04-07-09
envers et contre tout...
Niger - Tandja confirme le référendum constitutionnel le 4 août
NIAMEY, 4 juillet (Reuters) - Le président du Niger, Mamadou
Tandja, a confirmé vendredi la tenue le 4 août prochain d'un
référendum sur son projet de révision constitutionnelle qui lui
permettrait de se maintenir au pouvoir.
Agé de 71 ans, Tandja, qui dirige le Niger depuis 1999,
achève en décembre prochain son second et dernier mandat, la Loi
fondamentale actuellement en vigueur l'empêchant de briguer un
troisième mandat.
"Aux termes d'une décision du président de la république, le
corps électoral est convoqué le mardi 4 août 2009 à l'effet de
procéder par voie référendaire à l'adoption du projet de
constitution de la Sixième République", a annoncé le
gouvernement dans un communiqué diffusé à la télévision d'Etat.
Depuis son annonce, le 8 mai, le projet de référendum se
heurte à des réactions d'hostilité.
Les sept magistrats de la Cour constitutionnelle, qui
avaient rendu le 12 juin un avis négatif, ont été limogés par le
président et le Parlement, seule institution à même de
poursuivre le chef d'Etat pour haute trahison, dissous.
Tandja, qui s'est arrogé les pleins pouvoirs le 26 juin
dernier, justifie la réforme institutionnelle par la nécessité
de répondre à l'appel de la population qui, dit-il, attend de
lui qu'il mène à bien les grands chantiers en cours.
Il cite notamment le site d'extraction d'uranium
d'Imouraren, confié au groupe nucléaire français Areva, et un
projet de raffinerie de pétrole avec la Chine.
Un accord pour un gazoduc entre le Nigeria, l’Algérie et le Niger
Le Niger, le Nigeria et l’Algérie ont signé un accord concernant la
construction d’un gazoduc trans-saharien pour un montant estimé à 10
milliards de dollars, mentionne Tout sur l’Algérie.
D’après le document, le futur gazoduc partira du Delta du Niger et
parcourera plus de 4000 kilomètres à travers le Niger et l’Algérie pour
alimenter l’Europe en gaz.
(Vendredi 3 Juillet - 23:10)
Kouchner annonce la reforme de la politique étrangère de la France
(...)
Après Gabon, le ministre des affaires étrangères et européennes de la
France a abordé le cas du Niger. «Au Niger, vous savez que le Président
Tandja se heurte à l’opposition, une chose que Kouchner trouve normal».
Il a indiqué : «nous ne partageons pas ce sentiment du Président Tandja
et nous pensons que tout doit être fait dans l’ordre constitutionnel».
Il a « dissout l’autorité constitutionnelle et exprime un désir de se
représenter. Là constitutionnellement, il n’a pas le droit selon sa
propre Constitution (…). Nous savons les difficultés que rencontre le
pays».
De l’avis de Kouchner, «cela n’empêche
pas le respect de l’ordre constitutionnel. C’est notre seule prise de
position : la légalité nigérienne».
(...)
Lire l'intégralité de l'article
03-07-09
Niger: le groupe radio-TV Dounia repend ses programmes, RSF se dit "soulagé"
Le groupe de radio et télévision Dounia a repris vendredi ses programmes
après que la justice eut annulé la décision des autorités suspendant
ses émissions et Reporters sans frontières (RSF) a exprimé "son
soulagement", a constaté l'AFP.
Un tribunal de Niamey a
ordonné jeudi la réouverture de ce médias dont la "suspension jusqu'à
nouvel ordre", a été ordonné le 29 juin par le Conseil supérieur de la
Communication (CSC) pour avoir diffusé une déclaration de l'opposition
qualifiant de "coup d'Etat" la décision de M. Tandja de s'arroger des
"pouvoirs exceptionnels" pour gouverner par ordonnances et décrets.
Dounia a dans la foulée assigné en justice
Daouda Diallo, le président du CSC, un proche du président Mamadou
Tandja, qui avait a signé la décision de suspension.
"La
juridiction a constaté que la décision a uniquement été prise par le
président du CSC ", a indiqué Marc Lebihan, l'avocat de Dounia.
Six
des onze membres permanents du CSC s'étaient désolidarisés de la
décision frappant Dounia, expliquant qu'ils n'avaient pas été consultés.
