu’a décidé le président Tandja viole la
constitution "étant donné que la procédure n’est pas respectée parce
que seule l’Assemblée nationale (parlement) est habilitée à autoriser
le président à recourir à de telles mesures.
Le président Mamadou Tandja avait dissout le parlement au lendemain
de la publication de l’avis de la Cour constitutionnelle sur le
caractère illégal de son projet de référendum, usant ainsi d’une
prérogative que lui confère la constitution du 9 août 1999.
Niamey - 28/06/2009 - Pana
Commentaires
Niger pas le Honduras
Je pense qu en Honduras la cour constitutionelle a envoyer arreter le president mais au Niger on est pas aussi discipliner
http://www.niger1.com
Niger pas le Honduras
Je pense qu en Honduras la cour constitutionelle a envoyer arreter le president mais au Niger on est pas aussi discipliner
http://www.niger1.com
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