25-06-09
Niger : le principal allié du président Tandja quitte le gouvernement
NIAMEY (AFP) — Le principal parti qui soutenait jusque-là le
président nigérien Mamadou Tandja a annoncé jeudi le retrait de ses
huit ministres présents au gouvernement pour protester contre le projet
de nouvelle Constitution de M. Tandja qui souhaite se maintenir au
pouvoir.
La Convention démocratique et sociale (CDS) a indiqué
dans un communiqué avoir annoncé au Premier ministre cette décision
"motivée par la divergence d'appréciation entre notre formation et le
gouvernement relativement à la question du référendum constitutionnel".
L'appui
décisif de la CDS, dirigée par le président du Parlement dissous,
Mahamane Ousmane, avait permis l'élection du président Tandja en 1999
et 2004.
M. Tandja, 71 ans, avait annoncé début mai
l'organisation d'un référendum portant sur une nouvelle Constitution
qui lui permettrait de rester au pouvoir au-delà des deux mandats
actuellement autorisés. Mais, saisie par des partis d'opposition, des
ONG et des syndicats, la Cour constitutionnelle aavait annulé le 12
juin l'organisation d'un tel référendum.
25/06/09 - Copyright © 2009 AFP
Niger-Référendum: Tandja s'accroche
Le président Mamadou Tandja a demandé à la Cour constitutionnelle du
Niger de revenir sur sa décision d'annuler un décret présidentiel qui
invite la population à se prononcer par référendum sur une nouvelle
constitution prolongeant son mandat. "La Cour doit revenir sur sa décision et laisser la procédure suivre son cours, mais également en tirer toutes les conséquences",
a déclaré mercredi soir le porte-parole du gouvernement, Mohamed Ben
Omar. Le chef de l'Etat, qui est âgé de 71 ans, achève le 22 décembre
un second mandat de cinq ans, sans possibilité de briguer sa propre
succession, au terme de la constitution de la Ve République, qui est de
type semi-présidentiel.
JDD.fr International 25/06/2009 - 14:02
L'opposition à Tandja se renforce
L'annonce en fin de semaine dernière
d'élections législatives anticipées le 20 août prochain, ne semble pas
avoir rassuré tous ceux qui sont contre le référendum constitutionnel,
pourtant retoqué par la cour qui joue le rôle de gardien de la
Constitution. La CDS (la Convention démocratique et sociale) de
Mahamane Ousmane a tenu, mardi 23 juin, une réunion à Niamey avec une
demi-douzaine de partis, dont l'UDR, l'Union pour la Démocratie et la
République et le PDP, le Parti démocratique des peuples. Objectif :
obliger le président Mamadou Tandja à passer le témoin à la fin de son
second mandat.
Jusque-là opposée timidement au projet de
référendum constitutionnel voulu par le président Mamadou Tandja, la
Convention démocratique et sociale (CDS) vient de se décider à exprimer
publiquement son désaccord, tout en gardant une position ambiguë quant
à son partenariat avec la majorité du Mouvement national pour la
société de développement (MNSD).
Selon un de ses responsables, la
Convention démocratique et sociale n’a pas de griefs contre le parti du
chef de l’Etat nigérien. Elle ne renie rien de la politique menée
pendant 10 ans, mais elle veut s’opposer catégoriquement à tout
« tripatouillage » de la Constitution, n’ayant d’autre objectif que de
permettre à Mamadou Tandja de rester au pouvoir au-delà du mois de
décembre prochain, le terme de son deuxième et dernier mandat.
Pour
montrer sa détermination à l’amener à respecter la loi fondamentale et
les décisions de la Cour constitutionnelle, la CDS
devait officialiser jeudi 24 juin, la création, avec plus ou moins
cinq partis, d'une nouvelle coalition, le MDD, le Mouvement pour le
défense de le démocratie. Comme le Front de défense de la démocratie
(FDD), la première coalition qui s’est constituée, le MDD veut
contraindre Mamadou Tandja à respecter l'arrêt de la Cour
constitutionnelle qui a annulé le décret sur l'organisation du
référendum.
par RFI - Article publié le 25/06/2009