Dans
un communiqué reçu à l'AFP, Reporters sans frontières exprime "son
soulagement" après la décision de justice autorisant à nouveau Dounia.
"Cette
décision est rassurante car elle signifie que l'arbitraire des plus
hautes autorités de l'Etat se heurte encore à des contre-pouvoirs", a
déclaré l'organisation dans un communiqué.
Depuis sa création en 2007, Dounia est dans le collimateur des autorités.
En
août 2008, toutes ses émissions avaient été suspendues pour un mois par
le CSC, au motif de "non respect du cahier des charges".
Mardi dernier, la Cour Suprême nigérienne a annulé cette décision du CSC.
Le président Tandja nomme une nouvelle Cour constitutionnelle
Niger: une nouvelle Cour constitutionnelle
Niger: le président Tandja nomme une nouvelle Cour constitutionnelle
NIAMEY (AFP) — Le président du Niger a nommé mercredi soir de
nouveaux membres de la Cour constitutionnelle en remplacement de
l'ancienne cour qu'il a dissoute.
Présidée par Boubé Oumarou,
ancien ministre de la Justice et de la Cour suprême, la nouvelle Cour
est nommée en vertu de "pouvoirs exceptionnels" que s'est arrogés il y
a quelques le président.
La nouvelle Cour est composée de 7
membres dont quatre magistrats, un avocat, une ancienne ministre et un
professeur d'université.
Lundi dernier, M. Tandja Tandja avait
dissous la Cour constitutionnelle qui s'était opposée par trois fois à
son projet de référendum en vue de modifier la constitution pour
pouvoir rester au pouvoir après la fin de son second et dernier
quinquennat.
Fin mai, le président a dissous le Parlement qui était également opposé à son projet de référendum.
Le
secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "profondément
préoccupé" par les événements du Niger, appelant à la retenue et au
dialogue pour résoudre la crise politique dans ce pays d'Afrique de
l'Ouest, a déclaré jeudi sa porte-parole.
M. Ban, actuellement en
escale à Singapour avant une visite en Birmanie, "est profondément
préoccupé par la crise politique et constitutionnelle en cours au Niger
qui menace de déstabiliser le pays", a déclaré Michèle Montas.
Le
chef de l'ONU s'inquiète des récentes décisions du gouvernement du
Niger "qui rendent extrêmement difficiles pour les institutions
démocratiques et la Cour constitutionnelle du pays de jouer leur rôle
de garants de l'Etat de droit", a-t-elle dit.
M. Ban appelle "à la retenue et au dialogue politique pour résoudre la crise", a ajouté la porte-parole.
3 JUILLET 2009 - Copyright © 2009 AFP.
ONU - LE SG TRÈS INQUIET PAR LA CRISE POLITIQUE QUI MENACE DE SAPER LES PROGRÈS DE LA GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE AU NIGER
La déclaration suivante a été communiquée aujourd´hui, par la Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:
Le Secrétaire général
est profondément préoccupé par la crise politique et constitutionnelle
qui perdure au Niger et qui menace de déstabiliser le pays et de
remettre en cause les avancées enregistrées ces dernières années dans
le domaine de la consolidation de la gouvernance démocratique et de
l’état de droit. Le Secrétaire général regrette les récentes décisions
du Gouvernement nigérien qui rendent extrêmement difficile la tâche qui
incombe aux institutions démocratiques du pays et à la Cour
constitutionnelle de remplir leur rôle de garants de l’état de droit.
Le Secrétaire général appelle à la retenue et au dialogue politique
pour résoudre la crise actuelle.
Le Secrétaire général
offre ses bons offices et est disposé à travailler avec les partenaires
régionaux, en particulier l’Union africaine et la Communauté économique
des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), afin de trouver une
solution à cette crise politique.
NIGER: Avis mitigés face à la controverse sur la Constitution
Niger : Une situation dangereuse pour la démocratie
Tandja a la folie des grandeurs
Malgré ses promesses de ne pas toucher à la Constitution, le président nigérien a décidé de dissoudre la Cour constitutionnelle. Désireux de rester en place, il est prêt à tout pour arriver à ses fins.
Depuis un certain temps, Mamadou Tandja pense que sans lui le Niger ne
peut avancer. Et pourtant, dans un an, cela fera dix ans qu’il exerce
le pouvoir. N’est-ce pas suffisant pour passer le témoin à une autre
personne ? Pour Tandja, il n’en est pas question. Il voulait opérer un
passage en force pour gérer le pays en maître absolu. Son mandat tirant
à sa fin, il voulait passer par un référendum pour réaliser son rêve.
Mais cela n’a pas marché comme il l’aurait souhaité, les textes étant
les textes. Le climat s’est donc dégradé de plus en plus.
Le 26 mai, Tandja a tapé fort sur la table et dissous le
Parlement, tandis que le principal parti qui le soutenait, la
Convention démocratique et sociale (CDS), a claqué la porte du
gouvernement. Comme si cela ne suffisait pas, le président nigérien
vient de franchir le Rubicon en procédant à la dissolution de la Cour
constitutionnelle. Une mesure qui a été annoncée le 29 juin par La Voix
du Sahel, la radio officielle. Décidément, ce Tandja s’obstine à tout
contrôler lui-même. Pour atteindre son objectif, il a même signé deux
décrets suspendant les articles 104 et 105 de la Constitution. Ces deux
décrets ont trait à la nomination des sept membres de la Cour, et
surtout à leur inamovibilité durant leur mandat, de six ans. Tandja a
également abrogé trois décrets remontant à 2004, 2006 et 2008, qui
concernaient les nominations des membres de la Cour. Il veut ainsi
montrer qu’il est le seul à gouverner ce pays et que les dispositions
de la Loi fondamentale qui limitent le mandat présidentiel ne sont rien
à ses yeux. C’est en décembre 2009 que le président à 71 ans, devrait
quitter le pouvoir, mais il estime qu’il n’a pas totalement “achevé ses
chantiers”.
Cet homme, qui est en train de braver son peuple, a perdu tout
sens de la démocratie, et là on se rend compte qu’il n’est pas mieux
que Baré Maïnassara, l’ancien président, lâchement assassiné le 9 avril
1999. En politique, le destin d’un chef d’Etat dépend de son
comportement. Tandja, qui ne quitte jamais ses bazins brodés, le
sait-il ? Aujourd’hui, il s’arroge des “pouvoirs exceptionnels” pour
gouverner par décrets et ordonnances. Face au pouvoir personnel qu’il
est en train d’instaurer, les défenseurs de l’Etat de droit et de la
démocratie veulent user de tous les moyens pour que ce despote revienne
à la raison. Mais est-ce suffisant pour l’empêcher de dormir dans son
palais ? Et les forces armées dans tout ça ? Dans un récent communiqué,
elles ont réaffirmé leur caractère républicain et leur entière
disponibilité à assurer leur devoir de préservation de l’intégrité du
territoire, de protection des personnes et des biens, et de sauvegarde
des institutions de la République. En outre, elles n’entendent
nullement servir des intérêts partisans et demandent aux différents
acteurs de les exclure une fois pour toutes du jeu politique. Mais que
faisaient-elles quand Maïnassara a été pris dans un guet-apens le jour
de sa mort, à l’aéroport ? L’imbroglio nigérien peut nous réserver des
surprises, parce que les risque-tout, ça existe aussi dans une armée.
02.07.2009 | Justin Daboné | L'Observateur Paalga
La situation politique au Niger préoccupe l'UE
L'Union européenne s'est déclarée mercredi, "préoccupée" par
l'évolution de la situation politique au Niger, après la décision du
président Mamadou Tandja de limoger les 7 juges de la Cour
constitutionnelle, une instance désormais privée de ses prérogatives de
contrôle de la régularité et de la transparence des referendums et
élections politiques.
Pour l'Union européenne, les décisions prises par le président
Tandja remettent gravement en question les éléments essentiels de
l'Accord de Cotonou, ce qui pourrait avoir des conséquences directes
sur la coopération avec ce pays.
Dans un communiqué remis à la
presse à Bruxelles, l'Union européenne souligne que les institutions
républicaines et la Cour constitutionnelle doivent pouvoir jouer leur
rôle de garant des règles et que leurs arrêts soient respectés à la
lettre par tout le monde.
NIGER : Jusqu’où ira la neutralité de l’armée ?
AFRIK.COM
Areva, Nicolas Sarkozy et la crise au Niger : "Je ne crois pas au hasard du calendrier"
Le président nigérien, Mamadou Tandja, a dissous, le 29
juin, la Cour constitutionnelle, qui l'empêchait de briguer un troisième mandat à la tête du
pays. Une mesure "mollement" condamnée par la France. Or, il y a
deux mois Areva, le géant français du nucléaire, obtenait la signature d'un
énorme contrat portant sur l'extraction d'uranium. Une coïncidence de calendrier ?
Mamadou Tandja doit céder son fauteuil à la fin de 2009, au terme de son deuxième quiquennat. Le chef de l'Etat nigérien prépare donc un référendum constitutionnel qui lui permettrait de se présenter une nouvelle fois à la présidence. Fermement décidé à mener à bien son projet, il a dissous le Parlement, le 26 mai, parce que celui-ci s'y opposait. Il a également dissous la Cour constitutionnelle, qui l'empêchait d'organiser un référendum sur le sujet, et s'est finalement octroyé, vendredi dernier, des "pouvoirs exceptionnels" pour gouverner par décrets et ordonnances.
Actualisation (vendredi 3 juillet 2009, 11h heure de Paris): Areva répond au commentaire de notre Observateur. Lire leur réaction plus bas.
Danyel Dubreuil est militant de l'association Survie et spécialiste de la politique d'Areva au Niger.
Journée « pays mort » peu suivie
L’opposition nigérienne a lancé, ce mercredi, une opération « Journée pays mort » qui n’a pas eu un grand succès, du moins dans la capitale Niamey, où la plupart des commerces étaient ouverts. Il s’agissait d’une action de protestation contre la politique du président Mamadou Tandja qui s'est octroyé les pleins pouvoirs et a dissous la Cour constitutionnelle qui s’est opposée à son projet de référendum le 4 août pour modifier la constitution et pouvoir briguer un troisième mandat. La communauté internationale, dont la France, a commencé à exprimer des critiques face aux agissements du chef d’Etat nigérien, au pouvoir depuis dix ans.
Le « coup d’Etat » du président du Niger
Pour s’assurer un troisième mandat, Mamadou Tandja, chef d’Etat nigérien depuis 1999, s’est arrogé des «pouvoirs exceptionnels» afin d’organiser un référendum illégal pour modifier la Constitution. L’Union africaine craint des «dérapages».
Daphné Mongibeaux - Parismatch.com
Crise au Niger: "très forte inquiétude" d'Abdou Diouf
Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la
Francophonie (OIF), l'ancien président sénégalais Abdou Diouf, a
exprimé mercredi sa "très forte inquiétude" sur l'évolution de la
situation au Niger où le président Mamadou Tandja veut se maintenir au
pouvoir.
Selon M. Diouf, "la démarche suivie aux
fins d'une révision de la Constitution par référendum, et ce en dépit
des mises en garde émises par un grand nombre d'acteurs, en particulier
par la Cour constitutionnelle du Niger, au fonctionnement de laquelle
il vient d'être gravement porté atteinte, a créé les conditions d'une
crise avérée".
Evoquant des "menaces qui pèsent sur
la paix et la stabilité" au Niger, pays membre de l'OIF, Abdou Diouf
appelle à "un retour au strict respect des principes de la démocratie
et des règles de l'Etat de droit, ainsi qu'au fonctionnement régulier
de toutes les institutions".
Décidé à rester au
pouvoir après 10 ans à la tête du pays, Mamadou Tandja a dissous le
parlement, puis la Cour constitutionnelle qui s'opposait à son projet
de référendum pour modifier à son profit la constitution et ainsi
briguer fin 2009 un troisième mandat.
Il s'est également arrogé des "pouvoirs exceptionnels" qui lui permettent de gouverner seul par décrets et ordonnances.
La
France, ancienne puissance coloniale, ainsi que l'Union européenne ont
fermement condamné mardi les dernières décisions du président nigérien.
Mercredi l'opposition a lancé une journée "pays mort" au moment où s'ouvre en Libye un sommet de l'Union africaine.
© 2009 AFP












